Montréal (municipalité de ville). ; Scandales. Affaire Patrick Lagacé. (Service de police de Montréal-SPVM)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • En 2013, les enquêteurs de la Sûret. du Québec-SQ ont mis la main sur les relevés téléphoniques des journalistes dans le cadre d'une enquête sur des fuites d'information au sein de la SQ.

En 2013, Michel Arsenault, président de la FTQ avait écrit à Stéphane Bergeron, le ministre de la Sécurité publique du Gouvernement du Parti québécois-PQ pour lui signaler que son téléphone était l'objet d'une surveillance par la police.
Le 9 janvier 2016, un article publié dans La Presse signé par Vincent Larouche fait état d'une plainte portée par un ancien policier du Groupe Éclipse contre son commandant, Patrice Vilcéus, pour ingérence politique dans un dossier d'arrestation.
Lundi le 31 octobre 2016, le quotidien La Presse révèle que Patrick Lagacé, l'un de ses chroniqueurs a été espionné par le Service de police de la ville de Montréal-SPVM pendant des mois.
Des enquêteurs de la section des enquêtes spéciales de la police ont obtenu une vingtaine de mandats de surveillance émis par Madame Jose de Carufel, juge de paix magistrate qui avait , pour mettre la main sur les relevés téléphoniques de Patrick Lagacé. Ils ont ainsi été en mesure de connaître l'identité de tous ses interlocuteurs. La justice a également autorisé un mandat de localisation permettant d'activer àdistance le GPS du téléphone de Lagacé. Lagacé n'était pas un suspect dans cette enquête criminelle qui visait plutôt le policier Fayçal Djelidi.
Le directeur du Service de police n'exclut pas que d'autres journalistes fassent toujours l'objet d'une surveillance et il ajoute que des vérifications sont en cours pour faire la lumière sur ces «situations exceptionnelles».
Selon TVA, trois autres journalistes ont récemment été l'objet de vérifications du SPVM sans mandat de justice.
Des déclarations sous serment faites par des enquêteurs démontrent que la police tenait notamment à savoir si des informations obtenues par des journalistes de La Presse émanaient de policiers.
L'enquêteur Normand Borduas du Service des enquêtes spéciales invoque notamment le règlement sur la discipline interne du SPVM. Il relève quatre reportages ou articles décrivant des situations embarrassantes pour le SPVM diffusés et publiés dans différents médias depuis le début de janvier 2016. Il fait état de contacts entre l'un des policiers accusés, Fayçal Djelidi et Patrick Lagacé puis entre Lagacé et Vincent Larouche ; un reportage fait état du vol en décembre 2015, de la malette de Patrice Vilcéus, l'ancien commandant des Affaires internes et actuel commandant du Groupe Éclipse ; des clés USB contenant des informations délicates se trouvaient dans cette malette.
Plusieurs articles publiés dans les journaux et sur la toile (WEB) font état de cet événement et donnent des détails connus par peu d'individus.
L'enquêteur note que le 4 janvier 2016, Fayçal Djelidi et Patrick Lagacé ont eu deux échanges téléphoniques et le lendemain 5 janvier 2016, un appel est effectué entre les appareils liés aux journalistes Patrick Lagacé et Vincent Larouche ; les deux hommes n'avaient pas communiqué à l'aide de ces appareils depuis le 13 décembre 2015. Le juge a toutefois émis des restrictions pour l'éventuelle mise sous écoute de Lagacé et Larouche : il ne la permet que lorsque les deux journalistes ou l'un d'eux parleront à Fayçal Djelidi et à l'un de ses collègues faisant également l'objet d'une enquête dans cette affaire, ou qu'ils seront en leur présence. Le 1er novembre 2016, convoqué à l'Hôtel-de-Ville, le chef du SPVM refuse de démissionner et le gouvernement du Québec adopte des mesures visant à durcir les contrôles quant à l'obtention de mandats de surveillance visant des journalistes.
Le 2 novembre 2016, La Sûreté du Québec-SQ confirme que 6 journalistes dont 2 de La Presse ont été épiés par la SQ en 2013.
Le 3 novembre 2016, le directeur de la SQ, Martin Prud'homme présente 5 mesures relativement à cette affaire. et le gouvernement Couillard lance une enquête administrative du ministère de la Sécurité publique.
Le 4 novembre 2016, Il est révélé que le chef du Service de police de la ville de Montréal-SPVM, Philippe Pichet avait demandé de mettre sous écoute les journalistes Patrick Lagacé et Vincent Larouche. ; le mandat signé par le juge Marc Bisson le 17 mai 2016 et valide pour 60 jours, stipule que leurs «communications pourront être interceptées». Le chef Pichet avait affirmé que son service n'avait obtenu que le droit de fouiller les relevés téléphoniques de Lagacé et de le géolocaliser en activant le GPS de son portable. Les noms des deux journalistes figurent dans une liste d'une quinzaine de personnes - surtout des policiers - dont Fayçal Djelidi qui peuvent faire l'objet d'écoutes. (La Presse, 5 novembre 2016, page A4).

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