Mont Royal (parc du)

Un article de la Mémoire du Québec (2020).

  • Parc du mont Royal -


Superficie du parc - 200,33 hectares, soit 14 % du territoire naturel de la montagne.

  • Flore - les arbres qui forment la forêt climacique sont les érables à sucre, les érables argenté, les érables rouge, les érables de Pennsylvanie, les noyers, les charmes, les ostryers, les frênes, les caryers, les chênes (au sommet), les bouleaux (dans l'escarpement); on trouve également des résineux plantés en 1955 ; les arbustes les plus répandus sont le chèvrefeuille du Canada, les ronces, les framboisiers sauvages, les cerisiers sauvages et les viornes ; les fleurs qu'on trouve dans le sous-bois sont les sanguinaires, le trille blanc, le trille jaune et l'érythrone.


  • Faune - 150 espèces d'oiseaux dont la mésange, le geai bleu, le cardinal, le merle bleu, le colvert (dans les endroits marécageux), les petits nytales, le durbec des sapins, le troglodyte, le passerin indigo et le petit duc maculé ; les mammifères qui y vivent sont l'écureuil gris, le tamia rayé, la musaraigne, le raton laveur la marmotte et la moufette.



  • Éphémérides -


1535
Jacques Cartier nomme Royal le mont qui domine l'île qu'il vient de visiter piur la première fois.
1643
(6 janvier) Paul de Chomedey de Maisonneuve plante une croix sur le mont Royal pour remercier Dieu d'avoir épargné Ville-Marie des inondations.
1676
Construction d'un fort en bois sur le flanc sud de la montagne par les sulpiciens, les seigneurs de Montréal.
1686
Les sulpiciens construisent un fort en pierre sur l'emplacement du premier dans le but d'évangéliser et d'éduquer les Amérindiens.
1811
Construction de la maison de James Monk sur l'extrémité ouest de la montagne.
1843
Inauguration du McGill College construit sur le flanc sud de la montagne selon des plans de l'architecte John Ostell.
1847
Cession par les propriétaires d'une cinquantaine d'acres pour l'aménagement d'un cimetière protestant sur le flanc nord de la montagne.
1848
Construction de la villa Terra Nova, construite pour John Molson fils sur le flanc nord-ouest de la montagne, à côté de l'Oratoire Saint-Joseph (plans de George Browne).
1850
Des fermiers cèdent une cinquantaine d'acres aux autorités protestantes de Montréal pour l'aménagement du cimetière Mont-Royal pour non catholiques sur la pente nord-est du mont Royal aménagé selon un plan de l'arpenteur et ingénieur britannique, J.C. Sidney ; espace paysager tout en sinuosité, aux contours irréguliers, d'allure presque sauvage; on ne peut percevoir qu'un fragment de paysage à la fois ; on y plante plus tard des arbres exotiques tels des Ginkgos et des Métaséquoias importés de Chine. Voir Montréal (ancienne municipalité). Cimetières.
1853
Achat au prix de 3 000 livres sterling par la fabrique de Notre-Dame d'une terre située sur le flanc ouest du mont Royal et appartenant à Pierre Beaubien.
1854
Aménagement du cimetière Notre-Dame-des-Neiges. Voir Montréal (ancienne municipalité). Cimetières.
1855-1856
Construction du couvent Villa-Maria selon des plans de l'architecte Victor Bourgeau, sur l'ancienne propriété de James Monk sur l'extrémité ouest de la montagne (angle Côte-Saint-Luc et Décarie).
1855-1857
Construction du Grand séminaire par les sulpiciens selon des plans de l'architecte John Ostell.
1856
Creusage d'un réservoir à l'angle de l'avenue des Pins et Cedar; ce réservoir porte le nom de McTavish.
1858
Hosea Bonen Smith fait construire sa maison de 3 étages(aujourd'hui utilisée comme centre de la nature et de la chasse) et fait aménager un chemin jusqu'à celui de la Côte-des-Neiges.
Vers 1860
J. Lamothe, le propriétaire d'une terre qui se trouvait dans l'axe de la rue Peel, effectue une coupe à blanc pour faire du bois de chauffage et suscite les protestations des contribuables.
1861
Ouverture du nouvel Hôtel-Dieu de Montréal construit sur le versant est de la montagne (angle Saint-Urbain et des Pins) selon des plans de l'architecte Victor Bourgeau.
Construction du Ravenscrag, résidence de Hugh Allan construite selon des plans (Renaissance italienne) de l'architecte Victor Roy au sommet de la rue Peel (aujourd'hui utilisée comme aile psychiatrique du Royal Victoria Hospital).
1863
Le conseiller municipal A.A. Stevenson propose de transformer la montagne en parc public.
1867
Ouverture du couvent des Soeurs de l'Immaculée-Conception.
1868-1871 Construction par les sulpiciens du Collège de Montréal selon des plans de l'architecte Henri-Maurice Perrault.
1869
Le gouvernement provincial autorise la ville de Montréal à dépenser 350 000 $ pour exproprier les terres lui permettant d'aménager un parc sur le mont Royal.
1869-1870
Construction d'une deuxième aile au couvent Villa-Maria selon des plans (Second Empire) de l'architecte Maurice Perrault.
1869-1875
