Montréal (municipalité de ville). ; Service de police de Montréal-SPVM - éphémérides (corps de police)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Éphémérides -


1709
Mise en place d'un groupe d'archers chargés par le gouverneur Vaudreuil de faire respecter les lois.

1796
(5 décembre) Première mention faite dans les archives de Montréal de l'existence d'une police.
1818
(Avril)
Fondation d'un corps de police régulier à Montréal ; Thomas McCord est le principal artisan de la loi de fondation de ce corps de police.
1843
(Le 5 mars 1843, création d'une Commission de police et constitution du Département de police de Montréal (51 policiers) avec chef selon le modèle londonien de Robert Peel.
1848
Les policiers de Montréal portent leur premier uniforme.
1853
Les policiers de Montréal commencent à utiliser des armes à feu collectives.
1877
L'effectif du corps de police de Montréal compte 250 constables répartis dans 10 postes et un sous-poste.
1899
Les policiers de Montréal reçoivent des armes à feu personnelles.
1903
L'effectif du corps de police de Montréal est de 467 hommes.
1908 Le constable George Shea est tué pendant qu'il est en devoir.
1909
Création de la Commission royale d'enquête Cannon sur l'administration de la ville de Montréal, en général, et son département de police, en particulier.
Formation de la première escouade de la moralité au sein du Service de police de Montréal.
1910
Abolition de la Commission de police de Montréal créée en 1843.
1913
Les commissaires du Havre de Montréal constituent leur département de police pour assister la police de Montréal sur les quais.
1914
Achat du premier véhicule automobile pour la police de Montréal.
1918
Le Service compte 759 hommes répartis dans 33 postes.
(4 juin) Création du Département de la sécurité publique comprenant les services de police, d'incendie et du recorder ; ce département est dirigé par Joseph Tremblay et Arthur Mann. L'effectif du corps de police est constitué de 759 hommes rpartis dans 33 postes.
(10 septembre 1918) Les policiers constituent leur premier syndicat sous le nom d'Union ouvrière fédérale des policiers, local 62.
(12 et 13 décembre 1918) Importante grève (33 heures) des policiers et des pompiers de Montréal ; des casernes sont saccagées, des voitures d'incendie sabotées, des vitrines brisées et vidées de leur contenu et le système d'alarme des incendies rendu inopérant par sabotage ; on demande la tête du directeur du service de la Sûreté municipale, Joseph Tremblay, de son assistant, Arthur Mann, et du chef des détectives, J.-A. Bélanger. Abolition du Département de sécurité publique.
1919 Importante grève des policiers et pompiers de Montréal. Nomination de Joseph Tremblay comme directeur du Service de la Sécurité publique.
1924
Ouverture de l'enquête Coderre sur le département de police.
1928
Le service compte 1 267 personnes.
1931
(1er avril 1931) Nomination de Fernand Dufresne comme directeur du Service de police.
1939
Le service compte 1 479 personnes.
1940
Mise en tutelle de la ville de Montréal.
1943
(31 août 1943) l'Association canadienne des policiers de Montréal reçoit sa charte du Congrès canadien du travail.
(14 décembre 1943) importante grève des policiers, des pompiers et des cols bleus de Montréal.
1944
(3 février 1944) Le Parlement provincial adopte une loi qui défend aux policiers de devenir ou de demeurer membre d'une association qui n'est pas formée exclusivement de policiers ou qui est affiliée à une autre association ; la même loi interdit aux employés municipaux de faire la grève.
(7 août 1944 ) L'Association canadienne des policiers de Montréal se conforme à la loi, se désaffilie du Congrès du travail du Canada et reprend son indépendance sous le nom de Fraternité Canadienne des policiers, section Montréal.
1947
(1er janvier 1947) Démission du chef Fernand Dufresne qui est alors remplacé par Charles Barnes.
(5 juillet 1947) Le directeur Barnes est remplacé par le directeur Albert Langlois.
1948
(11 mars 1948) Le directeur Langlois suspend Pacifique Plante pour insubordination et négligence dans l'exercice de ses fonctions de directeur adjoint du Service en charge de l'escouade de la moralité.
(7 mai 1948) à la suite de la recommandation du directeur Langlois, le Comité exécutif de la ville démet Pacifique Plante de ses fonctions de directeur adjoint du Service de policeen charge de l'escouade de la moralité ; il est remplacé par Ernest Pleau.
1950
(3 avril 1950) La Fraternité canadienne des policiers, section Montréal, se conforme à une nouvelle loi provinciale interdisant à une association de policiers de représenter tout autre policier que ceux qui sont à l'emploi de la municipalité dont elle représente les policiers. La Fraternité des policiers de Montréal est fondée, puis reconnue officiellement par la Commission des relations ouvrières du Québec le 13 juin suivant.
(31 mai 1950) La Cour d'appel du Québec autorise l'enquête du juge François Caron sur la moralité publique et sur la police de Montréal ; les représentants des requérants sont Jean Drapeau et Pacifique Plante.
(11 septembre 1950) La Commission d'enquête sur la police de Montréal commence son travail sous la présidence du juge François Caron.

1953
(2 avril 1953) Dernière des 335 sessions de l'enquête du juge François Caron.

1954
(8 octobre 1954) Dépôt du rapport d'enquête du juge Caron sur la police de Montréal ; 20 officiers et ex-officier, dont le directeur Langlois et l'ex-directeur Fernand Dufresne, sont reconnus coupables des malversations qu'on leur reprochait.
(4 novembre 1964) Le chef Langlois est retiré de ses fonctions et remplacé par le directeur adjoint T.O. Leggett.
1956
(23 mars 1956) La direction du service est confiée à Pacifique Plante.
1957
Création du Laboratoire mobile.
(14 mars 1957) Le directeur Langlois qui en avait appelé de la déclaration de culpabilité prononcée à son endroit par le juge Caron en 1954 est exonéré par le tribunal d'appel ; il reprend son poste de directeur du Service.
1959
Les policiers conduisent des véhicules transformés en ambulance et ils deviennent également des ambulanciers.
1960
Le 1er janvier 1960) Albert Langlois obtient un congé d'un an pour préparer le congrès des chefs de police et il est alors remplacé temporairement par Ernest Pleau et Adrien Robert.
1961
Le 15 décembre 1961) Adrien Robert devient officiellement chef du Service de police.
1965
(1er novembre 1965) Démission du chef Robert qui est immédiatement remplacé par Jean-Paul Gilbert.
1966
Le Laboratoire mobile devient la Sous-section police technique.
1967
(19 septembre 1967) Monica Proietti dite « Machine-Gun Molly» ou «Monica la Mitraille», 27 ans, est abattue par la police de Montréal à l'angle de la rue Dickson et du boulevard Pie-IX après avoir perpétré un vol à main armée de 3 000 dollars à la Caisse populaire Saint-Vital, au 11 117, boulevard Saint-Vital, à Montréal-Nord ; libérée sous caution, elle était soupçonnée d'avoir perpétré 30 vols à main armée, mais son avocat, Léo-René Maranda, avait réussi à la faire libérer ; sa mère et 4 de ses frères étaient morts dans un incendie, et sa cousine et meilleure amie, Isabelle Blais, avait été assassinée. Georges Hébert Germain écrit un roman basé sur sa vie, mais il la nomme Sparvieri par respect pour les membres de sa famille ; un film relatant sa vie est réalisé en 2003.
1969
(6 octobre 1969) Dépôt de la sentence arbitrale sur le différend entre la ville et les policiers. Les attentes des policiers sont loin d'être comblées.
(7 octobre 1969) Importante grève illégale (16 heures) des 3 700 policiers et 2 400 pompiers de Montréal ; la foule ayant saccagé et pillé plusieurs commerces du centre-ville, la Sûreté du Québec, la Gendarmerie royale du Canada et l'armée canadienne interviennent pour ramener la paix à Montréal ; profitant de la grève, le Mouvement de libération du taxi tente de saccager les locaux de la compagnie de transports Murray Hill protégés par des gardiens privés armés ; des autobus sont incendiés, des coups de feu sont tirés dont l'un tue le caporal Robert Dumas de la Sûreté du Québec, et plusieurs personnes sont blessées dont Jacques Lanctôt et Marc Carbonneau ; une loi spéciale ordonne le retour au travail des policiers et des pompiers montréalais ; la grève se termine par la promesse faite à Lucien Saulnier, président du comité exécutif de Montréal, par Jean-Jacques Bertrand, premier ministre du Québec, de créer la Communauté urbaine de Montréal-CUM et d'intégrer en une seule entité tous les corps de police de l'île de Montréal. Les syndiqués en grève brouillent les fréquences radio de la Sûreté du Québec et tentent d'empêcher les agents de la SQ de faire leur travail. Les policiers de Montréal sabotent les communications de leurs confrères de la SQ. L'événement est appelé la Nuit de la terreur.
1970
Constitution de la Communauté urbaine de Montréal-CUM qui crée le Conseil de sécurité publique pour gérer tous les corps de police municipaux de l'île de Montréal. La Sous-section police technique devient la Section police technique.
(1er janvier 1970) Départ de Jean-Paul Gilbert qui est remplacé par Marcel Saint-Aubin à la tête du Service.
1971
(13 mai 1971) Départ du chef Saint-Aubin qui est remplacé par Jean-Jacques Saulnier à la tête du Service.
1972
(1er janvier 1972) Constitution du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal-SPCUM par l'intégration des corps de police des 28 municipalités de l'île de Montréal.
(8 juin 1972) Mort en devoir de l'agent Larry Lowney.
(14 juin 1972) Mort en devoir de l'agent Richard Larente.
(Juillet 1972) Les agents André Désilets et Claude Sarrazin se noyent alors qu'ils tentaient de sauver une jeune fille dans le lac des Dauphins (La Ronde).
1974
La Section police technique devient Groupes tactiques ALPHA.
(Novembre 1974) L'agent Aimé Pelletier est tué par projectiles d'armes à feu tirés par des voleurs qui avaient, à la même occasion, tué un médecin ; le partenaire de patrouille de Aimé Pelletier, l'agent André Lalonde sera tué par le conducteur d'une automobile qu'il venait de stopper à Senneville le 29 avril 1996.
1975
(3 juin 1975) Mort en devoir du sergent Gilles Beauvais.
(24 janvier 1975) Richard Blass est abattu par 3 policiers dans un chalet de Val-David. En 2012, un peu avant son décès, le sergent-détective Albert Lisaceck de la Sûreté du Québec, l'un des 3 policiers qui ont tué Blass, déclara au journaliste Warren Perley que Blass n'était pas armé lorsque les policiers l'ont abattu ; cette déclaration est contraire à celles faites sous serment par le caporal Marcel Lacoste de la Sûreté du Québec-SQ et par le détective Jacques Durocher du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal- SPCUM qui faisaient également partie du groupe d'intervention à Val-David ; Lisaceck est décédé le 30 novembre 2012.
1976
(4 mai 1976) le détective André Savard, qui avait été la cible d'un tireur à l'extérieur du Peg's Motel alors qu'il surveillait le motel deux semaines auparavant, est informé du fait que le tireur était John Slawvey ; Savard et quatre autres policiers se rendent dans le stationnement intérieur de l'édifice d'appartement St. Régis au 2555 rue Benny dans l'arrondissement Notre-Dame-de-Grâce de Montréal ; ils y attendent Slawvey qu'ils veulent interroger sur le vol de la Brink's ; à 3 h 30, Slawvey conduit son automobile dans le garage où les policiers l'attendent. Alors que Slawvey se dirige vers l'ascenseur, Savard, armé d'une M1 semi-automatique surgit de derrière une colonne et crie «Police. Don't move »; Slawvey lève les mains en l'air dit qu'il n'a pas d'arme et s'avance vers Savard ; lorsque Slawvey fait un mouvement vers sa veste, Tous les policiers tirent 20 balles sur Slawvey ; les enquêteurs sur les homicides appelés sur place trouvent un révolver Hopkins & Allen de cal;ibre .38 chargé à côté du cadavre de Sawvey ; le 9 juin 1976, le coroner Roch Héroux trouva que les policiers n'avaient pas commis une erreur et qu'ils avaient réagi comme des policiers devaient réagir dans les circonstances. Le West End gang annonça que 50 000 $ seraient donnés à qui tuerait Savard. En 1995, Jean Belval, un ancien policier de Montréal témoignant devant la le comité d'éthique policière du Québec et le ministre de la Sécurité publique du Québec affirma que des crimes avaient été commis dans les années 1970 par des agents de la Sûreté du Québec-SQ et du Service de police de la ville de Montréal-SPVM y compris des parjures en témoignant devant les tribunaux et l'assassassinat prémédité de Slawvey, Richard Blass et Jean-Paul Mercier.
(14 mai 1976, vers 22 h) L'avocat criminaliste Sidney Leithman,appelle André Savard pour lui recommander d'être prudent parce que plusieurs personnes prennent très mal le décès de Slawvey ; le même soir, son capitaine l'appela pour lui dire que le West End gang avait mis sa tête à prix pour 50 000 $ ; il soupçonna le gangster Dunie Ryan d'être le promoteur de cette mise à prix. En 1995, Jean Belval, un ancien policier de Montréal témoignant devant la le comité de déontologie policière du Québec et le ministre de la Sécurité publique du Québec affirma que des crimes avaient été commis dans les années 1970 par des agents de la Sûreté du Québec-SQ et du Service de police de la ville de Montréal-SPVM y compris des parjures en témoignant devant les tribunaux et l'assassinat prémédité de John Slawvey, Richard Blass et Jean-Paul Mercier.
1980
Les Groupes tactiques ALPHA deviennent la Section technique.
1983
(Mars 1983) Henri Marchessault, le commandant de l'escouade des stupéfiants du Service de police de Montréal est arrêté par le sergent-détective Jacques Duchesneau ; Henri Marchessault avait été filmé alors qu'il volait de la drogue dans les lots saisis par la police et conservés pour preuve dans des affaires de stupéfiants, Il sera reconnu coupable de conspiration, vol et trafic de haschisch et de cocaïne , puis condamné à 14 ans de prison.
1984
Les ambulances du service de police sont remplacées par celles d'Urgence-Santé.
(6 octobre 1984) Pierre Beaulieu, un policier du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal-SPCUM est tué par balles à Montréal-Nord ; l'incident est survenu au moment où Dennis Ernst Colic tentait de voler l'automobile Camaro Sport-Rally jaune et noire de Giovanni Delli Colli ; en quittant son automobile, Giovanni Delli Colli, qui a été assassiné en même temps que le policier Beaulieu, avait désactivé la pompe à essence par un commutateur situé sous le tableau de bord de sorte que l'automobile ne pouvait pas aller très loin et que la police put arrêter Dennis Ernst Colic ; ce dernier a été reconnu coupable de meurtre prémédité et condamné le 27 janvier 1985 à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux. Dennis Ernst Colic s'est suicidé en prison.

