Montréal (municipalité de ville). Places

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Hippodrome de Blue Bonnets -


Faits divers -

1907 Ouverture de l'hippodrome.
1991 La Société d'habitation de Montréal achète les 6 millions de pi2 du site de Robert Campeau au prix de 46 M $ + 4 M $ en arriérés d'impôt ; le maire de Montréal, Jean Doré veut en changer la destination et l'aménager éventuellement.
1993 La Société d'habitation de Montréal signe un bail de 10 ans avec les gens de chevaux à la fin duquel, la Société entend démolir les bâtiments.
1995 La Société de promotion des courses de chevaux financée par le Gouvernement du Québec achète le site au prix de 35 M $ ; le maire Pierre Bourque s'en débarrasse pour boucler son budget, mais il promet que les parties du boulevard Cavendish alors séparées par la cour de triage du Canadien Pacifique seront raccordées.
1999 Fin des travaux de rénovation de 22 M $ à l'hippodrome lancés par le premier ministre Bernard Landry ; la piste est agrandie, un écran géant est installé et l'aménagement est refait.
1997-2002 Le Gouvernement du Québec estime avoir dépensé 300 M $ pour assurer la survie de l'industrie des courses de chevaux dans la province.
2005 (juin) Le Gouvernement du Québec annonce son intention de se départir des 4 hippodromes (Montréal, Aylmer, Trois-Rivières et Québec) de la province et la mise en vente des terrains de l'hippodrome de Montréal.
2009 La faillite de la compagnie Attraction hippique entraîne la fermeture définitive de l'hippodrome Blue Bonnets.