Pour en faire un parc public, la ville dépense un million $ pour acquérir les terrains de gré à gré ou par expropriation de 16 différents propriétaires dont Hosea Bonen Smith, John Redpath, P.-E. Picault, J. Lamothe, Hugh Allen, Hugh Taylor, John Frothingham, Benjamin Hall, Stanley Bagg et l'Hôtel-Dieu de Montréal pour en faire un parc public ; elle confie la conception de ce parc à l'architecte paysagiste américain Frederick Law Olmsted.
1875
Un funiculaire est installé par Xavier Lefebvre à l'endroit où est aujourd'hui installée la Centrale d'alarme du Service d'incendie de Montréal sur le côté sud de la montagne.
1876
(24 mai 1876) Inauguration officielle du parc ; seul le chemin d'accès au sommet est alors déjà construit et se nomme le chemin Olmstead.
1885, S'éloignant de la vision proposée par l'architecte Frederic Law Olmstead, la ville autorise l'aménagement d'un chemin de fer privé qui voyagera les piétons vers le haut de la montagne à partir de ce qui est aujourd'hui l'intersection de l'avenue du Parc et de l'avenue Duluth ; les tarifs étaient alors de 5 sous pour un adulte et de trois sous pour un enfant.
1888, Les catholiques proposent l'érection d'une statue de la Sainte-Vierge à l'endroit où la croix du mont royal sera plus tard érigée.
1895, Me Joseph-Roch Mainville, un avocat propose de transporter les passagers par un train aérien qui partirait de l'île Sainte-Hélène et se rendrait jusqu'au sommet de la montagne.
1908, La ligue d'amélioration de la cité recommande l'expropriation d'un côté de l'avenue Duluth pour aménager une voie très large et plantée d'arbres qui réunirait le parc du mont Royal à l'ouest au parc Lafontaine à l'est, ce qui intègrerait la montagne à la ville sous l'appellation de boulevard de la Confédération.
1918, À court d'argent, les propriétaires du funiculaire en cessent l'exploitation.
1924, Mise en service d'un tramway électrique partant de l'intersection du chemin de la Côte-de-Neiges et du chemin Remembrance et se rendant au sommet.
Commencement de la construction de l'Oratoire Saint-Joseph (rue Queen Mary).
Installation par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal d'une croix en acier illuminée haute de 30 m.
1930, Mise en service d'un tramway qui part de l'avenue du Parc et se rend au sommet. De 1930 à 1957, ce tramway a transporté 6 millions de passagers. Pendant la crise économique qui sévit alors, la Ville construit le chalet de la Montagne comme contribution à l'effort collectif pour aider les chômeurs de Montréal.
1934, Le docteur Gaston Demers propose de construire un casino sur une montagne qui ne produit rien et qui ne sert que pour des picnics et des promenades à pied sur ses sentiers.
1938, Des travailleurs s'affairent à creuser un lac qui portera le nom de lac des castors ou Beaver Lake pace selon une légende, le lac aurait été ainsi nommé parce que les travailleurs avaient trouvé des indices de l'existence de l'existence passée d'un barrage érigé par des castors.
Vers 1940, l'architecte L. J. T. Décary propose le percement d'une ligne de métro entre ce qui est aujourd'hui le square Dorchester et le mont Royal ; des ascenceurs transporteraient les visiteurs sur la montagne.
1948 Le maire Camillien Houde aimerait construire sur la montagne un amphithéâtre semblable au Hollywood Bowl.
1949 L'astronome Roger Brodeur propose la construction d'un complexe qui comprendrait un planétarium de 4 000 sièges, une salle de concert et un musée.
Au cours des années 1950, les tramways disparaissent des rue de Montréal et les automobiles sont tolérées sur la montagne, mais Montréal résiste à un plan de l'architecte qui aurait créé un réseau de routes et la circulation d'automobiles pour se rendre aux théâtres, musée et étables entre autres.
1958 Ouverture du chalet du lac des castors qui remplace une structure temporaire qui servait d'abri et de cantine.
1959 Une rumeur veut que des propoteurs ont l'intention de construire 16 tours de résidences sur une partie de la montagne appartenant au Mon Royal Cemetery. Les citoyens protestent. Un comité de planification pour le mont Royal est formé par des citoyens vigilants amis de la montagne. La ville achète les propriétés et intègre les terrains au parc.
1987 Sous le mandat de Jean Doré à la mairie de Montréal, la montagne est déclarée site historique afin d'en protéger le caractère.
2005 Le gouvernement du Québec déclare la montagne un site historique et naturel protégé.
2008 La ville reconduit le bail pour la tour e 112 mètres de Radio-Canada
2018 L'administration de la ville dirigée par la maire Valérie Plante bloque la circulation des automobiles qui traversent d'est en ouest et vice versa pour la durée de l'été mais avec l'intention de rendre éventuellement cette mesure permanente.
2019 La ville ralentit la circulation en installant des poteaux de plastic, aménageant des dos-d'âne et installant des bacs à fleurs ; de plus, des feux de circulation dirigent la circulation en sens uniques alternatifs sur une courte distance.

  • Crédits :


Entre autres : The Gazette, 3 août 2019, page A8)

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