Thériault dit Moïse (Roch)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Meurtrier né en 1947 à Rivière-du-Moulin (Chicoutimi). Se faisait appeler Moïse. Né d'une relation incestueuse entre son grand-père et sa fille, Pierrette Thériault âgée de 18 ou 19 ans. Fondateur d'une secte qui s'établit d'abord à Sainte-Marie (Beauce), puis à Saint-Jogues (Gaspésie sur le mont qu'il baptise Mont Éternel) et à Burnt River (Ontario). À une certaine époque, il aurait eu 8 femmes et 28 enfants qu'elles avaient conçus avec lui.

En 1982 il est condamné pour avoir laissé mourir un bébé et avoir castré l'un de ses disciples.
En 1984, il est libéré et va s'installer à Burnt River (Ontario) avec ses femmes et ses enfants.
En 1985 (6 décembre), la Société d'aide à l'enfance de l'Ontario et la police font une descente à la commune et récupèrent les 14 enfants qui y vivaient.
En 1986-1988, les femmes de Thériault donneront naissance à 9 autres enfants qui seront confiés à des familles d'accueil peu après leur naissance.
En 1987, ses tantes lui apprennent les circonstances de sa naissance.
En 1988 (28 septembre) Solange Boilard, 32 ans, l'une de ses femmes, décède des suites d'une opération que Thériault avait lui-même effectuée parce qu'elle se plaignait de maux de ventre ; alors qu'il était en état d'ébriété, il avait, sans anesthésie, utilisé un couteau pour retirer une partie de l'intestin de la femme ; la femme mourut après 24 heures d'agonie au bout de son sang et de ses souffrances.
En 1989 (6 octobre) Thériault est arrêté, puis il sera condamné à 12 ans de prison pour avoir amputé à froid avec un hachoir le bras droit de Gabrielle Lavallée, l'une de ses femmes.
Le 28 janvier 1993, il est condamné à la prison à perpétuité pour le meurtre non prémédité de Solange Boilard.
En 2002, Thériault demande une libération conditionnelle qui lui est refusé ; la Commission nationale des libérations conditionnelles trace le portrait suivant du criminel : personnalité narcissique bien ancrée, registre émotif relativement fermé, contrôle rigide des émotions, attitude de supériorité, potentiel de violence toujours présent, intelligence moyenne ; le risque de récidive violente identifié au début de son incarcération demeure toujours très élevé. Selon Gabrielle Lavallée, l'une de ses femmes, Thériault «était un diable. Son regard était doté d'un charisme qui nous foudroyait» réf. La Presse, 28 janvier 2012.
En prison, Thériault peint des tableaux qu'il vend sur des sites spécialisés dans les articles liés aux tueurs en série.
En 2009, une directive des Services correctionnels du Canada lui interdit de vendre des peintures produites en prison ou des articles autographiés. En janvier 2011, la Cour fédérale rejette sa requête présentée en novembre 2010 pour faire lever cette interdiction et ordonner de lui payer des dommages de 50 000 $.
Le 26 février 2011, vers 9 h, il est trouvé mort, la gorge tranchée, dans sa cellule du centre correctionnel de Dorchester (Nouveau-Brunswick) ; un codétenu admet l'avoir tué.
Matthew Gerrard MacDonald, 58 ans, de Port-au-Port, Terre-Neuve & Labrador, s'est reconnu coupable du meurtre non prémédité de Thériault, et est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé entre 10 et 25 ans de sa peine derrière les barreaux.

  • Filmographie -


Moïse, l'affaire Roch Thériault
(

  • Crédits -


Moïse : L'affaire Roch Thériault (en anglais Savage Messiah) film de Charles Binamé a pris l'affiche au Canada en avril 2002.
Les fils de Moïse. L'histoire de deux garçons élevés en enfer (Sylvain et François Thériault, 2 fils de Roch Thériault, Éditions La Semaine, 2009).
Gabrielle Lavallée, L'alliance de la brebis : Rescapée de la secte de Moïse, [éditions JCL [archive], coll. « Second Souffle (1993 réédité en 2009), 362 p. (ISBN 978-2-89431-417-3) [lire en ligne [archive] (page consultée le 25 février 2010)
Les survivants de l'Apocalypse (documentaire de Richard Boutet, Vent-d'est film)

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