Saint-Gabriel-de-Valcartier (municipalité)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Superficie - 441,17 km2.


  • Éphémérides -


1647 (11 avril) Concession d'une seigneurie (2 lieues de front sur 10 lieues de profondeur) par la Compagnie de la Nouvelle-France à Robert Giffard.
1667 (2 novembre) Cession de la seigneurie par Robert Giffard aux jésuites qui la nomment seigneurie de Saint-Gabriel (51).
1773 La seigneurie est saisie par la Couronne comme tous les biens des jésuites au Canada.
1791 La seigneurie appartient à la couronne.
1800 Les biens des jésuites étant saisis, la seigneurie de Saint-Gabriel (51) tombe aux mains de la Couronne qui en confie l'administration aux commissaires de ces biens.
1816 Concession de terrains de la seigneurie de Saint-Gabriel (51) par les commissaires des biens des jésuites à John Nielson et à ses amis Andrew Stewart et Louis Moquin, avocats de Québec.
1832 Nomination du premier curé résidant et ouverture des registres de la paroisse Saint-Gabriel-de-Val-Cartier.
1845 (8 juin) Constitution de la municipalité de Valcartier.
1847 (1 septembre) Abolition de la municipalité de Valcartier.
1854 (18 décembre) Abolition du régime seigneurial.
1855 (1 juillet) Constitution de la municipalité de la paroisse de Saint-Gabriel-de-Val-Cartier.
1862 (1 janvier) Constitution de la municipalité de la paroisse de Saint-Gabriel-Ouest par détachement de celle de la paroisse de Saint-Gabriel-de-Val-Cartier.
1864 (24 janvier) Érection canonique de la paroisse Saint-Gabriel par détachement de celles de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier et Saint-Charles-Borromée de Charlesbourg.
1900 Mise en service d'une centrale hydroélectrique.
1912 Acquisition de terres de plusieurs hectares par le gouvernement du Canada qui y établit un camp militaire.
1913 Sam Hughes, le Ministre de la Milice du Canada, ordonne l'achat et l'expropriation des fermes sur la rive est de la rivière Jacques-Cartier près du village de Saint-Gabriel-de-Valcartier, pour y aménager un champ de tir de 1 500 cibles réparties sur 30 km2 pour l'entraînement d'un corps expéditionnaire canadien.
1914
(4 août 1914) La Grande-Bretagne déclare la guerre à l'Allemagne et y entraîne ses dominions dont le Canada, qui entre alors automatiquement en guerre contre l'Allemagne ; le Parlement canadien ne se prononce pas sur le sujet.
(10 août 1914) Le gouvernement du Canada autorise la levée d'un corp expéditionnaire de 25 000 hommes, soldats et officiers.
Des équipes de bûcherons commencent à abattre les arbres de la forêt de la rive est de la rivière Jacques-Cartier pour faire place à un vaste terrain pour l'érection de tentes militaires, pour l'aménagement d'un square à parades et pour l'aménagement d'un champ de tir de 1 500 cibles ; 600 travailleurs de la construction enfouissent les canalisations d'eau et d'égout et érigent les poteaux de téléphone.
(Septembre 1914) Le ministre de la Milice du Canada, Sam Hughes ordonne l'achat ou l'expropriation de plus de fermes pour l'agrandissement du camp de Valcartier.
36 528 Canadiens qui se sont portés volontaires partout au Canada et 8 000 chevaux seront logés au camp ; ces effectifs, dirigés par une équipe de 25 officiers réguliers de l'armée, constituent la Canadian Expeditionary Force.
(8 septembre 1914) 60 % de ces hommes étaient nés en Grande-Bretagne et avaient joint l'armée pour l'aventure ou par patriotisme ; plusieurs croyant que la guerre allait bientôt finir avant Noël, croyaient faire un tour gratuit en Angleterre. Plus de 5 000 hommes furent retournés chez-eux parce qu'ils ne rencontraient pas les exigences physiques nécessaires : vision 20/20 ; grandeur minimum : 5 pi et 3 pouces (160 cm) ; tour de poitrine minimum de 33,5 pouces (86 cm).
(Août 1914) Le Gouvernement commence à bâtir les casernes pour y loger les recrues à l'entraînement.
(21 octobre 1914) Inspiré par le docteur Migneault le Gouvernement canadien autorise la formation d'un bataillon canadien-français qui sera originellement connu sous le vocable Régiment canadien-français ; comme ce régiment est le 22e bataillon d'infanterie formé au Canada, il sera bientôt désigné sous le vocable de 22e Bataillon, unité francophone.
1915-1920 En vertu de la Loi des mesures de guerre invoquée lorsque le Canada déclare la guerre à l'Allemagne, le Gouvernement du Canada déclare «étrangers ennemis» les résidants ou citoyens canadiens originaires d'un pays faisant partie ou allié de l'Empire austro-hongrois ; ils sont arrêtés et internés dans des camps dont celui de Valcartier.
1923 La population de la paroisse est de 800 âmes dont 400 protestants.
1930 Le Royal 22e Régiment commence à s'entraîner au Camp Valcartier.
1938 Le Camp Valcartier redevient un centre d'entraînement majeur, particulièrement pour les recrues francophones se préparant au service outre-mer.
1952 Le Camp Valcartier (192 km2) devient une base permanente.
1955 Fondation de l'École Mont-Saint-Sacrement (cette institution était privée secondaire, pour filles et garçons en 2010).
1963 Ouverture de Village Vacances Valcartier par Guy Drouin.
1974 (30 juillet) Explosion d'une grenade au camp militaire de Valcartier ; un adolescent de 14 ans, Eric Lloyd tire sur la tige d'une grenade anti personnel bleue M61 qui était sensée être inactive ; bilan : 6 morts (Yves Langlois, 15 ans, Pierre Leroux, 14 ans, Eric Lloyd, 14 ans, Othon Mangos, 14 ans, Mario Provencher, 15 ans, et Michel Voisard, 14 ans) et plus de 40 blessés parmi les cadets de l'armée canadienne.
1985 (5 octobre) Annexion de la municipalité de Saint-Gabriel-Ouest par celle de Saint-Gabriel-de-Valcartier.
1986 Désaffectation de la centrale hydroélectrique.
1990 La population de Saint-Gabriel-de-Valcartier est de 2 717 habitants.
2000 La population de Saint-Gabriel-de-Valcartier est de 2 475 habitants.
2010 La population de Saint-Gabriel-de-Valcartier est de 3 182 habitants.