Source -

http://news.google.com/newspapers?id=YIwxAAAAIBAJ&sjid=pqUFAAAAIBAJ&pg=4101,3750637&dq=montreal+gazette+colli&hl=en

(Décembre 1984) La mise en vigueur du nouveau régime de pension des policiers provoque le ressentiment de ces derniers qui manifestent en portant des jeans pour travailler, en portant une casquette de baseball au lieu de leur képi, en laissant fonctionner les girophares des voitures, en négligeant de porter leur insigne etc. ; le Service riposte par des suspensions disciplinaires.
1985
(26 octobre 1985) L'agente Jacinthe Fyfe, 25 ans, est tuée par un projectile d'arme à feu tiré à travers la lunette arrière de son auto-patrouille alors qu'elle répond à un appel de routine le 26 octobre 1985 à Dorval. Première femme policière tuée au Québec au cours d'une opération à laquelle elle participe ; un certain Réal Poirier, 21 ans, de Saint-Zotique est accusé de meurtre en relation avec ce décès, mais il est déclaré malade mental et mis en détention jusqu'à ce qu'il soit jugé apte à réintégrer la société ; le nom d'un parc de la ville de Roxboro honore sa mémoire ; le 26 octobre 2005, un monument à sa mémoire est dévoilé à Dorval.

1986
(10 mai 1986) Le constable Claude Saint-Laurent, 33 ans, du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal et son partenaire arrêtent une automobile sur la rue Sherbrooke Est à Montréal. Au cours d'une échauffourée avec les 2 occupants de l'automobile arrêtée, Saint-Laurent est abattu avec sa propre arme de service et décède plus tard à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont. Yvon Racine, 44 ans et Pierre Ouellet, 37 ans, sont trouvés coupables du meurtre du constable Saint-Laurent et sont condamnés à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de leur peine derrière les barreaux.
1987
(11 novembre 1987, Anthony Griffin, 19 ans, un homme de race noire, est abattu d'une balle à la tête par le policier Allen Gossett dans le stationnement du poste de Notre-Dame-de-Grâce ; le 9 juillet 1988, l'agent Allen Gosset est congédié par le directeur du Service pour avoir fait preuve de négligence le 11 novembre 1987 en abattant Anthony Griffin.
1988
(7 octobre 1988) José Carlos Garcia, 43 ans, un latino-américain, est abattu après avoir été intercepté alors qu'il se promenait avec une arme de poing dans la foule sur la rue Sainte-Catherine ; après une enquête de la Sûreté du Québec et une enquête du coroner, aucun blâme n'est adressé aux agents Alain Richard et Pierre Roberge.
1989
(3 janvier 1989) Yvon Lafrance, 40 ans, un homme de race blanche, est tué par l'agent Dominic Chartier qui tentait de l'appréhender dans la cour de son appartement de la rue Champlain de Montréal ; alors qu'il était en état d'ivresse, il avait menacé le policier avec un couteau ; le coroner conclut à la légitime défense et disculpe le policier.
1990
(9 avril 1990) Presley Leslie, 26 ans, un homme de race noire, est criblé de 6 balles par les agents Jean Chatigny, Daniel Rousseau et Jean Pellerin du poste 25 à l'intérieur du club de nuit Thunderdome de la rue Stanley ; à la suite d'une enquête de la Sûreté du Québec et de celle du coroner, les 3 policiers sont exonérés.
(24 mai 1990) Le Service reconnaît que, lors du massacre de l'École polytechnique de Montréal le 6 décembre 1986, il n'avait pas d'abord tenté de maîtriser le tueur comme il aurait dû le faire en priorité.
(22 novembre 1990) Jorge Alberto Chavarria-Reyes, 22 ans, un latino-américain, est tué par l'agent en civil Raymond-Éric Masse du Poste 41 ; Chavarria-Reies avait brandi un couteau en direction de l'agent ; à la suite d'enquêtes de la Sûreté du Québec et du coroner, l'agent est exonéré pour légitime défense.
1991
(25 janvier 1991) Fabian Quienty, 25 ans, un homme de race blanche, soupçonné d'entrée par effraction, est abattu par les policiers après avoir tenté de renverser un agent à l'extérieur d'un édifice d'appartement de la rue Gauthier, près de l'avenue de Lorimier ; à la suite d'une enquête de la Sûreté du Québec les officiers du poste 34 impliqués dans cet incident sont exonérés de tout blâme.
(30 janvier 1991) Le Service conclut une entente hors cour de 32 415 $ avec Brian O'Carroll qui avait été brutalisé par des policiers dans un dépanneur de Saint-Laurent ; une caméra témoin avait capté l'incident.
(19 avril 1991) Yvan Dugas, 36 ans, un homme de race blanche, est abattu par les policiers lorsqu'il sort d'une succursale bancaire de la rue Notre-Dame à Lachine.
(6 mai 1991) Après avoir commis un vol à main armée dans une pharmacie de la rue Sherbrooke, Daniel Lamer est rejoint dans une taverne par l'agent Richard Frohlich du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal-SPCUM ; Lamer et son complice réussissent à désarmer l'agent, le menottent, puis le jettent dans une automobile qui démarre et est prise en chasse par d'autres policiers ; ils traînent leur prisonnier dans un duplex de la rue Bossuet où les voleurs s'emparent d'un autre homme qui se trouvait dans l'immeuble ; 16 heures plus tard, l'agent Frohlich réussit à se libérer, échange des coups de feu avec Lamer, puis se sauve en sautant par une fenêtre ; Lamer et son complice sont finalement appréhendés ; le 3 juillet 1992, Lamer est condamné à 22 ans de prison ; bénéficiant de libération de jour du Centre de formation de Laval depuis le 3 novembre 2000, il est l'objet, le 29 mars 2001, d'un mandat d'arrestation pour ne pas être revenu au Centre de formation ; ce mandat était toujours en vigueur lorsque, le 10 mars 2002, un patrouilleur de l'Ontario Provincial Police immobilise l'automobile de marque Pontiac Sunfire conduite par Marc Bouffard, 27 ans, sur la route 401 à la sortie Morrisburg, entre Cornwall et Brockville ; une discussion s'engage entre le policier et le conducteur ; le policier qui ne parle pas français demande l'aide d'un confrère bilingue ; deux autres policiers s'amènent sur les lieux ; une discussion s'engage entre le constable Dan Brisson et le conducteur ; le passager, Daniel Lamer, tire en direction de Brisson, le projectile ricoche sur sa veste pare-balles et le blesse à l'oreille ; les autres policiers tirent à leur tour sur Lamer qui est blessé mortellement ; en 1982, Daniel Lamer s'était évadé d'un fourgon de prisonniers en s'emparant de l'arme du gardien ; il avait été condamné à 9 ans de prison pour tentative de meurtre et prise d'otage le 21 juin 1982.
(19 juin 1991) l'agent Yves Phaneuf, 25 ans, est tué à Verdun par un cycliste qui lui avait enlevé son arme de service alors qu'il tentait de le mettre en état d'arrestation ; Daniel Vachon, 34 ans, a été accusé de ce meurtre, mais la Cour supérieure l'a acquitté et la Cour d'appel a maintenu ce dernier verdict.
(3 juillet 1991) Voir Service de police de Montréal-SPVM (corps de police). Affaire Marcellus François.
(25 octobre 1991) Paul McKinnon, 14 ans, un adolescent de race blanche, est tué sur la rue Sherbrooke Ouest en face du Loyola College lorsqu'il est happé par une auto-patrouille conduite par l'agent Serge Markovic ; Markovic est condamné à 45 jours de prison en 1995 pour conduite dangereuse.
(4 novembre 1991) Armand Fernandez, 24 ans, un homme de race blanche, est atteint mortellement de 4 balles après une poursuite à grande vitesse dans les rues de Montréal ; Fernandez conduisait une automobile volée et avait menacé les policiers d'un couteau à steak au moment où ceux-ci s'apprêtaient à l'arrêter. ; à la suite d'une enquête de la Sûreté du Québec et du coroner, les agents Marc-Yvan Marti et Richard L'Oiseau du poste 33 sont exonérés de tout blâme relativement à ce décès.
(14 novembre 1991) Osmond Seymour Fletcher, 26 ans, un homme de race noire, se suicide avec son revolver au coin des rues Georges-Vanier et Saint-Jacques Ouest lors d'une échauffourée avec des agents du poste 24 qui voulait l'arrêter en vertu d'un mandat d'arrestation émis à Toronto pour trafic de drogues.
1993
Grève du zèle des membres de la Fraternité des policiers de Montréal.
(1er janvier 1993) Trevor Kelly, 43 ans, un homme de race noire, est tiré dans le dos près de son appartement de la rue Mountain Sight par les agents Richard Massé et Sylvain Benoît du poste 31 qui voulaient l'arrêter pour les avoir menacés ; à la suite d'enquêtes de la Sûreté du Québec, les 2 agents sont exonérés de tout blâme. (6 mars) Yvon Asselin, 39 ans, un homme de race blanche, se poignarde après avoir reçu 2 balles de caoutchouc tirées par une équipe SWAT qui avait été appelée parce que barricadé dans son appartement de la rue Laurier, il menaçait de tuer sa fille ; à la suite d'une enquête de la Sûreté du Québec, les policiers sont exonérés de tout blâme.
Le 22 mai, 1993, vers 2 h 15, alors qu'ils enquêtent sur un cas de violence à l'endroit d'un conducteur de taxi, les agents Walter Filipas, 39 ans, et Lucy Krasowski, 30 ans, interpellent Claude Forget, 37 ans, dans le parc de la Place du Canada ; Forget s'approche de la voiture des policiers, sort un pistolet de 9 mm et tire sur l'agent Filipas qu'il atteint à la tête, s'empare de l'arme de ce dernier et tire à la jambe et à la tête de l'agente Krasowski ; les deux agents survivent à leurs blessures, mais ils devront quitter le SPVM et réorienter leur vie. ; s'étant reconnu coupable de deux tentatives de meurtre, Forget est condamné à 20 ans de prison le 27 avril 1994 ; le 26 septembre 2005, la Commission nationale des libérations conditionnelles refuse de libérer Forget aux 2/3 de sa peine parce que, selon elle, il représente toujours un danger pour la société ; le 28 mai 2007, Forget laisse passer la date d'audition de sa requête pour une libération conditionnelle ; le 21 août 2009, la Commission nationale des libérations conditionnelles refuse encore de libérer Forget sous condition parce qu'il refuse de dire pourquoi il avait tiré sur les policiers et qu'il représente toujours un danger pour la société ; Forget aurait suivi un agent de police du Canadian Pacific Railway qui lui avait tiré une balle à l'abdomen ; l'agent travaillait près de la Place du Canada. Forget était un fugitif qui avait faussé compagnie à ses gardiens trois mois auparavant alors qu'il purgeait une sentence de 10 ans pour vol à main armée ; le 27 avril 1994, Forget est condamné à 20 ans de prison en plus des 8 ans qu'il lui reste à purger sur sa sentence de 10 ans. Le 9 août 2013, la Commission nationale des libérations conditionnelles refuse encore la libération conditionnelle de Forget parce qu'il a fait peu d'effort vers sa réhabilitation ; c'est son officier responsable qui a fait la demande de libération et non Forget lui-même ; Forget devra purger la totalité de sa sentence derrière les barreaux. Le 2 mai, 2014, Forget atteint la date de la fin de sa sentence, mais, selon son agent de probation, il n'a fait aucun effort pour se réhabiliter ; la Sûreté du Québec demande que Forget signe un engagement de respecter certaines conditions à suivre avant d'être mis en liberté ; Forget refuse. Filipas a demandé que Forget ne s'approche pas de lui ni de sa famille comm el'une des conditions demandée par la SQ ; Forget refuse de signer l'engagement

e 13 septembre 1993 des personnes armées de bâtons, la tête couverte de casques protecteurs de hockey se ruent sur l'Hôtel de ville de Montréal. Un juge qualifiera plus tard deux des leaders qui ont participé à cet asssaut d'avoir participé à un assaut violent sur un édifice public qui était protégé par des agents de police ; les assaillants étaient des cols bleus de la Ville et les leaders, Jean Lapierre et Denis Maynard, ont été condamnés chacun à 29 jours de prison ; l'émeute avait été particulièrement agressive envers les policiers de Montréal.