Place d'Armes -

Faits divers -

1644 (30 mars) Paul Chomedey de Maisonneuve livre un combat contre les Iroquois sur ces lieux.
1672 Le supérieur des sulpiciens, Dollier de Casson, établit les plans du futur développement de la Haute-Ville de Montréal.
1673 Début de construction de l'église Ville-Marie ou Sainte-Marie sur le côté sud de la rue Notre-Dame.
1683 Fin des travaux de construction de l'église Sainte-Marie (Notre-Dame) ; elle est orientée d'est en ouest alors que l'actuelle basilique est orientée de nord en sud. Les sulpiciens appellent le site Place d'armes.
1684 Début de la construction du Séminaire des sulpiciens sur le côté sud de la rue Notre-Dame ; des résidences (par exemple, celles de Daniel Greysolon du Luth et Lamothe Cadillac), le cimetière de l'Hôtel-Dieu situé à l'est et un autre cimetière situé à l'ouest entourent alors un espace libre (appelé Place de la haute ville, puis, plus tard, God's Acre) sur le côté nord de l'église Sainte-Marie (Notre-Dame) ; la première église Sainte-Marie (Notre-Dame) ; en 1701, les sulpiciens commandent une horloge qui sera la seule horloge publique de la ville jusqu'en 1814.
1693 Le nom de la place devient Place de la Paroisse.
1777 Ajout d'un clocher sur le coin nord-ouest de l'église Sainte-Marie (Notre-Dame).
1799 Arrêt des inhumations dans les deux cimetières bordant la place alors appelée square aux Français.
1805-1821 Construction de la cathédrale Christ Church sur le côté nord de la rue Notre-Dame à l'est de la Place d'armes.
1819 Inauguration du siège social de la Bank of Montreal-BM construit au nord-ouest de la place. (Novembre) Incendie du clocher de l'église Sainte-Marie (Notre-Dame) causé par la foudre.
1824 Début de la construction de l'actuelle église Notre-Dame (plans de l'architecte James O'Donnell) sur le flanc sud de l'ancienne église Sainte-Marie, à l'emplacement du cimetière ; exhumation d'une partie des tombes qui sont transportées dans un nouveau cimetière situé en dehors de la Haute-Ville de Montréal à l'endroit où seront situés plus tard la Place du Canada et le square Dorchester à Montréal.
1829 Inauguration de l'actuelle basilique Notre-Dame orientée du sud au nord.
1830 Démolition de l'ancienne église Notre-Dame de 1682 à l'exception de son clocher.
1836 La ville achète la Place d'armes jusque-là propriété des sulpiciens
1841-1843 Construction des deux clochers de la nouvelle église Notre-Dame selon des plans de l'architecte John Ostell.
1843 Démolition du clocher de l'ancienne église Sainte-Marie (Notre-Dame) de 1682.
1845 La Bank of Montreal-BM engage l'architecte John Wells pour réaliser son nouveau siège social (style néo-classique inspiré de la Commercial Bank d'Édimbourg en Écosse et du Panthéon de Rome (Italie)) au 119, rue Saint-Jacques, en face de l'église Notre-Dame. La ville nivelle le terre-plein situé entre l'église Notre-Dame et le siège social de la Bank of Montreal-BM ; La Place d'armes est transformée en parc-jardin public.
1855 La surface de la place est asphaltée mais on conserve un arbre du parc-jardin de 1845 ainsi que le monument à Maisonneuve.
1864 Inauguration de l'édifice de la Merchants Bank construit selon des plans des architectes Hopkins and Willy.
1876 Inauguration de l'édifice des Postes situé sur le côté nord-ouest de la Place et construit selon des plans des architectes Henri-Maurice Perreault et Albert Mesnard ; cet édifice construit sur un terrain de la Bank of Montreal-BM est démoli et remplacé en 1960 par un nouvel édifice de 20 étages.
1887-1889 Construction du siège social de la New York Life Insurance Co. sur le côté nord-est de la Place ; 511 Place-d'Armes ; plans des architectes new-yorkais Babb, Cook and Willard exécutés par l'entrepreneur Peter Lyall ; entrée et fenêtres de style Renaissance italienne décorées par le sculpteur Henri Beaumont ; 8 étages (40 m) en pierres rouge importées de Dumfriesshire, Écosse ; le rez-de-chaussée logeait la Quebec Bank (intégrée à la Royal Bank en 1917) ; le 4e étage logeait le siège social de la New York Life Co. et le 8e étage logeait une bibliothèque ; les autres niveaux étaient loués ; la Quebec Bank acheta l'édifice en 1909 ; en 2007, deux penthouses sont aménagés sur le toit de l'édifice.
1895 (1 juillet) Dévoilement du monument à Paul Chomedey de Maisonneuve, oeuvre du sculpteur Louis-Philippe Hébert.
1903 Érection d'un nouveau dôme du toit de l'édifice de la Bank of Montreal-BM.
1928 Inauguration de l'édifice Aldred (23 étages) propriété de Aldred Investment Corporation Canada ; 507 Place d'Armes ; style Art déco ; plans des architectes Barott and Blackader ; le plus haut de Montréal à l'époque, situé au sud-est de la place ; construit par la Foundation Company of Canada, une filiale de la Foundation Company of New York.
1959 (Automne) Claude Robillard, directeur des Parcs de la ville de Montréal obtient la permission de retaper la place et il en confie la préparation des plans et devis à Edwin Skapsts, un architecte paysagiste à l'emploi de la Ville de Montréal.
1960 (3 décembre) Inauguration par Jean Lesage, premier ministre du Québec, et Jean Drapeau, maire de Montréal, de l'annexe (20 étages) du siège social de la Bank of Montreal-BM construit à l'ouest du premier bâtiment sur le site de l'ancien bureau de poste.
1965 Démolition de tous les bâtiments situés sur le côté ouest de la Place d'armes entre les rues Notre-Dame, Saint-François-Xavier et Saint-Jacques.
1968 Inauguration du siège social de la Banque Canadienne Nationale (32 étages), 500 Place d'Armes construit par la compagnie Louis Donolo Inc. sur le côté ouest de la place ; plans des architectes David, Barrot et Boulva.
1981 La compagnie d'assurance La Laurentienne, présidée par Claude Castonguay, absorbe la compagnie d'assurance Les Prévoyants et devient ainsi propriétaire de l'édifice Aldred.
2007- , deux penthouses sont aménagés sur le toit de l'édifice de la Quebec Bank.
2009 (28 février) La ville de Montréal annonce qu'elle procédera à la rénovation de la Place d'armes selon des plans préparés par la firme Cardinal Hardy/Teknika-HBA. Cette dépense de 15,5 M $ était-elle nécessaire?

Place des festivals. Superficie de 7 500 m2 sur la rue Jeanne-Mance entre le boulevard de Maisonneuve et la rue Sainte-Catherine. Inaugurée le 7 septembre 2009 par une prestation de Diane Dufresne.

Place du Canada. Voir Montréal (ancienne municipalité). Squares.

