Parizeau (Jacques)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Homme de sciences (économiste) né en 1930 (9 août) à Montréal.

Études au Collège Stanislas d'Outremont-CSO, à l'École des hautes études commerciales de Montréal-HÉC (1950), à l'Institut d'études politiques de Paris (droit) et à la London School of Economics, Angleterre (doctorat en sciences économiques ; premier Canadien-français à obtenir ce diplôme de cette école).
Professeur à l'École des hautes études commerciales de Montréal-HÉC (1955-1976 et 1985-1989).
Conseiller économique et financier du gouvernement du Québec (1961-1967) et du premier ministre du Québec (1967-1969).
Président du conseil d'administration et éditorialiste au journal Le Jour (1974-1975).
Il se fait l'instigateur de la création de la Régie des rentes du Québec-RRQ (1964), de la Caisse de dépôt et placement du Québec-CDPQ (1965) et de la Société générale de financement-SGF.
Se joint au Parti québécois-PQ en 1969 (19 septembre 1969).
Président du conseil exécutif du Parti québécois-PQ (1969-1973).
Candidat du Parti québécois d'Ahuntsic défait en 1970.
Candidat du Parti québécois de Crémazie défait en 1973.
Député du Parti québécois-PQ de L'Assomption à l'Assemblée nationale-ANQ (1976-1984 et 1989-1995).
Ministre des Finances (1976-1984), ministre du Revenu et des Institutions financières (1976-1979) et président du Conseil du Trésor (1976-1981) dans le cabinet de René Lévesque.
Démissionne de ses postes de ministre et de député en 1984 (23 novembre 1984) parce qu'il est en désaccord avec René Lévesque au sujet de la mise en veilleuse du projet de souveraineté.
Président du Parti québécois-PQ (1988-1995).
Premier ministre du Québec (26 septembre 1994 - 29 janvier 1996).
Conformément à la promesse qu'il avait faite au cours de la campagne électorale qui lui donnait le pouvoir en 1994, il démissionne de son poste de député et de premier ministre à la suite du résultat négatif du référendum sur la souveraineté du Québec tenu le 30 octobre 1995 ; le soir du référendum perdu, il avait maladroitement attribué la défaite du oui «à l'argent et au vote ethnique», phrase qui le hantera pour le reste de sa vie publique ; Lucien Bouchard lui a succédé.
Petit-fils de Damase Dalpé dit Parizeau. Fils de Gérard Parizeau. Époux (premières noces) d'Alice (Alicja) Poznanska, puis (secondes noces) de Lisette Lapointe.
Décès à Montréal en 2015 (1er juin 2015) à la suite d'une hospitalisation de 5 mois).
En juin 2016, le premier ministre du Québec préside au baptême de l'édifice de la Caisse de dépôt et placement du Québec qui s'appellera désormais Édifice Jacques-Parizeau ; cet édifice est situé au coeur de la Cité internationale de Montréal.

  • Publications - Liste partielle


L'Indépendance du Québec (essai, Éditions Michel Brûlé, 2009)
La Souveraineté du Québec : Hier, aujourd'hui et demain (essai, Éditions Michel Brûlé, 2009)

  • Titres honorifiques -


Commandeur de la Légion d'honneur de France (2000).
Grand officier de l'Ordre national du Québec-GOONQ (2008).
Doctorat honoris causa de l'Université de Montréal-UdeM*' (2014)
Au décès de Monsieur Parizeau, le premier ministre libéral, Philippe Couillard nomme Jacques-Parizeau l'édifice qui loge la Caisse de dépôt et placement du Québec à Montréal.
Honoré par l'Institut des sciences politiques de Paris (posthume, 18 juin 2015) ; en 2015, quatre présidents et 12 premiers ministres de la République française avaient été ainsi honorés. (La Presse, 19 juin 2015, page A2)

  • Bibliographie -


Jacques Parizeau (Pierre Duchesne, Québec Amérique : Tome I, Le Croisé, 1930-1970 (2001), Tome II, Le Baron, 1970-1985 (2002) et Tome III, Le Régent, 1985-1995 (2004).
The Gazette (3 juin 2015, page A7)

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