(14 décembre) Voir Service de police de Montréal-SPVM (corp de police). Affaire Barnabé.
1995
(9 mars 1995) Paolo Romanelli, 23 ans, un homme de race blanche, est atteint de 2 balles après qu'il eut poignardé un agent qui avait été envoyé à son appartement de la rue Viau ; la fusillade se produisit après que Romanelli se fut barricadé dans sa résidence. (31 mai) Voir Service de police de Montréal (corp de police). Affaire Suazo.
(26 juin 1995) Philippe Ferraro, 67 ans, un homme de race blanche, est atteint mortellement de 3 balles de caoutchouc tirées par une équipe SWAT appelée sur les lieux à l'occasion d'une dispute familiale ; après une equête de la Sûreté du Québec et du coroner, l'agent Michel Wilson est exonéré de tout blâme. (27 novembre) L'agente Odette Pinard, 30 ans, est tuée alors qu'elle est seule au comptoir du Service de la police situé dans un centre commercial du boulevard Gouin, à l'angle de la rue Lachapelle à Cartierville ; elle aurait été surprise par un individu qui lui a tiré une balle dans la bouche et s'est enfui sans laisser d'indices ; elle était mère de deux enfants ; son assassin est toujours recherché en 2008.
1996
(15 avril 1996) Nelson Perreault, 38 ans, un homme de race blanche, est aspergé de gaz-poivre au moment de son arrestation pour bris de condition dans sa résidence de la rue Lafontaine, puis dans une cellule du poste 52 ; après ce second aspergeage, il entre en convulsion et est transporté à l'hôpital où il décède. (30 avril) L'agent André Lalonde, 51 ans, est tué à Senneville par projectiles d'arme à feu ; après avoir sommé un conducteur d'arrêter son véhicule dont le silencieux était défectueux, il sort de son auto-patrouille pour parler au délinquant qui lui tire 3 balles dans le corps et s'enfuit ; l'auto du délinquant est retrouvée peu de temps après détruite par le feu dans une cour de la rue Beaumont à Montréal ; André Lalonde avait été partenaire de patrouille de l'agent Aimé Pelletier au moment du décès de ce dernier en 1974. (17 mai) Daniel Bélair, 39 ans, un homme de race blanche, est atteint mortellement de 5 balles tirées par des agents en civil sous le ponceau de l'autoroute 15, près de la rue Centre et l'avenue Atwater ; Bélair s'était évadé d'un centre de désintoxication, avait dévalisé une pharmacie du boulevard Monk et un magasin IGA ; il était toujours armé lorsqu'ill a été abattu ; à la suite d'une enquête de la Sûreté du Québec, les agents du poste 25 impliqués dans l'incident sont exonérés de tout blâme. (17 mai) Michel Mathurin, 49 ans, un concierge de race blanche, est abattu à l'extérieur d'un édifice de la rue Lawlor ; armé de 2 couteaux, il avait fait irruption chez son patron qui l'avait congédié ; celui-ci s'était échappé sans être blessé et avait appelé le 911 ; à la suite d'une enquête de la Sûreté du Québec, les agents du poste 14 impliqués dans lincident sont exonérés de tout blâme.
(29 juillet 1996) La ville ayant décidé que la Place Émilie-Gamelin serait le Parc Émilie-Gamelin, elle interdit par le fait même d'y demeurer entre minuit et 6 h ; en conséquences les gens qui avaient l'habitude d'y passer la nuit doivent être invités à aller ailleurs ; les policiers les avertissent, ils partent mais une fois les policiers partis ils reviennent ; les policiers arrêtent 76 d'entre eux qui manifestaient contre la décision de la ville ; en 2011, la Cour supérieure commence à entendre un recours collectif piloté par Me Julius Grey afin d'obtenir la somme de 10 000 $ pour chacune des personnes arrêtés en 1996 ainsi que pour toutes celles qui avaient reçu des constats d'infraction entre le 29 juillet 1996 et le 28 juillet 1999 ; Grey invoque quela ville n'avait pas adopté un règlement pour changer la vocation de la place en parc. (10 novembre) Après avoir embouti une minivan, Richard Whaley, 29 ans, un homme de race blanche, s'est rendu à la résidence du propriétaire de cette minivan et l'a menacé avec un tournevis ; arrivés sur les lieux, les agents du poste 55 ont aspergé Whaley de gaz-poivre parce qu'il résistait à son arrestation ; Whaley a alors subi une crise cardiaque et est décédé plus tard à l'hôpital.
1997
(1er janvier 1997) Création de la police de quartier.
(5 janvier 1997) Inauguration des 7 premiers postes de quartier.
1998
(30 avril 1998) Yvan Fond-Rouge, 36 ans, ets abattu par une équipe SWAT après qu'il se fut barricadé dans sa maison de L'Île-Bizard armé d'une carabine de calibre .22.
(Septembre 1998) Le directeur, Jacques Duchesneau, démissionne de son poste pour se porter candidat à la mairie de Montréal ; il est défait aux élections de novembre.
1999
(23 juin 1999) tragédie mortelle ; des policiers abattent de 3 balles Jean-Emmanuel Beaudet qui venait de commettre deux vols à main armée à la Place Ville-Marie.
(12 juillet 1999) Voir Affaire Lizotte.
2000
La Section technique devient le Module technique de la section de Soutien tactique et spécialsé.
(Mars 2000) À l'occasion d'une marche organisée par le Collectif opposé à la brutalité policière, la violence éclate, des vitrines sont fracassées, des automobiles de police sont saccagées et 112 personnes sont arrêtées.
(31 mai 2000) Un braqueur de banque qui détenait un otage, est abattu lorsqu'il dirige un revolver en direction des policiers qui l'encerclaient ; l'un des policiers du poste 35 l'atteint d'une balle à la tête ; l'arme du braqueur était un revolver à air comprimé.
(16 juillet 2000) Au cours d'une tentative d'arrestation, la police utilise du gaz-poivre pour maîtriser Luc Aubert, 43 ans, un homme de race blanche,qui est sous l'effet de la cocaïne ; placé sur une civière, ce dernier subit un arrêt cardiaque ; son décès est constaté à l'hôpital Notre-Dame.
(18 juillet 2000) Sébastien McNicoll, 26 ans, un homme de race blanche, est aspergé de gaz-poivre lorsqu'il résiste à son arrestation pour vol dans l'arrondissement Saint-Léonard ; il décède à l'hôpital.
(17 septembre 2000) Tragédie mortelle ; accident de la route ; l'agent Alain Matte est tué dans la collision de sa motocyclette avec une automobile.
(20 décembre 2000) Sanction de la Loi portant réforme de l'organisation territoriale municipale des régions métropolitaines de Montréal, de Québec et de l'Outaouais adoptée par l'Assemblée nationale le même jour ; cette loi ordonne, entre autres, la fusion de toutes les municipalités de l'île de Montréal et des municipalités de L'Île-Bizard et de L'Île-Dorval pour constituer la nouvelle ville de Montréal ; le Service de police de la Communauté urbaine deviendra le Service de police de Montréal et sera sous l'autorité de la ville de Montréal en 2002.
2001
L'effectif du service est de 4 172 agents.
(8 février 2001) Michael Kibbe, 19 ans, que les agents Dominique Côté et André Patenaude avaient arrêté à la suite d'une tentative de vol à main armée au restaurant McDonald à l'angle des rues Papineau et Sainte-Catherine Est, s'échappe dans le stationnement du Centre opérationnel Sud (sur la rue Guy, au sud du boulevard René-Lévesque Ouest), court, menottes au poignets sur une distance de 48 m, enjambe un muret de béton haut d'environ un mètre et aboutit sur un terrain asphalté 7 m plus bas ; il décède des suite de cette chute le 23 février suivant ; le 16 mars 2009, le Comité de déontologie policière déclare que les policiers ont été négligents en laissant Kibbe s'échapper, mais que cette négligence n'avait pas causé la mort du prisonnier.
(14 avril 2001) Le sergent détective Alain Desrosiers et le sergent détective Claude Aubin à la retraite plaident coupables à l'accusation d'utilisation frauduleuse et non autorisée de l'ordinateur central de renseignements policiers du Québec et de l'ordinateur Forcefield du SPCUM ; Desrosiers est condamné à 2 ans moins 1 jour de prison sans incarcération ; Aubin est condamné à 2 ans de prison ; Aubin aurait vendu des informations confidentielles à des motards et autres criminels. (12 (Juillet 2001) Michael Sarandou, qui venait de commettre un vol à main armée dans une banque, transperse de 5 balles l'agent André Leclerc qui le pourchassait ; l'agent Leclerc survit miraculeusement à ses blessures et réintègre le Service de police de Montréal après sa convalescence ; au moment de ce dernier crime, Sarandou, un adepte des drogues dures, venait de purger une peine de 16 ans prison infligée en 1986 pour 5 vols à main armée et pour avoir tué de 4 balles dans la tête sa conjointe Manon Lanthier qu'il venait à peine de connaître ; en février 2004, Sarandou est reconnu coupable de vol et tentative de meurtre sur l'agent Leclerc ; le 1 juin 2005, Sarandou, 56 ans, est déclaré délinquant dangereux et condamné à demeurer en prison jusqu'à ce que les psychiatres le déclarent apte à réintégrer la société civile.
2002
Le 1er janvier 2002, le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal-SPCUM devient le Service de police de la ville de Montréal-SPVM. Les revolvers de calibre .357 qui arment les policiers depuis 1990 sont remplacés par des pistolets Walter P99 Quick Action.
Le 28 février 2002, vers 10 h, l'agent Benoît L'Écuyer, 29 ans, un agent du Service de police de Montréal-SPVM, est tué par balles tirées sur l'autoroute Métropolitaine à Anjou.
Le conducteur d'une automobile verte de marque Infiniti avait dépassé la vitesse permise sur la voie de service de l'autoroute Métropolitaine ; comme le conducteur n'immobilise pas son véhicule lorsque requis, mais au contraire accélère, le patrouilleur et son compagnon de travail se mettent à sa poursuite ; leur véhicule coince l'Infiniti contre la rampe dans la voie d'accès à l'autoroute Métropolitaine ; les trois occupants sortent de l'automobile ainsi arrêtée et traversent en courant l'autoroute Métropolitaine poursuivis par les policiers ; des coups de feu sont tirés ; c'est alors que l'un des fugitifs identifié comme étant Stéphane Boucher, 25 ans, se retourne et fait feu à 5 reprises sur l'agent L'Écuyer qui est atteint de 4 projectiles ; Boucher s'engouffre dans une automobile de marque Pontiac Tempest qu'il vole à son propriétaire à la pointe du revolver, puis il s'enfuit vers l'est ; la Pontiac Tempest est retrouvée à Anjou le soir même du crime, mais pas son conducteur ; malgré qu'il portait une veste pare-balles, le policier décède d'une hémorragie interne ; les deux autres passagers de l'Infiniti sont appréhendés près de l'autoroute ; il s'agit de Karine Fleurent et Generoso ; la première était recherchée pour une omission de se présenter en cours alors que le second est inculpé sous 6 chefs d'accusations relativement à un hold-up commis avec Boucher deux semaines plus tôt ; le 5 mars, vers 0 h 45, Stéphane Boucher est arrêté dans une résidence de Saint-Jean-sur-Richelieu, puis accusé de meurtre prémédité au palais de justice de Montréal à peu près au moment où se tenaient les funérailles civiques du policier dans l'église Notre-Dame.
Madame Sylvie Lefebvre de Saint-Jean-sur-Richelieu avait fait savoir à la police que Stéphane Boucher se cachait dans son appartement. Le 6 mars 2002, Patrick Pagotto, 27 ans, et Natacha Rouleau, 28 ans, sont appréhendés puis accusés de complicité après le fait en relation avec l'assassinat de l'agent L'Écuyer ; ils auraient logé Stéphane Boucher alors que celui-ci était recherché pour meurtre ; Natacha Rouleau est la fille de Sylvie Lefebvre. Lors de son procès devant jury tenu à la fin d'octobre 2003, Boucher invoque la légitime défense pour expliquer son geste, mais le 1er novembre 2003, un jury n'ayant pas accepté cette thèse, le trouve coupable de meurtre prémédité, puis le juge James Burton, qui présidait le procès, condamne Boucher à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux. La Cour d'appel maintient le verdict et, le 18 janvier 2007, la Cour suprême du Canada refuse d'entendre l'appel de Boucher qui devra purgé sa peine telle qu'imposée par le premier juge du procès.
(Mars 2002) Lors d'une manifestation organisée par le Collectif fopposé à la brutalité policière, les policiers arrêtent 371 personnes ; en 2007, le juge Morton Minc acquitte 193 des accusés parce que la police les avait immobilisés de manière abusive et disproportionnée par rapport aux gestes illégaux posés par certains d'entre eux : les prévenus menottes aux poignets avaient été laissés sur la rue pendant 2 heures alors que la température était de 4 C.
(4 septembre 2002) Michel Morin, 43 ans, un sans abri de race blanche, agité et délirant sous l'effet de la cocaïne, est maîtrisé en le couchant sur le ventre et en le menottant aux pieds et aux mains au Presse Café de la rue Saint-Denis ; lorsque les agents le retournent, ils constatent qu'il est mort ; l'autopsie révèle que la cause de son décès est l'arrythmie cardiaque.
2003
(13 juin 2003, vers 2 h) Les agents Laurent Gingras, Éric Comeau, Roberto Miletto et Patrick Pelletier participent à l'agression physique de Stéphane Frenette et Karim Dialo ; le 24 février 2006, le Comité de déontologie les blâme sévèrement pour avoir frappé inutilement un citoyen sans raison apparente et accuse l'agent Éric Comeau d'avoir sciemment tenté de cacher la vérité devant lui et doute de sa capacité à porter un uniforme de policier.
(28 juin) Voir Affaire Berniquez.
2004
L'effectif du Service est de 4 203 agents.
Le 21 février 2004, vers 2 h 15) Six agents tentent de maîtrisé Rohan Wilson, 28 ans, un homme de race noire qui était dans un état d'intoxication avancée et titubait face au trafic au milieu de la rue Saint-Jacques Ouest ; maîtrisé difficilement, puis transporté par ambulance au Montreal General Hospital, il meurt attaché sur une civière étouffé dans son vomi ; la communauté noire de Montréal s'insurge devant le fait qu'un autre des siens décède après avoir été maîtrisé par la police ; le coroner, Line Duchesne, conclut à une mort accidentelle par intoxication alcoolique avec aspiration pulmonaire ; le taux d'alcool dans son sang était 3 fois supérieur à la limite légale de 0.08.
Le 17 mars 2004, un homme de 48 ans décède alors qu'il est reconduit chez-lui par des policiers.
Le 1er avril 2004, un homme de 35 ans se jette à l'eau à la Ronde du parc Jean-Drapeau, les policiers le sortent de l'eau, mais il décède à l'hôpital.
Le 24 mai 2004, Un agent tire 5 coups de feu sur Michel Brosseau, un cocaïnomane qui avait volé 2 couteaux dans un magasin et qui s'attaquait à des automobilistes sur le boulevard Saint-Laurent, à l'angle de la rue Maisonneuve ; Brosseau subira l'ablation de la rate, de la vésicule biliaire et d'une partie du colon à cause des balles qui l'ont atteint, et sera accusé de vol simple, d'agression armée et de méfait.
Le 24 juin 2004, Lorsqu'il arrête son véhicule à l'angle du boulevard Gouin et de la 19e avenue dans le quartier Rivière-des-Prairies et en descend en brandissant un objet contondant, Stéphane Coulombe, 35 ans, un homme de race blanche de Montréal, est abattu par une agente du Service qui le poursuivait parce que l'automobile qu'il conduisait avait été rapportée volée.
Le 20 juillet 2004, vers 21 h 30) Benoît Richer, 28 ans, un homme de race blanche, meurt au cours d'un échange de 4 ou 5 coups de feu avec l'escouade tactique du Service de police de Montréal à la suite d'une courte poursuite à grande vitesse qui s'est terminée à l'angle du boulevard Cartier Ouest et de la montée Major, près du pont Viau à Laval ; l'échange de coups de feu est survenu lorsque le suspect et les policiers sont descendus de voiture ; Richer, libéré de prison en mai, était l'objet d'un mandat d'arrestation émis le 10 juin relativement à une tentative de meurtre sur l'agent Sylvain Demeules de la Régie de police de la Rivière-du-Nord perpétrée le 4 juin précédent à Sainte-Anne-des-Lacs ; l'agent Demeules qui poursuivait une automobile avait été atteint d'une balle tirée par les fuyards qui venaient de commettre un vol avec violence dans la maison d'un marchand d'art de Sainte-Anne-des-Lacs ; le coup de feu qui l'a tué lui ayant été tiré à bout portant et ayant traversé le palais, fait croire à la police que Richer s'est suicidé ; il avait juré que la police ne le prendrait pas vivant ; en 1998, Richer faisait partie d'un groupe de cagoulards qui avait fait irruption dans une résidence de la 37e Avenue dans le quartier Fabreville à Laval ; détenu à la prison de Saint-Jérôme, il s'était évadé en passant par-dessus la clôture et en utilisant son manteau pour se protéger des barbelés ; en novembre 2000 Richer avait été condamné à plus de 5 ans de prison pour vols avec violence.
Le 21 juillet 2004, dans le Cimetière Saint-François-d'Assise, rue Sherbrooke Est, un homme se suicide d'un coup de feu alors que les policiers tentaient de le convaincre de ne pas tirer.
Le 25 juillet 2004, un homme qui tentait d'échapper aux policiers plonge dans le canal de l'aqueduc à Verdun et s'y noie.
En Novembre 2004, Roger Carbonneau et Isabelle Nault tiennent des propos qualifiés de racistes par Gemma Raeburn, une femme de race noire de Dollard-des-Ormeaux et Peter Charles et Frederick Peters, deux de ses amis de même couleur ; les agents avaient été alertés par des voisins qui croyaient que des personnes étaient en train de voler des effets chez madame Raeburn alors que celle-ci, aidée de ses deux amis ne faisait que les déplacer du garage à d'autres endroits de la propriété ; les propos des agents comportaient «bullets don't see colour» et «why don't you go back to your own country» ; saisi d'une plainte, le comité d'éthique policière du Québec concluait en 2007 que les propos étaient racistes et imposait des suspensions d'une journée à l'agent Carbonneau et de trois jours à l'agent Isabele Nault ; les trois personnes se plaignirent à la Commission des droits de la personne ; en octobre 2008, celle-ci recommande à la ville de payer 20 000 $ à chacun des trois plaignants ; le 2 octobre 2008, le juge Mark Shamie de la Cour du Québec déclare que les propos tenus étaient inappropriés et malheureux mais qu'ils n'étaient pas discriminatoires et il efface la suspension de Carbonneau et réduit celle de Nault à une réprimande écrite ; comme la ville a négligé de suivre la recommandation de la Commission, l'affaire est déférée au Tribunal des droits de la personne.
Le 15 novembre 2004, la police arrête 193 manifestants qui s'étaient réunis en contradiction d'un règlement municipal ; les personnes arrêtées sont menottées et immobilisées pendant 2 heures sans pouvoir téléphoner, manger ou boire à une température de 4 C.

