Black (John)

Un article de la Mémoire du Québec (2020).

  • Homme d'affaires (construction de navires) né vers 1764 en Écosse.

Arrive à Québec vers 1786.
Député du Parti des bureaucrates-PB de Québec à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada-CABC (1796-1800).
Le 21 juillet 1797, à Québec, David McLane, un homme d'affaires de Providence (Rhode Island), est pendu ; Il avait été accusé d'avoir été un agent d'une organisation qui fomentait aux États-Unis la reprise du Canada par la France qui espérait l'aide de Thomas Jefferson dans son entreprise. Ayant raconté cette histoire à un certain Elmer Cushing propriétaire de l'American Coffee house à Montréal, ce dernier en fit part à Stephen Sewell qui la raconta à son frère Jonathan, le procureur général du Bas-Canada. William Barnard et John Black se présentèrent comme témoin. Black affirma que McLane lui avait dit qu'il voulait faire la promotion de la révolte au Canada et qu'il lui avait demandé de se joindre à lui. En reconnaissance pour services rendus, Black obtint une concession de 53 000 acres dans le canton de Dorset, Barnard reçut 40 200 acres dans le canton de Brompton alors que Cushing reçut 58 692 acres dans le canton de Shipton. McLane a été reconnu coupable de haute trahison par un jury composé de 12 Anglais et présidé par le juge William Osgoode ; McLane aurait fomenté la révolution chez les Canadiens français ; c'est Black qui l'a dénoncé aux autorités anglaises ; pour donner un exemple au peuple, le «corps du supplicié fut descendu au pied de l'échafaud ; le bourreau en trancha la tête, la prit par les cheveux et la montrant au peuple, cria : «Voilà la tête d'un traître !» Il ouvrit ensuite le cadavre, en arracha les entrailles, les brûla, et fit des incisions aux quatre membres, sans les séparer du tronc».
Décès après 1819 en Écosse.

  • Crédits -


Dictionnaire des parlementaires du Québec 1792-1992 (Les Presses de l'Université Laval à Québec, 1993)

Trouvé coupable de haute trahison par le juge William Osgoode, à Québec, le 7 juillet 1797, David McLane est condamné à la pendaison, à être éviscéré pendant qu'il est encore vivant, puis dépecé en quartier et, enfin, décapité.

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