Franklin (John)

Un article de la Mémoire du Québec (2021).

  • Navigateur (capitaine de vaisseau) et explorateur né vers 1785

Le 16 août 1845, John Franklin accompagnné par 128 marins et 5 officiers à bord de deux navires (HMS Erebus et HMS Terror) équipés d'hélices mues par des moteurs à vapeur) partent d'Anchorage, Alaska à la recherche du passage du Nord-Ouest qui serait une route navale beaucoup plus courte pour se rendre d'Europe en Asie.
En septembre 1846, les navires de Franklin sont immobilisés dans la glace près de la King William Island dans le territoire qui est aujourd'hui le Nunavut.
Le 11 juin 1847, Franklin et 23 de ses marins décèdent ; Franklin aurait été le premier de l'équipage à mourir. Les autres durent passer un troisième hiver en arctique.
En avril 1848, les équipages (104 survivants) décident de partir à pied pour se rendre au poste de la compagnie de la Baie d'Hudson situé sur le bord du Grand Lac des Esclaves à environ 1 400 km au sud-ouest de l'endroit où les navires sont pris dans les glaces ; aucun des membres d'équipages n'a été retrouvé ; on dit que dans l'arctique, un homme à pied ne peut faire plus que 8 miles (environ 13 km) en une journée.
Le 26 juillet 1848, un baleinier a aperçu les deux navires dans la baie de Melville au Groenland, dans le nord de la baie de Baffin ; depuis ce temps, on n'avait eu aucune nouvelle des navires de Franklin ; la maladie, le froid et la disette avaient eu raison de plusieurs membres de l'équipage.
En 1905, l'explorateur norvégien Roald Amundsen (16 juillet 1872 - 18 juin 1928) devient le premier à franchir le passage du Nord-Ouest
En 1992, Les épaves de 2 navires sont découvertes par une expédition soutenue par un consortium formé par des agences du Gouvernement du Canada, des Inuit, du Gouvernement du Nunavut et d'autres groupes privés.
Le 1er octobre 2014, The Gazette rapporte que l'une des deux épaves trouvées en 1992 est celle du HMS Erebus, le navire personnel de John Franklin.
Le 13 septembre 2016, The Gazette révèle que l'épave du navire HMS Terror a été localisée le 3 septembre 2016 au fond du détroit de Victoria. La découverte a été faite par une expédition commanditée par The Arctic Research Foundation.
Le 23 octobre 2017, Le Devoir rapporte que le Royaume-Uni va offrir au Canada les épaves des deux navires (HMS Erebus et HMS Terror) de l'expédition menée par Franklin dans l'Arctique canadien. Le Royaume-Uni conservera cependant «un petit échantillon d'objets» récupérés dans les vestiges des navires pour les exposer dans des musées du Royaume-Uni.
En août 2018, des plongeurs descendent dans les épaves et remontent des artefacts pour en faire une exposition dans un musée local en 2023.
Six personnes de la petite communauté inuite décèdent au cours d'une période de deux semaines : 4 dans un accident maritime et 2 dans un accident de moto-neige ; ce qui incite des Inuits supersticieux à croire que les épaves sont maudites et qu'elles n'auraient pas dû être dérangées. (The Gazette, 20 décembre 2018, page NP3).
En août 2019, des archéologues canadiens se rendent dans l'Arctique pour y tenter une autre fois de découvrir des secrets conservés dans les épaves du Erebus et du Terror ; selon Parcs Canada, l'expédition consistera à explorer et à déterrer les épaves ; ces travaux sont considérés comme les plus considérables et complexes entrepris dans l'histoire du Canada ; on utilisera un drone sous-marin et autres outils pour créer des images en trois dimensions des épaves ; on inspectera les mess des officiers et les derniers ponts des navires à la recherche d'artéfacts ; en vertu d'une entente, les artéfacts deviendront la propriété partagée du Canada et des Inuits (The Gazette, 17 août 2019, Cahier FP Montreal, page NP4,). Les chercheurs rapportent 355 artefacts à la surface ; en 2020, à cause de l'épidémie de coronavirus (COVID-19), l'accès aux épaves est suspendu, sauf aux gardiens inuits locaux qui surveillent le site. (The Gazette. 7 août 2020, page NP5)

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