2005
Un groupe de cols bleus retraités de la ville de Montréal occupent l'hôtel de ville ; les policiers de la Ville arrêtent 5 protestataires dont un amputé sur fauteuil roulant qui s'étaient enchaînés aux tables et chaises du Conseil ; pour dénoncer l'absence d'indexation de leurs pensions municipales.
Le Module technique de la Section de soutien tactique et spécialisé adopte le nom de Groupe tactique d'intervention (GTI) ; formé de 4 sergents, 2 agents d'intervention sénior et 18 agents d'intervention, ce groupe est responsable des interventions armées et de la protection rapprochée, des explosifs, des volets radiologiques, nucléaires, bactériologiques et chimiques et de la plongée sous-marine.
Le 27 avril 2005, Daniel Topey, 23 ans, soupçonné de faire le trafic de drogues est interpellé par le GTI dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce de Montréal ; au lieu de rester sur place, il part en courant, mais, touché à la tête par une balle tirée par un policier, il s'écroule au sol quelques secondes plus tard dans une ruelle ; il survit à sa blessure puis est accusé de tentative de meurtre du policier qui l'a abattu et qui prétend que le fuyard a tiré le premier et qu'il n'a fait que se défendre ; le procès de Topey se tient à Montréal en 2008-2009.
Le 11 janvier 2005, vers 10 h 50, l'agent Richard Kilsdonk du SPVM se présente à la porte de la résidence d'une femme de 19 ans de La Prairie ; celle-ci soupçonnant une anomalie appelle son copain et ouvre la porte sans raccrocher ; Kilsdonk, qui se fait passer pour l'agent Robert, informe la jeune femme qu'un mandat d'arrêt pèse contre elle pour une fraude commise à l'endroit du concessionnaire Mazda de Saint-Constant ; la femme demande des explications, mais Kilsdonk lui répond que les détails lui seront fournis au poste de police ; le copain qui a entendu cette conversation saute dans sa voiture et file à toute vitesse chez sa copine ; pris en chasse par un policier de Roussillon pour excès de vitesse, il se rend sur les lieux et explique à son poursuivant qu'un faux policier se trouve dans la résidence de sa copine ; l'agent entre et questionne Kilsdonk qui lui répond que ses papiers d'identité sont dans la voiture ; en chemin, il dit qu'il n'est pas vraiment policier et qu'il veut seulement jouer un tour à la femme, puis saute dans sa Mazda Protégé bleue, prend la fuite et sème l'agent de Roussillon ; Kilsdonk est arrêté 3 jours plus tard ; en mai 2006, il reconnaît sa culpabilité aux accusations de tentative d'enlèvement, de fabrication et d'utilisation de faux documents ainsi que d'avoir brisé ses conditions de mise en liberté provisoire en écrivant à sa victime ; ce dossier criminel le rendait automatiquement inapte à occuper une fonction de policier, mais ce n'est qu'en août 2008 qu'il sera destitué par le Comité de déontologie policière.
En Juillet 2005, l'ancien policier, Richard Paquette, est condamné à 5 ans de prison pour un délit de fuite ayant causé la mort de Serge Langelier en avril 2000.
Le 4 juillet 2005, vers 5 h, un homme de 59 ans est abattu en face du 5365, rue Berri, près de la rue Saint-Grégoire à Montréal par un agent qui sentait que sa vie et celle de sa collègue étaient menacées ; le 17 février 2006, la Couronne annonce qu'elle ne retiendra aucune charge contre l'agent.
Le 14 novembre 2005, une jeune fille de 14 ans est tuée lorsque l'automobile volée dans laquelle elle prend place est poursuivie par une auto-patrouille et entre en collision frontale avec une autre automobile.
Le 2 décembre 2005, Voir Affaire Bennis.
Le 2 décembre 2005, Mohamed Annas Bennis, 25 ans, aurait attaqué un policier à coups de couteau alors que ce dernier surveillait les abords d'un édifice faisant l'objet d'une perquisition de la part de la Sûreté du Québec ; blessé au cou et à la jambe, le policier fait feu et blesse mortellement son agresseur ; on ne sait pas pourquoi Bennis aurait attaqué le policier, puisqu'il ne semble relié d'aucune façon à la perquisition en cours.

2006
Le Service de police de Montréal absorbe les agents du métro et assume dorénavant la police dans le métro.
Le 17 février 2006, Les agents, Roberto Sforza, 37 ans, et Fabio Nicola-Cavaliere, 30 ans, sont suspendus pour la violence dont ils auraient fait preuve lors de l'arrestation de Éric Kennedy, 29 ans, et de Anne-Marie Péladeau, 41 ans, le 12 octobre 2005 ; un hélicoptère du réseau de télévision TVA, propriété du Groupe Québecor, filmait l'incident ; Anne-Marie Péladeau est la fille de Pierre Péladeau, le fondateur de Québecor ; en octobre 2006 Anne-Marie Péladeau reconnaît sa culpabilité à 4 accusations de vol, une accusation d'entrave à la justice pour avoir tenté de soudoyer une employée du Centre de désintoxication qui l'avait surprise avec de la drogue, et elle est condamnée à 18 mois de prison à être purgée en cure de désintoxication ; en 2006, les deux policiers intentent une poursuite de 1,5 M $ contre Anne-Marie Péladeau ; le 3 janvier 2007, Éric Kennedy, sous le coût de 3 mandats d'arrestation, est trouvé caché dans une sécheuse à linge d'une résidence dans laquelle il était entré par effraction alors qu'il fuyait la police au volant d'une auto volée ; les 2 agents sont également poursuivi au criminel, Cavaliere, pour voies de fait, et Sforza, pour voies de fait ayant causé des lésions et voies de fait armée (lampe de poche) ; le 22 mai 2008, les 2 agents sont acquittés des accusations qui pesaient contre eux, le juge Martin Vauclair ayant trouvé que l'arrestation avait été vigoureuse, mais pas excessive compte tenu de la résistance violente opposée par madame Péladeau lors de l'incident ; le 15 octobre 2008, Anne-Marie Péladeau intente une poursuite de 95 000 $ en dommages contre les 2 policiers.
Le 16 octobre 2006, Un homme de 53 ans de race blanche est abattu par des agents du poste 11 à l'extérieur de sa résidence de Côte-Saint-Luc ; il avait brandi un objet contendant en direction des agents.
(Le novembre 2006, vers 8 h 40) Daniel Vanier, 42 ans, tente de voler le dépanneur Couche Tard de la rue Provost dans l'arrondissement de Lachine à Montréal ; le préposé ne voulant ou ne pouvant pas lui donner le produit de la caisse, le voleur le poignarde ; la police l'ayant cerné, Vanier se poignarde à plusieurs reprises au thorax et décède sur les lieux.
Le 7 novembre 2006, Un homme commet un vol à main armée et blesse le commis d'un dépanneur de la rue Provost, près de la 25e Avenue ; informés que le voleur avait fui vers un triplexe du voisinage, les agents s'y rendent et lorsqu'il les voit venir, il se poignarde.

2007
Le 27 avril 2007, vers 16 h 40, Daniel Topey, 21 ans, qui marchait dans la rue Saint-Jacques, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce de Montréal, est interpelé par les agents du groupe tactique d'intervention ; son ami obéit à l'ordre des policiers de s'immobiliser, Topey s'enfuit en courant un policier tire des balles en plastique dont l'une atteint Topey qui trébuche, mais continue sa course ; un peu plus loin d'autres coups de feu retentissent ; Topey aurait tiré en direction du policier Nicolas Brazeau qui aurait répliqué et atteint Topey à la nuque ; Topey survit à sa blessure ; un pistolet Glock de claibre .45 est trouvé près de Topey ; les policiers trouvent dans la chambre de Topey du crack, de la marijuana et 5 000 $ en argent comptant ainsi qu'une arme fonctionnelle et des munitions. Les paroles d'une chanson trouvée dans sa chambre disent «Bust at the cops, empty the Glock, Redemption is over. Intentions to smoke yeah I'm more than a killer...» Le 29 septembre 2009, Topey estacquitté de l'accusation de tentative de meurtre sur un policier, mais il a été reconnu coupable d'avoir mis la vie d'un policier en danger en tirant dans sa direction. Le 12 janvier 2010, Daniel Topey est condamné à 7 ans de prison pour avoir fait feu en direction d'un policier et à 2 ans additionnels pour trafic de drogues.

Le 26 juin, 2007 Une policière fait feu sur un chauffard présumément ivre sur la rue Frank-Selke dans le quartier Pointe-Saint-Charles ; l'homme d'une trentaine d'année, qui s'était emparé d'un baton de policier et frappait les deux policières qui voulaient le menoter, est blessé mais on ne craint pas pour sa vie.
Le 9 juillet, 2007 Vianney Charest, 51 ans, qui était entré par effraction dans le Motel Bourassa, sur le boulevard Henri-Bourassa Est à Montréal, pour s'emparer du contenu de la caisse, est abattu d'au moins 3 balles par l'un des policiers de Montréal appelés sur les lieux ; Charest, originaire de la région du Saguenay avait un dossier juduciaire dont la première entrée remontait aux années 1980 ; condamné à 9 ans de prison en 1991 pour vol qualifié, puis arrêté en 2006 pour conduite avec facultés affaiblies.
Le 2 octobre, 2007 Un homme de 32 ans est grièvement blessé lorsqu'il refuse de jeter une arme blanche avec laquelle il venait de blesser le propriétaire de son logement de l'avenue des Angevins près du boulevard Yves-Prévost dans l'arrondissement Anjou à Montréal.
Le 14 octobre, 2007, vers 21 h 30) Quilem Registre, 38 ans, circule en automobile sur la 23e Avenue près de la rue Jean-Rivard dans le quartier Saint-Michel de Montréal ; il brûle un feu rouge et est pris en chasse par une patrouille de police ; conduisant de façon erratique, il accroche les côtés de 2 voitures stationnée puis entre de plein fouet en collision avec une autre ; Registre, un homme de race noire en état d'agitation fébrile, résiste à son arrestation et il est maîtrisé par 6 décharges électriques tirées en 53 secondes d'un pistolet Taser ; il décède à l'hôpital le 18 octobre suivant d'une nécrose du foie, de l'intestin grêle et du côlon ; l'autopsie révèle des traces de cocaïne dans son corps ; le 6 mars 2008, la famille de Registre porte plainte contre le Service de police de Montréal ; le 29 août 2008, la coroner Catherine Rudel Tessier présente son rapport d'enquête sur le décès de Registre et conclut que les policiers avaient le droit d'utiliser le taser, mais que celui-ci ajouté à la cocaïne et l'alcool absorbé par la victime, pouvait avoir contribué au décès ; elle se demande si les policiers n'ont pas utilisé le Taser trop rapidement ; le taser comportant des risques pour la vie et la santé des victimes, la coroner demande au ministre de la Sécurité publique du Québec de lancer une étude pour mieux analyser son usage et suggère d'obliger les services de police à filmer toutes les interventions qui mettent le taser à contribution.