Place d'Youville

  • Éphémérides -



1825 Les syndics de l'église Notre-Dame décident d'aménager dans le faubourg des soeurs Grises, un marché pour desservir la population locale au-dessus de la petite rivière Saint-Pierre canalisée à cette occasion.
1832 Le Marché Sainte-Anne construit selon des plans des architectes Wells et Thompson. est ouvert au public.
1842 La ville achète le Marché Sainte-Anne appartenant à des entreprises privées.
1843 Le marché Sainte-Anne devient le siège du Parlement du Canada-Uni lorsque Montréal est choisie comme capitale du Canada-Uni ; le marché est réorganisé selon des plans de l'architecte John Ostell qui est aussi chargé de construire un second marché public entre les rues Saint-Pierre et Saint-François-Xavier.
1844 Construction de l'édifice du Parlement du Canada-Uni sur le terrain de l'ancien Marché Sainte-Anne
1849 (25 avril) Des Tories membres du Parlement du Canada-Uni indignés par la décision du Parlement d'indemniser les victimes canadiennes françaises des rébellions de 1837 et 1838, y compris ceux qui, parmi les patriotes avaient vu leurs maisons incendiées par l'armée de Colborne, mettent le feu au parlement.
1851 L'architecte John James Browne construit un nouveau marché Sainte-Anne sur le site de l'ancien Parlement.
1893 (11 août) Le nouveau marché Sainte-Anne est détruit par un incendie.
1901 (16 décembre) La Ville décide de raser ce qui reste du Marché Sainte-Anne.
L'endroit laissé vacant est baptisé Place d'Youville en souvenir de Mère Marguerite d'Youville la fondatrice des soeurs grises (Soeurs de la Charité de l'ôpital généralde Montréal. qui dirogeaient l'hôpital général situé à proximité.
1903 Construction d'une caserne de pompiers à l'est de la place d'Youville
1983 L'ancienne caserne de pompier construite en 1903 est aménagée en centre d'interprétation à vocation muséale.
1989-1990 Réaménagement de l'ancienne caserne de pompiers pour y loger le Centre d'histoire de Montréal (une douzaine de salles contenant quelque 1 000 documents iconographiques reconstituant l'histoire de Montréal.
2010 Le Musée de Pointe-à-Callières entreprend des fouilles dans son sous-sol et en direction de la Place d'Youville.
2013 (octobre) Les fouilles entreprises par le Musée de Pointe-à-Callières permettent de trouver sous le stationnement de la Place d'Youville 35 amas de livres calcinés provenant probablement de la bibliothèque du parlement du Canada-Uni incendié en 1849 ; les livres calcinés ont été envoyés à l'Institut canadien de conservation à Ottawa où ils ont été congelés ; jusque-là, les fouilles ont permis de dégager 200 000 artefacts et ossements. Normalement, les livres auraient pourri, mais paradoxalement, le feu a aidé à les conserver ; le carbone aurait protégé des fragnments de papier intacts de la pourriture.

source La Presse 2 novembre 2013, page A22.

Place Émilie-Gamelin -

  • Éphémérides :


1841 (6 novembre) Un terrain de 56 000 pi2 (5 200 m2) situé à l'angle des rues Sainte-Catherine Est et de Berry est acheté par Émilie Gamelin pour la somme de 1 200 Louis.
1842 Avec les biens hérités de Jean-Baptiste Gamelin, son défunt mari, Émilie Tavernier fonde la Congrégation des soeurs de la Providence et transforme en hospice une maison située à l'angle des rues Sainte-Catherine Est et Saint-Hubert en vue de donner asile aux vieillards et aux infirmes ; elle nomme cette maison Asile de la Providence.
1852-1855 La Chapelle de l'institution sert de cathédrale à l'évêque de Montréal à la suite de l'incendie de la cathédrale de la rue Saint-Jacques.
1960 La communauté vend à la ville de Montréal sa propriété qui couvre la majeure partie du quadrilatère formé des rues Sainte-Catherine Est, Saint-Hubert, Maisonneuve et Berri.
1962 Les religieuses déménagent à leur maison de Cartierville.
1963 Le site est acheté par la ville de Montréal au coût de 4,2 M $ pour permettre la construction de la station de métro Berry-UQÀM.
1966 Les bâtiments (oeuvre de la soupe et chapelle) sont démolis pour faire place à la station de métro Berri-UQÀM.
1992 Le terrain désert jusque-là utilisé comme stationnement est transformé en place selon des plans de l'architecte montréalais Melvin Charney.

Place Jacques-Cartier -

Dans le Vieux-Montréal en face de l'Hôtel de ville.

