Trabelsi (Belhassen)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Caïd tunisien.

Obtient le statut de résident permanent du Canada au cours des années 1990.
Beau-frère du président déchu de la Tunisie, Zine el-Abidine Ben Ali.
Le 20 janvier 2011, Belhassen Trabelsi, réputé parrain tunisien arrive au Canada avec sa famille à la suite de la déchéance de son beau-frère, le 14 janvier précédent.
Quatre jours après l'arrivée de Trabelsi au Canada, un virement de fonds de 1,389 118 $ en provenance de la banque libano-française est effectué vers le compte du bureau d'avocats Péloquin-Kattan ; cet argent était destiné à Belhassen Trabelsi ; puis, d'autres sommes d'argent ont été retirées des comptes de Trabelsi, puis déposées dans un compte en fidéicommis chez Péloquin Kattan ;
Le statut de résident permanent de Trabelsi est révoqué lorsque le Gouvernement s'est rendu compte que Trabelsi n'avait pas vécu au Canada pendant au moins 2 des 5 années précédentes ; Trabelsi conteste la décision du Gouvernement canadien. et demande le statut de réfugié.
Le 31 janvier 2011, après qu'un mandat d'arrestation eut été émis par Interpol, l'ambassadeur de la Tunisie au Canada demande au Gouvernement du Canada de prendre les mesures pour geler les avoirs du clan Ben Ali-Trabelsi au Canada évalués à entre 10 et 20 M $.
Le 23 mars 2011, une nouvelle loi oblige les institutions financières du pays à identifier les actifs liés aux dictateurs déchus et à les signaler à la Gendarmerie royale du Canada-GRC. Ce que Me Kattan n'a pas fait. Me Kattan soutient qu'il ne savait pas d'où provenait l'argent d'Herberto Rodrigez ; ces transactions sont interdites en vertu de la Loi sur le blocage des biens de dirigeants étrangers corrompus.
En mars 2011, Le Parlement du Canada adopte une loi en vertu de laquelle il pourra geler les actifs de personnes politiquement impliquée qui quittaient ou avaient quitté la Tunisie et l'Égypte lors du Printemps arabe. Suite à la demande du statut de réfugié présentée par Trabelsi, la Gendarmerie royale du Canada-GRC a découvert que ces transactions n'avaient pas été déclarées par Trabelsi ni par son avocat, malgré la demande expresse faite à celui-ci.
En septembre 2011, la Justice tunisienne a déclaré Trabelsi coupable par contumace et l'a condamné à 15 ans de prison.
Le 6 décembre 2011, la GRC, qui a obtenu un mandat de perquisition, fouille les bureaux de la firme d'avocats Péloquin Kattan. Me Donald Kattan admet qu'il avait agi comme intermédiaire pour les transferts et la conservation des fonds de Trabelsi au Canada. On croit que Trabelsi aurait déjà commencé à transférer son argent vers le Vénézuela.
Le 25 janvier 2012, Moncef Marzouki, le nouveau président de la Tunisie, réitère la demande de geler les avoirs de Trabelsi et de Ben Ali au Canada, de lui remettre l'argent volé et d'extrader Trabelsi en Tunisie pour qu'il y soit jugé.
En mai 2012, l'immeuble situé au 711 rue de la Commune est vendu par la Société d'habitation de Montréal à Élias Noujaim, un promoteur immobilier de l'Île-Bizard et associé canadien de Trabelsi comme secrétaire de la compagnie Gestion Tucan, principale entreprise canadienne de Trabelsi.
Cinq jours plus tard, l'immeuble est revendu à une société à numéro 7 842 902 Canada. Une filiale de la compagnie 7 842 902 Canada, Les Développements V.I.P. veut y construire un immeuble de 44 m de hauteur (12 étages alors que le règlement de zonage ne permet que 30 mètres de hauteur (9 étages). Le Conseil de l'arrondissement Ville-Marie propose d'amender le règlement de zonage pour permettre au promoteur de construire 12 étages ; à cause des manifestations des étudiants en grève, la ville prolonge d'une heure la journée d'enregistrement des oppositions ; 290 citoyens (68 de plus que nécessaire) signent un registre d'opposition et la ville doit alors ou amender son projet de règlement de zonage, ou tenir un référendum sur le sujet ; le promoteur intente une poursuite contre l'arrondissement pour avoir prolongé la journée d'une heure.
En avril 2012, Trabelsi qui doit comparaître devant la Commission de l'immigration et du statut de réfugié le 23 avril 2012 pour l'audition de son appel de la décision du gouvernement de lui retirer le statut de résident permanent, demande que sa comparution soit à huis-clos ; la Commission refuse d'accéder à cette demande.
Le 23 avril 2012, Trabelsi ne se présente pas devant la Commission de l'immigration et du statut de réfugié qui devait entendre son appel ; son avocat invoque qu'il craint d'être suivi jusqu'au domicile de sa famille s'il se présente devant la Commission.
Le 8 mai 2012, la Commission de l'Immigration et du statut de réfugié rejette sa demande de révision parce que lui et sa famille n'ont pas réussi à la convaincre qu'ils méritaient de demeurer au Canada pour des raisons humanitaires et ordonne sa déportation vers la Tunisie ; mais Trabelsi avait déjà déposé une demande d'asile dont il devra être disposée avant d'exécuter la décision d'expulsion prononcée par la Commission de l'Immigration et du statut de réfugié.
En janvie 2015, la Commission de l'immigration et du statut de réfugié souligne que Trabelsi a probablement commis des crimes non-politique sérieux, dont fraude et blanchiment d'argent.
Le 17 mars 2015, le quotidien La Presse rapporte que sa demande d'asile au Canada est rejetée par le tribunal de l'Immigration qui refuse d'ouvrir les portes du pays à un homme ayant participé aux crimes sérieux de l'ancien régime contre le peuple tunisien. (La Presse, 17 mars 2015, page A6)

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