2008
Le 25 janvier 2008, L'agent Pierre Goulet, 41 ans, est condamné par la juge Sylvie Durand de la Cour du Québec à 27 mois de prison pour avoir aidé son ami d'enfance, Bernard Mondou, un narcotrafiquant, à blanchir 3,5 millions $, lui avoir servi de prête-nom et avoir participé à la négociation d'un envoi de 800 à 900 kg de cocaïne ; Goulet avait été arrêté en juin 2006, avait plaidé coupable aux accusations portées contre lui ; du 1er février 2000 au 28 février 2002, Goulet avait transporté en Floride de 500 000 à 1 million $ à 5 ou 6 reprises pour le compte de Mondou qui lui avait versé 60 000 $ pour ses services ; pour sa part, Mondou, qui avait été arrêté en 2004 par la Drug Enforcement Agency des États-Unis, a été condamné à 11 ans de prison aux États-Unis.
En Mars 2008, À l'occasion de la marche annuelle organisée par le Collectif opposé à la brutalité policière, la violence éclate, des vitrines sont fracassées, des automobiles de police sont saccagées et 47 personnes sontarrêtées et accusées d'actes criminels.
Le 14 mars 2008, Six auto-patrouilles sont incendiées en face du poste 23 à l'angle des rues Hochelaga et Létourneux, près du Stade Olympique.
Le 16 mars 2008, Un groupe auto-nommé Collectif Ton Père revendique la paternité de l'incendie des auto-patrouilles du poste 23.
Le 21 avril 2008, Lors d'une manifestation qui a suivi la victoire des Canadiens de Montréal sur les Boston Bruins au Centre Bell, 9 auto-patrouilles sont rendues inutilisables par les incendies allumés par des manifestants en délire et 14 autres auto-patrouilles sont lourdement endommagées.
Le 21 mai 2008, Lonny Erickson, 40 ans, est arrêté après avoir mis le feu à une auto-patrouille dans le stationnement du Poste 35 dans le quartier Petite-Patrie de Montréal ; Erickson est un chercheur de la McGill University détenteur d'un doctorat en santé publique, d'une maîtrise en sciences cliniques, d'un diplôme d'études supérieures en santé publique et d'un baccalauréat en physiologie ; accusé d'incendie criminel, de possession de matériel incendiaire et de méfait, il est libéré sous un cautionnement de 5 000 $ et sur promesse de se présenter à l'hôpital pour un examen et de prendre tout médicament qui lui sera prescrit ; l'autopatrouille est une perte totale évaluée à 50 000 $.
En Juillet 2008, Comme moyen de pression dans leur négociation pour le renouvellement de la convention collective, les policiers décident de ne plus porter leur képi et le pantalon règlementaire qui sont remplacés par une casquette rouge et un pantalon de type camouflage ordinairement porté par les militaires au combat.
Le 9 août 2008, Voir Affaire Villanueva.
Le 4 octobre 2008, Nashwan Abdullah, 18 ans, est pourchassé par la police à l'angle de la 23e Avenue et de la rue Everett dans le quartier Saint-Michel de Montréal ; le jeune homme, qui était recherché pour être interrogé en relation avec une tentative de meurtre, est atteint d'une balle à l'abdomen tirée par un policier alors qu'il refusait de laisser tomber une arme blanche qu'il avait à la main ; une policière avait tenté de le maîtriser avec du gaz-poivre, mais cette substance a plutôt aveugler temporairement lorsqu'elle a été repoussée par le vent ; le jeune homme a été transporté à l'hôpital mais sa vie n'était pas en danger ; Abdullah avait été arrêté à Montréal pour possession de marijuana en janvier 2008 et à Sherbrooke en avril 2008 pour entrée par effraction.
Le 22 décembre 2008, Patrick Michel, 31 ans, est atteint au visage, au bras et à une jambe par le tir d'un policier de Montréal dans l'arrondissement Ahuntsic-Cartierville de Montréal ; Patrick Michel aurait surgi armé d'une automobile en menaçant les policiers venus l'arrêter pour une affaire de violence familiale ; la Sûreté du Québec qui enquête sur l'incident, a saisi 2 armes à feu dans l'automobile du blessé qui était connu pour frayer avec les gangs de rue ; Michel avait purgé plusieurs mois de prison au cours des 10 années précédentes pour voies de fait, harcèlement criminel, vol, fraude et utilisation frauduleuse de cartes de crédit.

2009
Opération AXE (opération policière). (J)
Le 12 février 2009, 500 agents du Service de police de Montréal-SPVM et 200 agents de la Gendarmerie royale du Canada-GRC, de la Sûreté du Québec-SQ et autres corps de police municipaux participent à une opération surprise appelée Projet Axe qui vise à neutraliser les Syndicate, le plus important gang de rue de Montréal contrôlé par les Hells-Angels ; les policiers saisissent
25 armes à feu,
41 kg de cocaïne,
11 kg de haschisch,
225 kg de marijuana et
plus de 600 000 $ en espèces.

Ils arrêtent 41 personnes faisant l'objet de mandat d'arrêt, mais 6 autres ne sont pas trouvées ;
Gregory Wooley, 36 ans, le fondateur des Syndicate, est arrêté au pénitencier de Kingston (Ontario) où il purge une sentence de 15 ans de prison depuis 2005.
Emmanuel «Mano» Zephir, 36 ans, est arrêté à son domicile de Terrebonne ; en 2006, ce dernier a pris le contrôle des Syndicate peu après sa libération du pénitencier où il purgeait une sentence pour homicide involontaire au cours d'un party d'Haïtiens dans le nord de Montréal en 1999 ; son frère Jean-Ismaël Zephir, 32 ans, est accusé de complot d'importation de drogues d'Haïti ;
Dany Cadet-Sprinces, 38 ans, est arrêté à l'Institut pénitentiaire Leclerc où il purge une sentence de 4 ans pour trafic de drogues ;
Jean Lavertue, 34 ans, un haltérophile olympique, ses frères Martin, 40 ans, Stéphane, 33 ans, et Patrick, 31 ans, sont arrêtés à leurs résidences de Pointe-Claire ; les Lavertue formaient une cellule dans le sud-ouest de Montréal ; Daniel D'Amours, 31 ans, et Martin Morse, 27 ans, leur servaient de liens avec les petits revendeurs de rue du Sud-Ouest ;
Curtis Rodney, 36 ans, Roberto Sauro, 30 ans, Nelio Timothée, 34 ans, Emmanuel Mémé, 23 ans, Igor Vassiliev, 60 ans, sont parmi les personnes arrêtées lors de l'Opération Axe.
Pasquale Mangiola, 38 ans, est accusé de complot, de possession et de trafic de cocaïne et de possession d'une arme prohibée ; Magniola agissait comme intermédiaire entre les gangs de rue Syndicate, Bleus et les frères Lavertue.
Fernand Lauzon, 68 ans, serait l'un des principaux fournisseurs de cocaïne des frères Lavertue auxquels il livrait de 1 à 4 kg par semaine à partir de sa résidence du 2024, rue Cardinal, dans le quartier Émard. Le 31 juillet 2012, la Commission des libérations conditionnelles refuse sa demande de libération conditionnelle.
Le 26 novembre 2009, le juge Fraser Martin refuse que les frères Jean, Patrick et Stéphane Lavertue soient libérés sous caution.
Le 26 avril 2010, Jean Lavertue est condamné à 8 ans de prison, Patrick Lavertue, Stéphane Lavertue et Patrick Rondeau sont condamnés à 5 ans de prison par le juge Jean-Pierre Bonin.
En 2010, Revenu Québec évalue à 1,7 M $ le revenu que les frères Jean et Stéphane Lavertue ont empoché pendant les années 2006, 2007 et 2008 et qu'ils doivent payer les impôts sur cette somme ; les Lavertue prétendent qu'ils n'ont perçu que 600 000 $ et que l'estimation de Revenu Québec n'a pas tenu compte de certaines dépenses telles les redevances (de 6 000 $ à 10 000 $ par mois) qu'ils devaient payer au gang des Syndicate pour opérer sur le territoire ; selon la police, le revenu des frères Lavertue a atteint 4 M $ entre le mois d'août 2007 et le 12 février 2009. Voir également Guerres des gangs.
Le 16 mars 2009, à l'occasion de la marche annuelle organisée par le Collectif opposé à la brutalité policière, la violence éclate, des vitrines sont fracassées, 25 commerces et automobiles de particuliers et des automobiles de police sont saccagées ; 221 personnes sont arrêtées dont 32 sont accusées d'actes criminels.
Le 22 mars 2009, vers 7 h 20, un individu de 52 ans, armé d'un couteau, défonce la porte vitrée du poste de quartier 33, sur l'avenue du Parc, dans le quartier de Park Extension de Montréal ; il menace les agents qui s'y trouve et ceux-ci l'abattent ; l'individu, âgé de 52 ans, avait poignardé un homme âgé de 61 ans, sur l'avenue Champagneur non loin du poste de quartier ; le suspect et sa victime sont des voisins ; on ne craint pas pour leur vie ; la Sûreté du Québec enquête sur l'incident du poste 33.
En Juillet 2009, afin de s'assurer que le directeur Delorme demeure à son poste après l'expiration de son mandat le 13 avril 2010 pour une période additionnelle de 3 ans, la ville accepte de prolonger son contrat pour une période de 3 ans et de compter pour 2, chaque jour d'emploi additionnel pour les fins d'établissement du niveau de sa pension.
2010
En mars 2010, une vingtaine d'automobiles de police sont saccagées dans le stationnement du poste du quartier Saint-Henri.
Le 4 mai 1010, à la surprise des autorités, le directeur Yvan Delorme annonce qu'il quittera son poste en septembre. Âgé de 47 ans, il est le plus jeune à avoir occupé cette fonction. La Presse révèle que le numéro 3 dans la hiérarchie de la police de Montréal, le directeur adjoint Mario Gisondi, serait président de la compagnie Masy, une entreprise de construction de maisons de luxe à Saint-Bruno-de-Montarville et Boucherville ; ce fait, connu de Delorme, aurait été publié alors que la course au remplacement de Delorme est commencée.
Le 19 août 2010, Marc Parent est nommé directeur du Service de police de la ville Montréal.