  • Éphémérides -


1721 Philippe de Rigaud de Vaudreuil aurait acheté tous les terrains qui seraient aujourd'hui compris entre les rues Notre-Dame, Saint-Charles (l'actuel côté Est de la place jacques-Cartier,) Saint-Paul et Saint-Vincent.
1724 Le jardin au gouverneur Philippe de Rigaud de Vaudreuil est situé à l'arrière de sa résidence de la rue Saint-Paul.
1744 Les terrains sont acquis par André Charly dit Saint-Ange.
1764 Les terrains sont acquis par Jean-Baptiste Guillon dit Duplessis.
1803 Après l'incendie qui détruit le Collège de Montréal, Joseph Périnault et Jean-Baptiste Durocher donnent leurs terrains dévastés à la ville pour qu'on y aménage une place du marché.
1809 (17 août) Pose de la pierre angulaire de la colonne Nelson ;
Érection de la colonne Nelson en l'honneur de l'amiral anglais Horatio Nelson (monument de 50 pieds ou 15,24 mètres de haut ayant la forme d'une colonne triomphale de style dorique d'inspiration néo-classique sur le modèle de la colonne de Trajan à Rome) surmontée de la statue de Nelson ; à la base, des bas-reliefs rappellent les victoires de Nelson à Aboukir en 1798, dans la rade de Conpenhague en 1802 et à Trafalgar en 1805.
1826 Marie-Ange Guillon hérite des terrains au décès de sa mère.
1847 (12 février) Après l'ouverture du marché Bonsecours en 1845, la place du marché est rebaptisée Place Jacques-Cartier.
1852 Les terrains sont acquis par la Corporation épiscopale catholique romaine de Montréal.
1881 Les terrains sont acquis par Mélina Desautels (épouse de Louis Dupuy).
1911 Les terrains sont acquis par la compagnie d'assurance La Sauvegarde qui y construit son siège social à l'angle sud-ouest de la rue Notre-Dame.
1975 Les terrains sont acquis par la société immobilière Ravam

  • Crédits -


Montréal, son histoire, son architecture (Guy Pinard, Éditions La Presse, 1087)

Place Vauquelin -

Faits divers :
En janvier 1833, Adolphus Deway, 21 ans, et Euphrasyne Martineau, 18 ans, se marient en janvier 1833 et s'installent sur la rue Saint-Vincent. À peine une semaine après la cérémonie, Deway se met à croire qu'Euphrasyne le trompe ; commencent alors des scènes de ménage dont les voisins peuvent témoigner ; Euphrasyne quitte son mari au bout d'un mois et se réfugie chez son père et son oncle. Deway pouvait cependant la voir de temps à autre.
Le 24 mars 1833, après avoir assisté à la messe du dimanche à l'église Notre-Dame, Adolphus Deway amène Euphrasyne Martineau à son magasin de marchandises sèches à l'angle des rues Saint-Paul et Notre-Dame à Montréal ; s'emparant d'une hache, il s'attaque à la femme et l'atteint à la tête, puis s'emparant d'un rasoir il lui fait une entaille au cou, elle tombe ; la croyant morte, Deway ferme la boutique et loue une carriole qui l'amène à Champlain dans l'État de New York ; entre temps, Euphrasyne reprend conscience et réussit à se traîner chez le voisin qui appelle un médecin ; celui-ci réussit à arrêter le sang qui coulait de son cou, mais ne peut rien faire au sujet des traumatismes que les coups de hache avaient causés à la tête ; elle fait une fausse couche et décède 6 jours plus tard ; la nouvelle du décès s'étant rendue à Plattsburg, État de New York, le shérif de cette ville y arrête Deway et des policiers de Montréal vont l'y cueillir. Accusé du meurtre de sa femme, Deway est reconnu coupable le 17 août 1833 et il condamné à être pendu par le cou jusqu'à ce que mort s'ensuive.
Le 30 août 1833, Deway est pendu sur la Place Vauquelin située entre la Place Jacques-Cartier et le Champ-de-Mars (aujourd'hui entre l'Hôtel-de-Ville et l'ancien Palais de Justice.
Le 3 novembre 2015, The Gazette rapporte qu'en vue des célébrations du 375e anniversaire de la ville en 2017, l'administration de la ville Montréal est autorisée à dépenser 12 millions $ pour la rénovation de la Place et de son parc.

Place Ville-Marie -

Ensemble immobilier délimité par le quadrilatère formé des rues University, Cathcart, Mansfield et le boulevard René-Lévesque ; comprend entre autres un édifice cruciforme, trois édifices à bureaux, une grande plaza, des stationnements et des galeries commerciales intérieures.