  • Attraits :


Centrale hydroélectrique ; mise en service en 1900 et désaffectée en 1986.

  • Sports -


Ski de fond ; 40 km. Village Vacances Valcartier ; centre de jeux d'hiver (42 pistes de glissade, 17 remontées mécaniques, pistes de ski de fonds, parc aquatique, camping estival).

  • Services -


Hôpital des Forces armées canadiennes.

  • Économie -


Base des Forces armées canadiennes.
Fabrication de munition (Arsenaux du Canada).

  • Toponymie -


Saint-Gabriel rappelle la seigneurie de ce nom dans laquelle le territoire de la municipalité est situé.
Val-Cartier désigne la vallée creusée par la rivière Jacques-Cartier.

  • Bibliographie -


C'était moins drôle à Valcartier (roman, Grégory Lemay, Héliotrope, 2013)
Semper Fidelis. Valcartier ; d'hier à aujourd'hui (Michel Litalien, 2014)

  • Repères géographiques -


Sur le versant gauche du bassin du Saint-Laurent.
Au nord-ouest de Québec, sur la rivière Jacques-Cartier.
Diocèse de Québec.
Municipalité régionale de comté de La Jacques-Cartier.
Région touristique de Québec.

  • Accès : Route 371 via Route 132 ou Autoroute de la Rive-Nord (40).

Carte 4.

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