2011
En Janvier 2011, Ian Davidson, 57 ans, prend sa retraite de la division du renseignement criminel du SPVM. Avant de quitter le service, il s'empare d'une liste ultra secrète d'environ 2 000 informateurs de police et agents secrets.
Le 17 janvier 2011, sa conjointe loue une chambre à l'hôtel Châteauneuf de Laval et l'y laisse seul. Davidson s'y réfugie après avoir appris que sa tête était mise à prix et que son identité serait bientôt rendue publique.
Le 18 janvier 2011, vers 8 h 15 une femme de chambre découvre le cadavre ensanglanté de l'ex policier Davidson dans la chambre 104 de l'hôtel Châteauneuf à Laval ; il s'était tranché la gorge ; il aurait aussi essayé de faire affaire avec un gang de Kurdes turcs actif dans le trafic de drogues au centre-ville de Montréal ; L'autopsie pratiquée sur le corps de l'ex policier confirme qu'il s'est suicidé ; le 21 janvier 2012, La Presse révèle qu'une personne a aidé Davidson à prendre contact avec un gang de Kurdes pour qu'il marchande la liste d'informateurs ; il s'agit de son fils Christian Davidson ; la Presse révèle que pendant plus de 6 ans, le fils cadet de Davidson a entretenu une liaison avec la fille d'un trafiquant de drogues proche de Maurice «Mom» Boucher.
Le 26 janvier 2011, peu après 2 h, une agente du Service de police de Montréal abat Jean-Claude Lemay, 48 ans, qui refusait de s'arrêter et qui, même après avoir été aspergé de poivre de cayenne, s'approchait d'elle en brandissant un couteau ; la police avait été appelée parce qu'une femme subissait une agression par son ex mari en crise dans un logement situé sur la rue Molson, entre les rues Bellechasse et Beaubien dans le quartier Rosemont ; Lemay était connu de la police pour avoir été condamné dans les années 1980 pour avoir tué sa première conjointe de 52 coups de couteau.
Le 26 janvier 2011, vers 3 h 45, un agent du Service de police de Montréal abat Patrick Saulnier, 27 ans, de Longueuil, qui faisait partie d'un groupe de 3 hommes (Patrick Saulnier, Dany Provençal et Jonathan Cardinal) qui s'étaient introduits dans la résidence de la famille de Carlos Birlain Noriss sur le chemin Windermere à Beaconsfield ; des coups de feu de calibre .38 auraient été tirés par l'un des intrus qui demandaient où était le canabis (Where is the weed ?) ; le propriétaire avait réussi à signaler le 911 et les intrus qui s'étaient rendu compte qu'ils s'étaient trompé d'adresse s'étaient évadés dans une automobile Mercedez SUV qui était entrée en collision avec une station wagon Subaru près de la voie de service de l'autoroute 20 à Kirkland ; Dany Provençal, 31 ans, se rend à la police arrivée sur les lieux et Cardinal est recherché et sera arrêté 4 mois plus tard et condamné à 4 ans de prison. Arrêté une première fois en à Chicoutimi, Patrick Saulnier, qui avait subi une cure de désintoxication, avait été de nouveau arrêté en août 2009 à la suite d'une introduction par effraction dans un magasin Métro de Labrecque au Saguenay ; il s'était reconnu coupable le 26 août 2010 d'une série de vols dans de petits commerces et avait été condamné à 34 mois de prison ; il en était sorti en janvier 2011 et s'était installé à Longueuil ; Provençal est accusé d'introduction par effraction, de séquestration et de menace de mort, de possession, d'utilisation d'une arme à feu, d'avoir braqué cette arme, de conduite dangereuse, de délit de fuite, de méfait et de complot avec Saulnier. Le 21 septembre 2011, Provençal plaide copupable à 9 des 11 chefs d'accusation d'entrée par effraction qui pesaient contre lui et il est condamné à 82 miois de prison. Le 16 novembre 2012, la coroner, Catherine Rudel-Tessier, qui a dirigé l'enquête sur le décès violent de Saulnier, conclut que celui-ci n'était pas armé, mais qu'il était suicidaire. (The Gazette, 20 novembre 2012, page A7)
Le 16 février 2011 vers 1 h, appelée via le 911 par un automobiliste résident de Brossard, 45 ans, qui se disait menacé dans son automobile à l'angle de la rue Jean-Talon Ouest et du boulevard Décarie, les policiers de Montréal le trouvent roulant en direction nord sur Décarie ; pour une raison inconnue, l'automobiliste fonce sur une auto de police, puis repart à toute vitesse heurtant d'autres autos de police sur son parcours ; les policiers tirent sur l'automobiliste et le blessent ; selon un témoin de l'incident, le conducteur aurait ralenti et il aurait été presque stoppé lorsqu'un policier, sans avertissement, aurait tiré à travers la vitre du côté passager de l'automobile ; puis, plusieurs policiers l'auraient sorti de l'automobile, couché par terre et menoté alors qu'il criait qu'il avait mal ; en plus de l'automobiliste, 4 policiers ont été traités à l'hôpital dont 3 pour choc nerveux et un pour blessures aux jambes subies lors de la première collision ; au bout d'une quarantaine de minutes, les policiers aurait invité ce témoin à quitter les lieux sans l'avoir questionné ; la Sûreté du Québec n'a été avisée de l'incident qu'à 3 h 30 alors que selon la directive du ministre de la Sécurité publique, lorsqu'un incident impliquant l'utilisation des armes de service par un agent du Service de police de Montréal, la SQ doit en être avisée dans l'heure qui suit.
En avril 2011, le Service de police de Montréal est informé par un avocat que quelqu'un voulait vendre une liste ultra confidentielle contenant les noms d'informateurs de police ; à ce sujet, Ian Davidson, 57 ans, était soupçonné par ses confrères et la police obtient un mandat de perquisition et débarque au domicile de Davidson ; la police de Montréal truffe de micros la maison et l'automobile de Davidson qui planifiait sa f 2002uite au Costa Rica où son frère avait une résidence.
Le 7 juin 2011 , vers 6 h 40, Mario Hamel, 40 ans, un sans-abri armé d'un couteau de chasse à longue lame (style Rambo), est repéré sur la rue Saint-Denis alors qu'il s'affaire à éventrer les sacs à ordures entre les rues Sanguinet et Hôtel-de-Ville et à répandre le contenu dans la rue ; un témoin appelle la police ; quatre agents arrivent sur les lieux et tentent de le convaincre de jeter son arme ; certains des agents le connaissent puisqu'ils disent «Mario, jettes ton couteau» ; après le poivre de Cayenne qui se révèle inutile, les agents dégainent leurs pistolets et Hamel est abattu ; Patrick Limoges, un préposé à l'entretien de l'Hôpital Saint-Luc, qui circulait à bicyclette à une vingtaine de mètres de Hamel, sur le côté ouest de la rue Saint-Denis en direction de son lieu de travail, reçoit une balle à la nuque lors de la fusillade et décéde plus tard à l'Hôpital ; Hamel avait demandé à un ami de lui prêter son camion afin qu'ils puisse rendre visite à ses enfants dans la région du mont Orford ; l'ami ayant refusé, Hamel creva les pneus du camion et entreprit d'éventrer les sacs à ordures sur la rue Saint-Denis ; selon des gens qui le connaissaient, Hamel était plutôt dément et voulait tuer tout le monde ; il voulait tuer sa mère et disait qu'elle l'avait vendu pour de la viande à chien ; le 17 mai 2012, le directeur des poursuites criminelles et pénales annonce qu'aucune infraction criminelle n'avait été commise par les agents du SPVM et qu'aucune poursuite ne sera intentée contre les agents ; le 5 décembre 2012, le coroner qui a enquêté sur la mort de Hamel et Limoge conclut que l'arme utilisée par la police aurait dû être une arme intermédiaire comme le Taeser que la police n'avait pas à la ceinture ni dans l'auto-patrouille.
Le 21 septembre 2011, Mario Plante et Jean-François Pelletier, deux cadres supérieurs du Service sont relevés de leur fonction parce qu'ils étaient à couteaux tirés avec le directeur , Marc Parent, qui a remplacé Yvan Delorme à la direction du service.
En octobre 2011, Ian Davidson avait été interpellé à l'aéroport où il allait prendre un avion pour Costa Rica, puis il avait été relâché après avoir été interrogé ; il était en possession de son ordinateur portable qui contenait du matériel informatique ultra-secret.
2012
Le 6 janvier 2012, vers 1 h 30, Farshad Mohammadi, 34 ans, un sans-abri qui fréquente la Welcome Hall Mission, la Maison du Père, la Old Brewery Mission et la Mission Bon-Accueil de Montréal sommeillait dans l'édicule de la station de Métro Bonaventure à Montréal ; deux policiers du SPVM l'ont approché et il est devenu soudainement agité exhibant un X-acto avec lequel il aurait blessé l'un des agents au visage, dans le cou et à l'abdomen , puis, il a commencé à marcher vers l'escalier menant à la rue de la Cathédrale ; il a refusé de s'arrêter et de se coucher par terre lorsque les policiers lui en ont donné l'ordre ; le policier blessé tire 3 balles qui atteignent le fuyard ; celui-ci, qui ne portait aucune identification sur lui, décède à l'Hôpital; selon le quotidien The Gazette, la police avait évincé Mohammadi de son appartement de la rue Sainte-Marguerite dans le quartier Saint-Henri au début de décembre 2011 à la demande du propriétaire qui avait obtenu l'expulsion de la Régie du loyer à cause d'une dette de 215 $ et de son comportement ; Mohammadi était d'origine kurde venu du nord de l'Iran et arrivé à Montréal via Halifax ; sa langue maternelle était le farsi, mais il parlait aussi l'anglais. C'était un homme qui pouvait être très calme et gentil un instant, puis tomber en état agressif et d'une violence extrême l'instant d'après; l'un de ses voisins a dit qu'il prenait beaucoup d'héroïne ; il disait qu'il avait fait la guerre avec les rebelles kurdes contre le régime iranien ; il avait été condamné en 2009 à 2 ans de probation pour introduction par effraction dans un édifice non résidentiel de Montréal ; sans emploi, il était logé dans un appartement en vertu du programme fédéral Projet Chez-soi, de la Commission nationale de la santé mentale qui trouve logements et services de soutien aux personnes sans abri et souffrant de problème de santé mentale ; Mohammadi était un réfugié résident permanent canadien depuis 2006 ; comme il n'était pas citoyen canadien, sa condamnation a automatiquement enclenché le processus d'expulsion ; le 30 mai 2011, un commissaire à l'immigration avait ordonné son expulsion vers l'Iran. Le 21 juillet 2014, le coroner Jean Brochu déclare : Encore une fois, nous devons déplorer la mort d'une personne souffrant de troubles mentaux. Encore une fois, des agents de police se sont trouvés sur la ligne de front d'une intervention auprès d'une personne requérant des traitement de santé et des services sociaux plutôt qu'une intervention de la police. Le coroner Brochu avait présidé l'enquête sur les tirs des policiers vers l'itinérant Mario Hamel et avaient par accident atteint mortellement Patrick Limoges, un cycliste qui circulait sur la rue Saint-Denis le 7 juin 2011.
Le 16 février 2012, vers 7 h 45, Jean-François Nadreau, 30 ans, est abattu par un patrouilleur du SPVM ; il aurait foncé vers les policiers une machette en main dans le couloir de son logement de la rue Nicolet à Montréal. Les policiers avaient été appelés sur les lieux parce que l'homme menaçait de se suicider ; les policiers lui ont donné l'ordre de s'arrêter et de lâcher sa machette, l'individu continua d'avancer dans l'étroit corridor ; on a avancé la théorie du suicide par policiers interposés.
En mai 2012, Mario Lambert, un enquêteur de la section des crimes majeurs est suspendu après que l'agent Philippe Paul a été avisé par un indic que Lambert donnait illégalemnt des renseignements à l'une de ses sources ; Lambert a été reconnu coupable de fraude pour être entré dans la base de données su Service de police sans justification ; Lambert a été congédié.Philippe Paul a témoigné à huis-clos au procès de Lambert
Le 14 juin 2012, deux policiers du Service de police de l'agglomération de Longueuil et deux policiers de Montréal sont appréhendés par des policiers du Service de police de Montréal dans le cadre d'une enquête sur des motards qui auraient sauvagement battu un policier de Montréal au Mexique en janvier 2011 ; ces policiers sont soupçonnés d'être reliés aux individus qui avaient roué de coups un policier en vacances.
Le 14 juillet 2012, vers 3 h, un homme de 24 ans conduisant un pick-up rouge fait crisser ses pneus en face d'un groupe de piétons ; un policier monte sur le marche-pied et ordonne au conducteur d'arrêter son véhicule ; le jeune homme continue sa route alors que le policier est toujours sur le marche-pied. le policier dégaine et tire sur le conducteur.
Le 2 octobre 2012, la constable Stéfanie Trudeau portant le matricule 728 du Service de police de Montréal-SPVM tente d'arrêter un homme qui buvait une bière sur la voie publique près d'une résidence de l'avenue Papineau à Montréal. Au cours de l'opération, elle devient violente sous les yeux d'une personne qui passait par là et qui filme l'événement avec un téléphone portable. Elle applique une prise d'étouffement sur l'homme qu'elle voulait arrêter ; quand finalement elle lâche prise, elle fait un rapport verbal de l'incident ; ce rapport verbal est enregistré sur un téléphone portable dont la fonction enregistrement avait été accidentellement déclenchée ; ce téléphone saisi révèle que le langage de l'agente Trudeau est parsemé de jurons et d'insultes à l'endroit des occupants de la résidence en question ; sans trop savoir comment, le film de l'incident ainsi que le verbatim de son rapport parviennent aux médias qui les diffusent en boucle. Dans son rapport à son supérieur, elle prétend qu'elle a été insultée et que l'on pourrait accuser les personnes arrêtées «on va l'essayer sur l'intimidation. On va voir si ça va passer». Elle risque ainsi d'être accusée de tentative de méfait public pour avoir tenté de fabriquer de fausses accusations. Le directeur de la police de Montréal, Marc Parent prend immédiatement la décision de désarmer et de retirer la policière et de convoquer une conférence de presse très peu de temps après avoir pris connaissance de l'incident et d'y présenter les excuses du Service de police de Montréal à tous ceux qui ont été visés «par les propos complètement inacceptables et intolérables de la policière». 4 personnes Rudi Orchietti, Serge Lavoie, Simon Pagé et Karen Molina) sont arrêtées lors de l'incident, puis la police suspend les plaintes de voies de fait contre un policier et d'entrave au travail d'un policier portées contre Rudi Ochietti et Serge Lavoie qui sont libérés sans qu'aucune accusation ne soit retenue contre eux ; Simon Pagé, qui a filmé l'incident, est parmi ;es peresonnes qui ont été accusées. Lors des manifestations étudiantes du printemps 2012, Stéfanie Trudeau, connue comme matricule 728, avait été filmée aspergeant des manifestants de gaz poivre. De plus, en 2001, elle avait été suspendue pendant 6 jours sans salaire sur décision du Comité de déontologie policière pour avoir en 1996, eu une attitude agressive et obtuse envers le personnel de l'hôpital Sainte-Justine qui lui avait refusé l'accès au dossier médical d'un accusé. (Le Devoir, 12 octobre 2012). Le 27 mars 2013, le procureur général annonce qu'aucune accusation ne sera portée contre Rudi Orchietti, Serge Lavoie, Simon Pagé et Karen Molina. Le 21 mars 2014, le procureur général porte des accusations de voies de fait simple contre l'agente Stéphanie Trudeau, matricule 728 pour les faits qui se sont produits le 2 octobre 2012.
Le 29 novembre 2012, le gouvernement Québec annonce qu'il proposera une loi qui créera un bureau d'enquête indépendant composé de civils et dirigé par eux ; ce bureau se chargera des enquêtes, ordonnées par le ministre de la Sécurité publique, sur la conduite des policiers ; il remplacera la procédure habituelle qui veut qu'un autre corps de police enquête sur les bavures policières impliquant un auttre corps de police que celui dont certains membres sont mis en cause.
2013
Le 12 janvier 2013, l'ex-policier, ami et ex-collègue de Davidson est accusé de possession illégale d'armes à autorisation restreinte cet ex-policier avait été vu au domicile de Davidson lorsque ce dernier était sous surveillance avant son décès.
Le 18 février 2013, le quotidien La Presse rapporte que le chef Marc Parent a donné le feu vert à une opération de nettoyage au sein de son service à la suite d'allégations d'inconduite. La section des agents d'infiltration est ainsi plongée dans la tourmente ; sa hiérarchie vient d'être décapitée et trois agents syndiqués ont été mutés, alors que l'enquête interne sur des dérapages survenus lors d'une formation n'est pas encore terminée. De nouvelles allégations planent sur certains membres de cette escouade. l'inspectrice qui chapeautait cette escouade est ciblée par une enquête interne et a été rétrogradée au poste de commandant et affectée à des tâches administratives au quartier général de la rue Saint-Urbain; la purge touche également la commandante de l'unité qui a, elle aussi, été mutée au quartier général. En novembre 2012, un jeune aspirant à cette escouade avait été invité à une réunion des membres de cette escouade dans un bar de Montréal ; une jeune policière lui aurait avait baissé son pantalon et avait manipulé son pénis pour voir de quelle façon il réagirait, puis le jeune aspirant aurait été contraint de caler 5 bières, puis de prendre le volant d'une automobile et traverser la ville ; l'aspirant a porté plainte pour agression sexuelle aux enquêteurs des affaires internes du SPVM.
Le 15 mars 2013, la seizième manifestation du Collectif opposé à la brutalité policière se tient dans les rues de Montréal ; la première de ces manifestations annuelles a été tenue le 15 mars 1997.

Manifestations contre la brutalité policière à Montréal

1997 Premières manifestation officiellement organisée
2000 Les manifestants vandalisent les vitrines d'un poste de police, d'une banque, de 3 Restaurants McDonald's et les vitres de plusieurs auto-patrouilles de police dans le centre-ville de Montréal ; une centaine de personnes sont arrêtées.
2001 Manifestation et jeu du chat et de la souris entre les policiers et environ 150 manifestants.
2002 Environ 370 personnes sont appréhendées après que les fenêtres du poste de police de la rue Saint-Urbain eurent été fracassées.
2003 Marche contre le traitement des jeunes noirs par les policiers de Montréal.
2004 9 personnes sont appréhendées pour avoir lancé des pierres et des bouteilles sur les véhicules de police.
2005 4 personnes sont appréhendées pour avoir lancé des pierres et des bouteilles sur les policiers.
2006 Vers la fin de la marche de protestation, un officier est blessé par des éclats de verre et 33 personnes sont appréhendées.
2007 15 personnes sont appréhendées après que 10 commerces sont vandalisés.
2008 32 personnes sont appréhendées après que les vitrines de 10 restaurants »fast food» eurent été saccagés et une automobile eut été incendiée par les manifestants.
2009 Plus de 220 personnes sont appréhendées après que les manifestants et la police eurent échangés des pierres et des bouteilles d'une part et des balles de caoutchouc et des gaz lacrimogènes d'autre part.


Le 22 mai 2013, l'agent Charles Lavallée, 34 ans, de Repentigny est accusé d'avoir pratiqué le trafic de drogues entre le 16 avril et le 2 avril 2012 . Le même jour, l'agent Amir El Alfy, 33 ans, est accusé d'importation de drogues entre le 9 février et le 19 avril 2012, de possession d'une arme prohibée (shuriken ou ninja star) le 1er mai 2012 et du vol de l'IPhone de Patrick Guillaume le 19 mars 2012 et de possession d'un IPhone volé.

Le 17 juin 2013, l'inspecteur-chef Giovanni Di Feo, l'inspecteur Jimmy Cacchione et l'enquêteur Tonino Bianco, tous trois affectés à l'Aéroport MontréalTrudeau sont suspendus de leur fonction ; le 20 janvier 2014, le quotidien La Presse rapporte que la Cour supérieure a rejeté leur requête à l'effet que leurs dossiers soient mis en suspens jusqu'à ce que le gouvernement impose de nouvelles règles garantissant les droits des policiers du SPVM lors d'audiences disciplinaires. les deux hommes comparaîtront à huis-clos ee 22 janvier 2014 pour s'expliquer quant à des soupçons sur leurs fréquentations et leur possible, manque de Loyauté envers leur chef, abus de confiance et manquement aux procédures opérationnelles.Di Feo et Cacchione avaient fait l'objet d'écoute électronique de la part de la Gendarmerie royale du Canada en raison de leurs contacts nombreux avec Luigi Coretti, ancien patron de l'agence de sécurité BCIA contre qui des accusations de fraude, de fabrication et d'usage de faux ont été portées ; ils avaient également tenu des propos discréditant le directeur du Service de police, Marc Parent et l'un d'eux avait accepté des billets de hockey de la part d'un soumissionnaire. Le 10 août 2014, en vertu d'ententes à l'amiable, les trois policiers. En septembre 2013, la Cour du Québec a décrété que les deux haut-gradés devaient continuer d'être payés en attendant un jugement sur leur sort. Di Feo touchait un salaire de 133 000 $ et Cacchione 22 000 $. Les audiences disciplinaires ont débuté en janvier 2014, mais des négociations hors cour ont permis aux parties d'en arriver à une entente demeurée secrète ; la ville a refusé de dévoiler les termes de l'entente hors cour ; Di Feo et Cacchione prendront leur retraite le 2 janvier 2015 et Bianca à la fin d'avril 2017. Di Feo et Caccione étaient considérés comme des fidèles de l'ancien chef de police Yvan Delorme qui a démissionné quelques mois après l'éclatement d'une controverse entourant la firme BCIA qui avait assuré la surveillance du quartier général du SPVM, rue Saint-Urbain sans qu'un contrat lui ait été octroyé par le Conseil de la Ville de Montréal. (Le Devoir, 10 août 2014, page A7)

Le 26 juillet 2013, Robert Hénault est abattu par le tir de policiers de Montréal dans une maison de chambres de la rue Saint-Denis ; Hénault était en détresse et agité.

