Syndicalisme ; Construction ; représentativité

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Représentativité des ensembles syndicaux de l'industrie de la construction


1921
(Septembre) Congrès de fondation de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada-CTCC à Hull pour regrouper les syndicats catholiques formés à l'instigation des évêques du Québec et dont les membres oeuvrent dans les secteurs privé et public du Canada ; fondée essentiellement en réaction au syndicalisme international qui néglige les valeurs qui tiennent à coeur aux évêques québécois : l'appartenance nationale, la foi religieuse et la nécessité de changements sociaux fondamentaux ; son caractère confessionnel se traduit par l'épithète «catholiques», la présence d'un aumônier, l'adhésion à la doctrine sociale de l'Église et l'obligation d'être catholique pour obtenir les droits de membre actif. La ville de Québec compte 27 syndicats catholiques, celles de Montréal, 23, de Chicoutimi, 15, de Hull, 12 et de Trois-Rivières, 9.
1960
Le29 septembre 1960, déconfessionalisation de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada qui prend alors le nom de Confédération des syndicats nationaux-CSN et qui exclut de ses statuts toute référence à la doctrine sociale de l'Église.
1972
Le 22 mai 1972, fondation de la centrale des syndicats démocratiques-CSD*constituée de syndicats dissidents de la Confédération des syndicats nationaux-CSN; le comité exécutif fondateur est formé de Paul-Émilien Dalpé, vice-président de la CSN, Jean-Paul Hétu, directeur du Service d'éducation de la CSN, Réal Labelle président de la Fédération de la construction, Amédée Daigle, trésorier de la CSN et Jacques Dion, directeur de l'organisation syndicale de la CSN.

En 1973, les fonctionnaires du ministère déterminèrent la représentativité relative des syndicats de la construction en application des principes que la Loi 9 avait imposés ; la représentativité de chacun des syndicats a alors été établie comme suit :

Conseil provincial FTQ68,7 %
CSN-Construction24,7 %
CSD-Construction6,6 %




En 1979 Le Conseil provincial des métiers de la construction regroupant des filiales d'unions américaines de métier à l'exception de la Fraternité interprovinciale des ouvriers en électricité, la Fraternité des monteurs de lignes, la Fraternité des charpentiers et menuisiers, l'Union des opérateurs de machinerie lourde et l'Union des journaliers est expulsé de la FTQ pour non-paiement de cotisation.

En 1981, fondation de la FTQ-Construction à laquelle s'affilient plusieurs sections locales d'unions américaines ; le président fondateur est Jean Lavallée, président de la Fraternité inter-provinciale des ouvriers en électricité.

En juin 2009, le dévoilement du vote d'allégeance des travailleurs de la construction révèle les résultats suivants :

FTQ-Construction: 42,9 %
Conseil provincial (international) : 26,1 %
CSD-Construction : 14,1 %
CSN-Construction : 10,6 %
Syndicat québécois : 6,3 %




En juillet 2012, le dévoilement du vote d'allégeance des travailleurs de la construction révèle les résultats suivants :

FTQ-Construction: 43,85 %
Conseil provincial (international) : 24,4 %
CSD-Construction : 12,7 %
Syndicat québécois : 10,44 %
CSN-Construction : 8,55 %




En 2012, pour qu'une entente soit valide auprès de la ministre du Travail, Lise Thériault, elle devra avoir été conclue par au moins 3 des 5 entités syndicales et représenter au moins 50 % plus un des salariés couverts. La FTQ-Construction a porté plainte auprès du Bureau international du Travail au sujet de cette nécessité.
En 2013, 39.9 % de la main-d'oeuvre est syndiquée au Québec alors qu'aux États-Unis la proportion de syndiqués est de 12%, au Canada elle est de 31,5 % et en Grande-Bretagne elle est de 27 %.

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