Québec (province). Scandales. Affaire de l'Asile de Beauport. (Gouvernement du Québec)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Éphémérides -


1724 L'évêque de Québec, Mgr de Saint-Vallier, ordonne la construction d'un édifice attenant à l'Hôpital Général de Québec pour y interner des «gens dérangés dans leur esprit» ; c'était la «maison de force» qui n'avait aucune fenêtre et comptait 12 loges.
1802 Agrandissement de la «maison de force» de l'Hôpital général de Québec.
1810 Une commission chargée d'assurer la garde des alliénés demande la construction d'un asile pour les héberger.
1824 Un comité gouvernemental recommande la construction d'un asile pour héberger les aliénés.
1845 Le gouverneur Charles Theophilus Metcalfe confie au chirurgien, James Douglas, directeur de l'Hôpital de la Marine de Québec, le soin des aliénés de Québec ; assisté des médecins Joseph Morrin et Charles Frémont, il loue le manoir construit pour Robert Giffard en 1642 près de la rivière Saint-Charles dans la seigneurie de Beauport (58) ; le manoir appartenait alors à Louis Gugy. Les alliénés de l'Hôpital général de Québec et ceux détenus à la prison de Montréal sont transférés au manoir Giffard ; le gouvernement versait un certain montant par tête à l'administration de l'asile.
1849 Douglas et ses associés achètent le domaine du juge Pierre-Amable De Bonne sur le chemin de la Canardière.
1864 James Douglas cède une partie de ses intérêts dans l'asile au médecin Jean-Étienne Landry. Début de la construction de l'Asile de Beauport selon des plans de l'architecte Joseph-Pierre-Michel Lecourt.
1865 Joseph-Édouard Cauchon est élu maire de Québec ; il est propriétaire du Journal de Québec.
1866 Douglas cède une autre partie de ses intérêts dans l'Asile de Beauport au médecin François-Elzéar Roy.
1871 Joseph-Édouard Cauchon est accusé d'être le véritable propriétaire de l'asile de Beauport, les docteurs Roy et Landry n'étant que ses prête-noms ; on invoque que comme propriétaire réel, Cauchon est en conflit d'intérêt puisqu'il reçoit des subsides du gouvernement alors qu'il est député.
1872 À la suite d'une enquête du comité parlementaire sur les privilèges et élections, Cauchon fut exonéré, mais Henri-Gustave Joly de Lotbinière continua de demander la démission de Cauchon de l'Assemblée législative.
(Décembre) Cauchon démissionne de son poste de député de Montmorency.
1873 Cauchon remporte l'élection et redevient député de Montmorency.
1893 Le Gouvernement cède l'Asile de Beauport aux Soeurs de la charité de Québec qui lui donnent le nom de Saint-Michel-Archange.

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