Le 29 juillet 2013, les agents Maxime Marcotte, et Olivier Roy du Service de police de Longueui ldoivent comparaître au palais de justice de Montréal ils sont convoqués ils sont convoqués à 8 h 30 pour la prise des photographies de face et de côté ainsi que de leurs empreintes digitales pour leur casier judiciaire. Rappelons qu'au printemps 2012, ces agents avaient été suspendus avec demi-solde et accusés de fraude, abus de confiance, complot et utilisation frauduleuse de la banque de données de la police.

Le 19 août 2013, Isidore Havis, 72 ans, décède à l'hôpital après avoir été atteint par deux balles de caoutchouc tirées par des policiers du SPVM en juillet 2013 ; l'homme armé d'un revolver avait d'abord pointer son arme en direction d'employés d'Hydro-Québec venus changer le compteur d'électricité de sa résidence de l'avenue Guelph dans le quartier Côte-Saint-Luc de Montréal ; les policiers appelés sur les lieux ont été tenus en haleine pendant une vingtaine d'heures avant de se ruer dans la résidence en utilisant un bélier manuelque Havis tire une balle en leur direction ; Havis avait alors été maîtrisé à l'aide de balles en plastique tirés par la police. Le 23 septembre 2014, la coroner Krystina Pecko, chargée d'enquêter sur le décès de Havis conclue que les balles de caoutchouc tirées sur lui par les policiers ne sont pas la cause du décès de Havis qui serait mort d'une défaillance cardiaque ; selon le coroner, Havis souffrait de problèmes cognitifs avec de possibles éléments de paranoïa ; à l'hôpital on constata qu'il avait une fracture du bras gauche et une fracture du coude droit ainsi que de multiples contusions et égratignures dans la figure et sur l'abdomen et on décida d'opérer le bras et le coude fracturés. Havis portait un stimulateur cardiaque et était diabétique ; selon la coroner, les blessures et l'intervention chirurgicale ont été des facteurs déterminant dans le contexte global du stress subi par Havis, mais une personne en meilleur santé, même modérément n'en serait pas décédée.

Le 26 août 2013, Robert Hénault, 70 ans, résident au 4634, rue Saint-Denis à Montréal, décède d'une blessure par balle ; le 26 juillet 2013, il avait été atteint à l'aine d'une balle tirée par un policier du Service de police de Montréal. Les policiers avaient été appelés sur les lieux parce que son comportement faisait craindre à son entourage qu'il mette fin à ses jours ; Hénault était en crise et il se barricada chez-lui ; il s'était montré hostile à la présence des policiers qui ont tenté de ngocier avec lui ; il aurait poignardé son propre berger allemand. (source : La Presse du 27 août 2013, page A10 The Gazette, 24 septembre 2014, page A4).

Le 11 novembre 2013, vers 17 h 40, la police est appelée au 2017, rue Saint-André, dans une maison de chambres parce qu'une femme était tombée inconsciente, possiblement à cause d'une surdose de drogues ; Donald Ménard 41 ans, faisant 1,72 m et pesant 100 kg qui était dans la chambre de la femme s'interpose et frappe un policier à la figure ; des renforts sont demandés lorsque Ménard continue d'être agressif contre les policiers qui tentent de le maîtriser ; les policiers utilisent le poivre Ccyenne, il est finalement couché par terre et immobiisé après quelques coups de bâton télescopique et l'utilisation d'un pistolet à impulsion électrique Taser ; une fois menotté, il a perdu connaissance au cours de l'échauffourée ; il est déclaré mort à l'hôpital ; l'homme était un détenu évadé de l'Institut Pinel où il avait été transféré d'un centre hospitalier de Shawinigan d'où il avait aussi fugué ; originaire de la région des Bois-Francs, Ménard n'était pas un résident de la maison de chambres ; les 4 agents qui l'ont immobilisé ont été blessés et l'un d'eux a eu des dents cassées.

(Janvier 2014) Voir Montréal ; Service de police de Montréal-SPVM (corps de police). Affaire Philippe Paul).

