Mont-Orford (parc national du)

Un article de la Mémoire du Québec (2020).

  • Accès par Magog et par Orford.


  • Superficie - 58,3 km2.
  • Altitude - 850 m.


  • Éphémérides -


1837 Fred Weiss, un officier britannique qui arpentait le tracé d'une route entre Sherbrooke et Montréal déclare que le mont Orford s'élève à 2 145 pieds au-dessus de Sherbrooke et baptise la pointe du mont sur laquelle il se trouve Queen Victoria Head.
1938 (Avril) Adoption de la Loi créant un parc public et de délassement sous le nom de Parc national du Mont-Orford ; le Gouvernement du Québec devient propriétaire du mont Orford après que des citoyens dirigés par le docteur Austin Bowen et Louis-Arthur Giroux eurent amassés 24 349 $ pour acquérir la montagne et la protéger contre l'appétit des promoteurs immobiliers.
1939 La loi de 1938 est amendée pour permettre la location de certaines zones du parc à des fins d'infrastructures récréatives et sportives comme le ski et le golf ; on construit des routes d'accès, on aménage le terrain de golf et un centre de ski.
2000 Négociations entre le Gouvernement du Québec et la compagnie Mont-Orford inc. sur la gestion des infrastructures du centre de ski et du terrain de golf.
2002 (Décembre) Audiences publiques de la Société de la faune et des parcs qui incite le Gouvernement à demander à Mont-Orford inc. à revoir son plan de mise en valeur.
2003 (Avril) Les Amis du parc du Mont-Orford obtiennent une déclaration du chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, à l'effet que tout projet immobilier qui pourrait se développer sur le territoire du parc national, reçoive «une large approbation sociale». (Septembre) Le Conseil général du Parti libéral du Québec adopte une résolution qui demande au Gouvernement de Jean Charest de modifier la Loi sur les parcs «afin qu'elle interdise clairement et sans ambiguité toute possibilité d'abolir un parc, de le réduire et d'échanger des terrains faisant partie d'un parc, et ce à perpétuité, pour le bénéfice des générations actuelles et futures».
2004 (Décembre) Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement enquête sur les répercussions d'un échange de terrains sur la biodiversité et l'intégrité écologique du territoire.
2005 (Mars) Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement conclut que «l'échange de terrains et la construction d'unités d'hébergement.. «porteraient atteinte à l'intégrité écologique du parc national».
2006 (27 février) Le ministre Thomas Mulcair est remplacé comme ministre de l'Environnement et du Développement durable par Claude Béchard. (6 mars) Le ministre Béchard annonce qu'il souhaite soustraire la montagne et le terrain du club de golf et une autre partie du parc national afin de laisser place à un vaste ensemble résidentiel. (10 mars) Le maire de la municipalité du canton de Orford, Pierre Rodier, tente de bloquer la privatisation de la montagne. (26 mars) Quelques milliers de personnes manifestent leur désaccord avec le projet du Gouvernement. (30 mars) Thomas Mulcair, l'ex-ministre de l'Environnement soutient qu'il n'a jamais accepté le plan de privatisation du parc du Mont-Orford. (7 avril) Quinze professeurs de biologie et chercheurs universitaires en environnement désapprouvent le plan du Gouvernement. (21 avril) Le ministre de l'Environnement du Québec, Claude Béchard, annonce qu'il ne reculera pas malgré l'opposition. (22 avril) Environ 12 000 personnes manifestent à Montréal contre le plan du Gouvernement. (25 avril) L'Institut québécois de la biodiversité soutient que le Gouvernement ne devrait pas vendre une partie du parc s'il croit réellement au développement durable. (3 mai) Un sondage CROP-La Presse indique que seulement 18 % de la population du Québec approuve le plan du Gouvernement. Le ministre Claude Béchard dépose le projet de loi intitulé Loi assurant l'agrandissement du parc du Mont-Orford ; cette loi prévoit la distraction et la vente aux enchères de 549 hectares du parc (dont 409 pour le centre de ski et 103 pour le golf), la vente de 85 hectares pouvant être aménagés en copropriété (de 700 à 800 appartements), la continuation de la protection de la partie du mont Orford appelée mont Alfred-DesRochers, la mise en place de servitudes de conservation, la confirmation du plan d'aménagement de 2004 adopté par l'ancien conseil municipal du canton de Orford défait aux élections de novembre 2005 et sa soustraction au règlement de zonage de cette municipalité, l'obligation pour l'acheteur d'investir un million $ par année pendant 5 ans pour la réhabilitation des milieux dégradés par l'aménagement du centre de ski. (31 octobre) Le locataire de la station de ski du mont Orford, André L'Espérance, avise ses 60 employés cols bleus syndiqués (mécaniciens etc) qu'ils sont en lock-out. (20 novembre) Constatant une diminution de 60 % de la vente des abonnements, André L'Espérance annonce que la station de ski ne rouvrira pas ses portes au cours de la saison 2006-2007 à cause d'un conflit de travail. (22 novembre) À la suite de son intervention, le ministre Claude Béchard annonce que le syndicat et monsieur L'Espérance se sont entendus et que la saison de ski sera sauvée.
2010 (24 mars) Le Gouvernement du Québec annonce une loi qui lui permettra d'offrir les installations de ski et de terrain de golf pour la somme de 1$ tout en conservant la propriété du sol ; si personne ne veut acquérir ces installations, le Gouvernement les démantèlera et ces espaces seront redonner à la nature comme le reste du parc. (2 octobre) Le Gouvernement du Québec rejette la seule offre qui a été faite par monsieur Dudermann qui possède des centres de ski au Québec et en Alberta qui lui a été faite et s'en remet à la MRC de Memphrémagog pour assurer l'avenir des sites ; le soumissionnaire n'a pas réussi à réunir 4 M $ de garantie d'investissement sur 5 ans ; la Société des établissements de plein air du Québec-SÉPAC assurera la gestion des sites jusqu'en 2011..

  • Attraits :


Centre d'arts Orford.
Centre de villégiature Jouvence.
Sentiers pédestres (120 km).

  • Sports - Golf ; un parcours de 18 trous. Plages publiques ; lac Fraser et lac Stukely. Ski alpin ; dénivellation : 589 m (55 pistes, 6 remontées). Ski nordique (50 km).


  • Repères géographiques - Sur le versant droit du bassin du Saint-Laurent. Région touristique de l'Estrie, à 150 km de Montréal. Carte 8.


Carte 8 sur Google Maps

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