  • Éphémérides -


1857 Ouverture du St. James Club par des hommes d'affaires anglophones (Peter McGill, John Redpath etc.) de Montréal dans un édifice de la rue Saint-Jacques dans le Vieux-Montréal.
1864 Le Club St-James emménage dans son nouvel immeuble (bar, bibliothèque, salle à manger, salle de billard, fumoir et salle de jeux de carte) conçu par l'architecte John William Hopkins à l'angle des rues Université et Dorchester (aujourd'hui boulevard René-Lévesque) (briques rouges et pierres calcaires avec moulures décoratives de pierre importées de l'Ohio ; intérieur garni de riches boiseries et de mosaïques au sol).
1946 Entre la rue Metcalf et la rue University, le boulevard Dorchester (aujourd'hui René-Lévesque) jouxte un trou profond de 15,25 m dans lequel aboutit le tunnel ferroviaire du mont Royal ; les voies ferrées et leur emprise appartiennent à la Canadian National Railways, propriété du Gouvernement du Canada dont la gare centrale est l'aboutissement. Le Gouvernement du Canada autorise la construction d'un édifice à bureaux et d'un hôtel afin de couvrir le trou.
1947 Une esquisse préliminaire est proposée pour la construction d'un hôtel en forme de L à l'angle sud-est de la rue Mansfield et du boulevard Dorchester Ouest (René-Lévesque), près de la Gare centrale de la Canadian National Railways.
1953 Deux mois après le couronnement de la reine Elizabeth II, le président de la Canadian National Railways, Donald Gordon, approuve les plans de l'hôtel qui comptera 1 200 chambres.
1954 (23 juin) Début des travaux de construction de l'hôtel. (Novembre) Donald Gordon annonce que le nouvel hôtel portera le nom de Queen Elizabeth.
1956 Le promoteur immobilier William Zeckendorf présente à Donald Gordon, le président du Canadien National, un projet de construction d'un ensemble immobilier qui serait érigé au-dessus des rails et qui couvrirait le trou situé en face de l'actuel Hôtel Reine-Élisabeth. L'idée étant acceptée, l'architecte Henry J. Cobb est nommé architecte principal du projet sous l'égide de Ieoh Ming Pei qui, plus tard, concevra la pyramide de verre du Musée du Louvre à Paris, la biosphère Oracle en Arizona, la tour de la Banque de Chine à Kong Kong.
1958 La ville de Montréal donne au Club St. James un avis d'expropriation de son immeuble de la rue University en vue de le faire démolir pour élargir le boulevard Dorchester et aménager une place publique et des voies de circulation au pied de l'édifice cruciforme de la Place Ville-Marie.
(Printemps) Début des travaux de construction de l'ensemble par la Foundation Co. selon des plans de l'architecte américain d'origine chinoise, Ieoh Ming Pei ; pour réaliser le projet, il a fallu tout ériger au dessus des rails conduisant à la gare centrale du Canadien National et au tunnel du Mont Royal.
1961
(10 juin) Démolition de l'édifice du Club St. James.
1962
(13 septembre) Inauguration officielle de l'édifice cruciforme et des phases 2 et 3 de la Place-Ville-Marie.
1965
Inauguration de la phase 4.
1966
Inauguration de la phase 5.
2000
La Caisse de dépôt et placement du Québec-CDPQ acquiert l'ensemble au prix de 690 M $.


  • Fiche technique -


Adresse : 1, Place Ville-Marie, Montréal
Propritaire original : Trizec Corporation
Architecte : Ieoh Ming Pei, architecte new-yorkais d'origine chinoise et Henry J. Cobb son adjoint
Constructeur -: Foundation Company de Toronto
Coût : 80 M $
Édifice cruciforme de 188,6 m de hauteur
47 étages
49 000 tonnes d'acier
52 ascenseurs
22 escaliers mécaniques
1 013 marches d'escalier (un pompier de Montréal les a escaladées en 8 minutes et 11 secondes)
13 054 fenêtres ( 2 hommes prennent 60 jours pour les laver)
261 km de tuyauterie
317 000 têtes de gicleurs
95 370 ampoules
92 portes d'accès
Le gyrophare installé sur le toit appartient à la Royal Bank of Canada-RBC, le plus important locataire de l'immeuble ; actionné par un déclencheur automatique, il s'allume à la tombée du jour et s'éteint vers 1 h ; son rayon lumineux est visible à une distance de 58 km et il prend 32 secondes pour faire un tour complet.
Environ 10 000 travailleurs s'y rendent quotidiennement
Environ 250 000 personnes différentes s'y rendent chaque mois


  • Crédits -


Montréal, son histoire, son architecture (Guy Pinard, Éditions La Presse, 1087)

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