Le 2 janvier 2014, un sans-abri harcèle les gens à l'intérieur de la station de métro Jean-Talon ; à la diuite d'une plainte d'uncitoyen, les agents Pierre-Luc Gauthier et Vincent Marcotte sont dépêchés sur les lieux ; à la suite de leur intervention qui a duré 10 minutes, le sans-abri qui sembalit avoir des problémes de santé mentale et était vêtu légèrement d'un T-Shirt et d'un short, est conduit à l'extérieur sous une température de -24 C ; l'homme raurait efusé de pénétrer dans l'auto-patrouille et serait reste au froid intense ; lors des auditions du Comité de déontologie policière, Gauthier a admis qu'il avait utilisé un langage violent qu'un passant muni d'un smartphone avait filmé et enregistré sur un smart-phone ; pourtant, le Service de police de Montréal venait d'annoncer que plusieurs agents allaient rechercher des sans-abri pour les loger à la chaleur lors de ce froid extrême ; les agents laissent le sans-abri sur le trottoir où un homme et une femme âgée offrent de l'aider. Le procureur du Comité d'éthique policière demande que les deux agents soient suspendus pour 10 jours sans salaire. Le 26 octobre 2015, le Comité de déontologie policière condamne l'agent Gauthierà deux jours de suspension sans salaire et l'agent Marcotte à une journée de suspension sans salaire pour manque de respect et intimidation à l'endroit du sans-abri et lagent Marcotte à une journée de suspension sans salaire pour avoir négligé d'intervenir quand son confrère enfreignait le code de déontologie.
Le 30 janvier 2014, The Gazette rapporte que le sergent-détective Philippe Paul, un policier expérimenté en matière de crime organisé pendant des décennies a été assigné à des tâches moins importantes sans accès aux informations tenue par la police pendant que se déroule une enquête criminelle qui dure déjà depuis des années à son sujet.Paul est l'objet d'une enquête pour avoir fourni des renseignements à un homme d'affaires montréalais d'origine iranienne. Paul a été l'un des leaders de l'enquête qui a conduit à l'arrestation du chef allégué de la mafia de Montréal, Antonio «Tony» Mucci en 2010 pour possession illégale d'armes (fusil à canon tronqué, pistolet taser). Ce jour-là, Paul devait témoigner dans une cause criminelle, mais il dne s'est pas présenté au tribunal.
Le 2 février 2014, Un homme de 32 ans qui avait tenté un vol sur un transporteur de devises de la compagnie G4S qui venait de livrer des devises à la succursale TD Canada Trust du 2145, Rollnd-Therrien dans le Vieux-Longueuil ; l'un des employés de G4S abat le voleur ; celui-ci décède à l'hôpital peu de temps après sa tentative ; le voleur n'était pas armé.
Le 3 février 2014, peu avant 11 h, Alain Magloire, 41 ans, se défoule en frappant dans la porte de la salle de bain avec un marteau dans l'hôtel Montréal Central de la rue Saint-Hubert où il venait de passer la nuit ; il devint enragé quand le préposé au pupitre refuse de lui remettre les 50 dollars de dépôt parce qu'il avait causé des dommages ; il se rend sur la rue de Berri en brandissant son marteau ; mandés sur les lieux, deux policiers le trouvent à l'angle des rues Ontario et de Berri et lui intiment l'ordre de laisser tomber son marteau ; Magloire criait «Tirez-moi dessus, tirez-moi dessus» ; devant l'attitude agressive de Magloire, l'un des policiers demande du renfort de policiers équipés d'un pistolet à décharge électrique ; une voiture de police arrivée sur les lieux renverse Magloire ; l'agent Mathieu Brassard demande un pistolet Taser et une ambulance ; une policière tentant de le maîtriser avec du poivre de cayenne aurait glissé au sol ; Magloire aurait fait un geste en sa direction avec son marteau ; l'autre policier aurait fait feu sur Magloire qui a été atteint à 3 reprises au torse ; il décède quelques heures plus tard ; selon un témoin, Magloire se relevait et ne chargeait pas la policière ; l'agent qui a tiré était à peu près à 2 m de Magloire. Le pistolet Tazer est arrivé après que Magloire eut été atteint par des balles tirées par la police. Le 2 septembre 2014, le procureur général du Québec annonce qu'il ne portera aucune accusation contre les agents qui ont abattu Magloire le 3 février 2014. Le 8 février 2014, le coroner en chef du Québec, Denis Marsolais ordonne la tenue d'une enquête publique sur le décès d'Alain Magloire et de deux autres personnes dites itinérantes abattues par la police de Montréal au cours des trois années précédentes ; L'une des personnes ainsi tuée n'était pas un itinérant, mais une personne atteinte accidentellement par une balle tirée par la police vers un itinérant en crise. Le 20 mai 2015, l'enquête publique du coroner sur la mort violente de Magloire révèle que ce père de deux filles, avait vu sa vie basculer au milieu des années 2000. La consommation de drogue aurait été le déclencheur de troubles de santé mentale ; qu'il avait été suivi en clinique psychiatrique externe à l'hôpital Notre-Dame jusqu'en 2009 alors qu'il avait obtenu son congé sans pour autant être guéri. Jusqu'en 2014, il avait consulté plusieurs ressources en santé mentale. En 2011, il s'était rendu aux urgences psychiatriques de l'hôpital Pierre-Boucher à Longueuil. En juin 2013, il avait accepté de participer au Programme d'accompagnement justice-santé mentale de la Cour municipale de Montréal. En novembre 2013, il avait visité les urgences psychiatriques des hôpitaux Sacré-Coeur et de Notre-Dame de Montréal et il avait été évalué par une infirmière de la clinique d'itinérance du Centre de santé et de services sociaux-CSSS Jeanne-Mance ; il ne faisait pourtant l'objet d'aucun suivi médical actif et ne prenait aucune médication. (La Presse, 21 mai 2015, page A16).
Le 22 mai 2014, le quotidien La Presse révèle que le Service est sur le point d'acquérir des canons à son pour le contrôle des foules. Les canons à son sont des appareils d'émissions acoustiques à longue distance fabriqués par l'entreprise américaine Long Range Acoustic Device Corporation ; le 100 X est capable d'émettre des sons atteignant 137 décibels ; le 300 X émets des sons de 143 décibels et porte la voix sur un km ; il coûte entre 6 000 et 12 000 $. Avec ces appareils, la police pourra communiquer avec des manifestants malgré le niveau de son ambiant semblable à celui d'une tondeuse à gazon ; cet appareil est dangereux ; selon un audiologiste, un bruit de 130 décibels peut détruire instantanément certaines parties de l'oreille interne si on est très près de la source sonore. Le SPVM entend ne pas utiliser l'appareil à une distance inférieure à 10 m.
Le 24 juillet 2014, les policiers de la Ville de Montréal protestent contre le projet de loi sur les régimes de retraite municipaux en portant une casquette de baseball rouge et des pantalons de camouflage en surplus de l'armée.
Le 25 juillet 2014, à la suite d'un mot d'ordre de leur syndicat, les policiers de Montréal se rapportent massivement malades pour protester contre un projet de loi de l'Assemblée nationale qui les forcera dorénavant à contribuer à raison de 50 % au renflouement des déficit des caisses de retraites des employés municipaux qui sont jusque-là entièrement assumés par les contribuables.
Le 19 août 2014, des policiers assistent sans intervenir à l'entrée de manifestants (pompiers et cols bleus) dans la salle du conseil de la Ville de Montréal ; les manifestants montent à la mezzanine d'où ils jettent des feuilles de papier prise dans les pupitres des conseillers, versent de l'eau sur les ordinateurs des conseillers, puis font un feu au milieu de la rue Notre-Dame toujours sous l'oeil bienveillant des policiers de Montréal ; le conseiller Marc-André Gaboury qui voulait prendre des papiers dans son pupitre aurait été bousculé par des manifestants ; il semble que des policiers ont demandé à leurs supérieurs d'intervenir mais que ces derniers leur auraient dit de laisser faire ; les manifestants comme les policiers sont l'objet d'une décision du gouvernement du Québec de faire participer les employés municipaux du Québec à 50 % des déficits de leurs régimes de retraite. Dans le quotidien Le Devoir du 19 août, on peut voir une photo montrant un individu en train de placarder le mur de l'hôtel de ville avec un poster jaune pendant que 4 policiers, dont une policière regardent ailleurs les bras croisés. La conduite des employés de la Ville est condamnée et celle des policiers l'est encore plus par l'opinion publique qui a vu le tout à la télévision le 19 août et dans les journaux du 20 août. Les membres de l'Association professionnelle des officiers de direction portent la cravate rouge. pour exprimer leur dépit.
Le 4 mai 2015, l'agent El Alfy, 35 ans, l'un des agents du SPVM est accusé du vol d'un téléphone portable et d'une infraction à la Loi canadienne des aliments et drogues.
Le 24 janvier 2015, le quotidien The Gazette révèle que le sergent André Thibodeau, 50 ans, qui cumule 28 années de service au SPVM, a été suspendu sans solde au cours de la semaine du 12 au 18 janvier 2015 ; il était l'officier en charge de la surveillance dans le quartier Park Extension. Il a été arrêté à Laval puis accusé, entre autres, de gangstérisme parce qu'il aurait dirigé un réseau de paris illégaux ; 13 autres personnes ont également été arrêtées dont Natalino Paccione, 60 ans, de Laval ; ces arrestations font suite à une enquête de la Division interne du SPVM ; la division interne allègue que le réseau de paris illégaux aurait des liens avec la mafia ; Thibodeau et Paccione sont accusés d'avoir donné des ordres pour le bénéfice d'une organisation criminelle. Thibodeau est libéré sous conditions (dépôt de 25 000 $ en argent comptant, cautionnement immobilier de 50 000 $ sur sa maison de Blainville et cautionnement de 5 000 $ consenti par ses deux frères) ; il ne lui est pas permis d'accéder à internet autrement qu'à partir de son ordinateur personnel (il accepte que la police se rende chez-lui une fois par mois pour vérifier s'il a utilisé son ordinateur à des fins illégales) ; il lui est interdit d'aller dans le quartier Park Extension, ou de communiquer avec ses coaccusés. (The Gazette, 24 janvier 2015, page A4)
Le 1er mai 2015, Sandra Cordero, 46 ans, une auxiliaire familiale, qui participe à la manifestation du 1er mai à l'angle des rues Sainte-Catherine et Union, résiste à son arrestation par la police qui lui avait intimé l'ordre de circuler ; mais elle était demeurée assise au milieu de la rue avec deux autres manifestants ; le 16 décembre 2015, madame Cordero comparait sous des accusations d'entrave au travail d'un policier et de voies de fait contre ce policier qui l'a soulevée par les aisselles alors qu'elle résistait ; le policier a tenté de la faire avancer, elle aurait alors donné 3 coups de poing au policier.
Le 29 mai 2015, le Comité de déontologie policière accuse l'agent Marc-Antoine Goyette d'avoir donné de faux renseignements en cour municipale et d'avoir manqué de discrétion quand il a arrêté Mark Wiles-Simpson, 19 ans dans l'après-midi du 3 octobre 2012 ; la police recherchait alors deux suspects qui auraient volé une bouteille d'alcool à la succursale de la Société des alcools du Québec-SAQ sur le boulevard Décarie près de la station de métro Côte-Vertu ; l'un des deux jeunes gens arrêtés était un autochtone de 5 pieds et 7 pouces la tête coiffée d'une queue de cheval et l'autre un homme de race noire un peu plus grand que le premier ; en visionnant le film pris par une caméra dans le magasin de la SAQ, le policier s'est rendu compte que Wiles-Simpson n'était pas la personne recherchée, mais Wiles a quand même été accusé d'avoir résisté à son arrestation, mais il a été acquitté en 2014. (The Gazette, 30 mai 2015, page A6)
Le 16 juin 2015, au cours de 9 perquisitions à Montréal, Laval et Vaudreuil-Dorion, la police de Montréal démantèle un réseau (12 personnes dont 3 femmes) de distribution de cocaïne qui serait lié au lieutenant de la mafia Tonino Callocchia, assassiné le 1er décembre 2014, mais serait maintenant dirigé par un certain Darrell Van Elk, 49 ans, un proche de Richard Griffin et de Roger Valiquette ; Ce dernier a été assassiné en décembre 2013. Les personnes arrêtées sont accusées de possession d'armes, possession de substances et de possession de stupéfiants dans un but de trafic . La police saisit 1,7 kg de cocaïne, 70 000 $ en comptant, une veste pare-balles et 7 armes à feu avec munitions. (La Presse, 18 juin 2015, page A19).
En août 2015, Philippe Pichet est nommé directeur du Service de police de la ville de Montréal.
Le 11 novembre 2015, après avoir été piégé par un agent double, Philippe Bonenfant, un agent du Service de police de la ville de Montréal-SPVM est arrêté par des confrères pour trafic de drogues (speed et ecstasy) ; le policier arrêté est suspendu sans solde ; Bonenfant est aussi accusé de possession d'arme prohibée (poing américain) et d'avoir incité une femme à faire le trafic de stupéfiants (Journal de Montréal, 13 novembre 2015, page 3).
De la fin de mars au début d'avril 2016, un agent double a acheté de la marijuana de Dany Villanueva dans l'appartement 3 d'un immeuble de la rue Arthur-Chevrier ; l'agent double a acheté d'autres drogues dans le même logement. Dany Villanueva, 29 ans, Ralph Mario Jr Félicin, 31 ans, Pierre André Marcelin. 27 ans, René Alain Moss, 28 ans, Derrick Menelas, 20 ans, et Mendy-Bastien Jean-Baptiste, 28 ans, sont arrêtés et accusés de possession de marijuana dans un but de trafic ; Jean-Baptiste, le locataire du logement investi est aussi accusé d'avoir tenu une maison de jeu illégale. Bony Jean-Pierre, 46 ans a été atteint par un bâton cinétique (balle de plastique) lors de la frappe policière ; lorsqu'il a été atteint, Bony a fait une chute de 2 m du sol alors qu'il tentait de fuir par une fenêtre ; Bony serait lié à un gang de rue. Grégory Daquin, 28 ans, est aussi recherché pour pour une affaire de trafic de stupéfiants pour laquelle il devait respecter certaines conditions. Le 4 avril 2016, Bony décède à l'hôpital. Dany Villanueva, qui avait été arrêté à Repentigny, fait face à trois accusations : possession de cannabis en vue d'en faire le trafic, trafic de stupéfiant et complot.
Le 24 juin 2016, Le Comité de déontologie policière déclare l'agent Alain Dussault inhabile à agir comme policier pendant une période de 6 mois et déclare l'agent Roberto Barcarolo inhabile à agir comme policier pendant 4 mois pour avoir commis l'acte dérogatoire prévu à l'article 10 du Code de déontologie policière en étant négligent ou insouciants à l'égard de la santé d'un détenu sous leur garde ; Steve Gauthier avait été arrêté pour non respect de conditions de probation vers 22 h 30 le 15 février 2014, près de la station de métro Rosemont alors qu'il dérangeait les passants ; agressif et en état d'ébriété, Steve Gauthier a été assis dans un fauteuil roulant de contention, puis conduit dans une cellule capitonnée du centre opérationnel Nord du SPVM ; 7 policiers ont dû intervenir pour le mettre en cellule ; Steve Gauthier a alors été blessé à un genou ; à 22 h 15, Gauthier souffrait d'une fracture par arrachement du plateau tibial externe sans déplacement et d'une fracture oblique non déplacée de la tête du péronée. 2 heures et demi plus tard, l'agent Alain Dussault, responsable du quart, et les agents Steve Routhier et Marco Houle ont transféré le détenu dans une autre cellule. Gauthier marchait alors avec peine et boitait ; dans sa nouvelle cellule Gauthier frottait régulièrement son genou gauche ; selon l'enregistrement des caméra de surveillance, Gauthier tente en vain d'attirer l'attention des policiers en frappant dans la porte de sa cellule ; Gauthier est vu à plusieurs reprises se lever avec difficulté, incapable de mettre son poids sur sa jambe gauche. C'est seulement vers 14 h 40 le lendemain que Gauthier est conduit à l'hôpital pour y subir un traitement ; il ne retourne au poste de police que le lendemain midi ; les agents Steve Routhier et Marco Houle ont admis avoir constaté la condition du détenu et en avoir informé leur supérieur, l'agent Alain Dussault ; devant l'inaction de ce dernier, les deux agents ont admis qu'ils auraient dû agir de leur propre chef et s'assurer de la sécurité de Gauthier ; l'agent Bercarolo qui a pris la relève de ses collègues à 6 h, n'a évalué l'état de santé de Gauthier que 8 heures plus tard ; Barcarolo a pris sa retraite 3 mois après cet événement. (25 juin 2016, page A22)
Le 7 juillet 2016, 4 agents du SPVM (Faycal Djeledi,41 ans, David Chartrand, 39 ans, et deux autres) sont arrêtés par leurs confrères, puis accusés de parjure et de tentative d'entrave à la justice ; ils sont suspendus sans solde indéfiniment ; Djeledi et Chartrand étaient membres de l'escouade qui enquêtemnt sur les gangs de rue.ils doivent répondre à des accusations de parjure et de tentative d'entrave à la justice ; Djelidi est aussi accusé d'abus de confiance, de sollicitation et d'obtention de services sexuels moyennant rétribution ; en 2000, Djelidi avait crevé l'oeil d'un compagnon de classe et avait été poursuivi au civil ; selon le SPVM, ceci ne donne pas matière à rejeter la candidature d'une personne pour ce motif ; en 2006, rendant jugement sur la poursuite au civil, la juge Sylviane Borenstein condamne Djelidi et le Collège de Maisonneuve à verser près d'un million $ à Vincent Imbault dont l'oeil s'est liquéfié après qu'il eut été pris de court par un coup porté par Faycal Djelidi dans un cours intitulé «Se défendre contre les coups frappés» ; la juge n'avait accordé aucune crédibilité au témoignage de Djelidi, car il avait fourni selon elle «une version évolutive et remplie de contradiction» ; la juge avait aussi souligné qu'il ne s'était «pas comporté en élève prudent et diligent» en continuant de frapper son collègue malgré les avertissements.Le 8 septembre la Couronne avise la juge qu'elle ne poursuit plus Chartrand et que les quatre accusations qui pesaient contre lui sont mises en arrêt de procédures appelé dans le jargon judiciaire «Nolle prosequi» ce qui veut dire que la Couronne ne désire plus poursuivre un ou des accusés. L'examen d nouvelles preuves a conduit la Couronne à conclure qu'il serait difficile de faire reconnaître Chartrand coupable. De son côté, l'audition de la cause contre Djelidi a été reportée à janvier 2017. Chartrand et Djelidi auraient menti pour obtenir l'émission d'un mandat de perquisition
Le 21 juillet 2016, un autre agent est arrêté par ses confrères et est frappé d'une suspension sans solde. Ces agents ont été arrêtés en raison de la manière dont ils auraient géré leurs relations avec des sources.
Avant septembre 2016, Monsieur Cariolan avait la manie de se mettre à crier seul dans son logement au grand déplaisir des voisins dont certains ont demandé un changement de logement. Monsieur Coriolan possédait un casier judiciaire chargé pour des infractions liées aux stupéfiants et à des vols à l'étalage, mais sa dernière condamnation datait de plus d'une douzaine d'années.
2017
En février 2017, Le SPVM est techniquement mis en tutelle après la diffusion dans le Journal de Montréal ; trois jours plus tard, le Ministère de la Sécurité publique ordonne la mise en service d'une équipe d'enquête mixte qui se penchera sur diverses allégations criminelles qui auraient été commises au service de police ; il y aurait des allégations de fabrication de preuve au département des Affaires internes du Service. Le ministre mandate l'ancien sous-ministre de la Justice, Michel Bouchard afin de rédiger un rapport sur le fonctionnement de l'organisation. Michel Bouchard écrira : Les informations dont nous avons été saisis récemment dans le cadre de notre enquête nous rendent sceptiques sur l'existence d'une réelle volonté de la direction de'oprer un changement radical dans les faôns de faire au SPVM.
Le 7 mars 2017, vers 2, Korey Kevin Celik, 28 ans, qui est en crise et est vulnérable, est abattu par la police qui avait été appelée par ses parents qui ne voulaient pas qu'il se blesse et qu'il quitte la maison de L'Île-Bizard ; lorsque les policiers arrivent, Koery devient agressif et subit une attaque cardiaque massive quand les agents tentent de le contrôler ; selon le père de Célik, quatre agents ont brutalement et vicieusement battu Korey Célik en présence de son père ; les demandes de celui-ci pour voir le rapport de police et le rapport d'autopsie lui sont refusées ; les parents se sentent coiupables et se demandent s'il n'auraient pas dû appeler la police.
Le 15 juin 2017, la police reçoit un appel au 911 concernant un homme en état d'agitation. Quand des agents de la sécurité publique de Côte-Saint-Luc arrivent sur la scène, l'individu s'engouffre dans une auto et accélère son véhicule en direction des agents ; s'ensuit une longue course qui aboutit à la limite de Montreal West ; les constables ouvrent alors le feu et abattent l'individu. Après examen des faits recueillis par le Bureau des Enquêtes Indépendantes-BEI, le directeur des poursuites criminelles et pénales décide de ne pas intenter de poursuite contre le constable qui a tiré ; le Directeur note qu'un agent de police peut, dans certains cas, utiliser une force qui peut causer desblessures ou tuer la cible visée si le constable croit que la force est nécessaire pour protéger sa vie et celles d'autres personnes ; dans le cas présent, le directeur a trouvé que, étant donné le danger imminent, la police avait une base solide pour croire qu'une telle force était nécessaire. (The Gazette, 22 septembre 2018, page A10)
Le 27 juin 2017, vers 19 h, des policiers sont appelés pour des plaintes contre un homme qui était en train de tout démolir dans son appartement. À leur arrivée dans le logement, les 4 agents sont confrontés à un individu très agité et tenant un tournevis dans chaque main ; l'homme refuse de jeter ses tournevis ; pour le désarmer, les policiers utilisent successivement en une minute et dix secondes le pistolet à impulsion (Taser), des balles de plastique, le bâton télescopique, mais Cariolan ne laisse pas tomber les tournevis ; les policiers l'abattent avec leur pistolet de service et Monsieur Coriolan décède à l'hôpital.
En décembre 2017, Philippe Pichet est suspendu de ses fonctions de directeur du Service de police de Montréal.
Le 6 décembre 2017, le Ministre de la Sécurité publique du Québec nomme Martin Prud'homme, actuel directeur de la Sûreté du Québec-SQ directeur par intérim du Service
2018
En janvier 2018, Le ministre Martin Coiteux reçoit le apport de l'enquêteur Bouchard sur différentes allégations concernant le corps de police, le ministre suspend le directeur Pichet et nomme Martin Prud'homme, qui est directeur par intérim de la Sûreté du Québec-SQ, pour le remplacer jusqu'à la fin de l'année.
Le 27 février 2018, Prud'homme recommande une série de mesures pour améliorer son Service ; il recommande entre autres, de restructurer la division des affaires internes et d'éliminer une partie de l'état major du Service dont le nombre de membres passera de 11 à 4.
Le 7 mars 2018, Le directeur Prud'Homme nomme 4 nouveaux assistants directeurs : deux d'entre eux ne viennent pas des rangs du SPVM : Line Carbonneau, une retraitée (après 37 années de service) de la Gendarmerie Royale du Canada dirigera la division des standards professionnels et Sylvain Caron, jusque-là directeur-adjoint de la Sûreté du Québec sera directeur de la division des enquêtes criminelles du SPVM. Simonetta Barth du SPVM est nommée à la division des services corporatifs et Dominic Harvey, assistant directeur de la Gendarmerie du SPVM est nommé assistant directeur du Service.
Le 21 août 2018, au cours de la soirée, des policiers mandés sur les lieux d'une bagarre entre deux individus dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce de Montréal abattent Nicholas Gibbs, l'un des belligérants ; en octobre 2018, les proches de Monsieur Gibbs intentent une poursuite de 1 035 000 $ en dommages moraux et 100 000 $ en dommages punitifs contre le Service de police de la Ville de Montréal pour le décès de Nicholas Gibbs Les policiers auraient tiré cinq balles en direction de Gibbs dont deux alors que celui-ci a le dos aux agents.
Le 7 novembre 2018, Sylvain Caron, ex directeur général adjoint de la Sûreté du Québec et ex chef de police de Sorel-Tracy est nommé directeur du Service de police de la ville de Montréal-SPVM ; il succède à Martin Prud'homme.

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