Lisée (Jean-François)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Homme de loi (avocat) et homme de lettres (journaliste et essayiste) né en 1958 (13 février 1958) à Thetford-Mines.

Correspondant du quotidien Le Jour à Thetford Mines (1973-1976).
Journaliste aux Nouvelles Télé-Radio-NTR (
Études à l'Université du Québec à Montréal-UQÀM (licence en droit 1979 ; maîtrise en communications, 1991).
Correspondant du quotidien La Presse et de l'hebdomadaire français L'événement du jeudi à Washington (1985-1989).
Rédacteur en chef adjoint du magazine L'Actualité (1990).
Attaché politique de Jacques Parizeau (1994-1995), puis de Lucien Bouchard (1995-1999).
Directeur exécutif du Centre d'études et de recherches de l'Université de Montréal-UdeM CERIUM (2004-2012).
Député du Parti québécois-PQ de Rosemont à l'Assemblée nationale du Québec-ANQ (2012-).
Ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur et ministre responsable de la région de Montréal dans le cabinet de Pauline Marois (2012-2014).
Le 12 décembre 2012, il est révélé que M. Lisée recevait une rémunération de l'Université de Montréal où il avait enseigné pendant 8 ans alors qu'il recevait également son salaire de ministre.
La rémunération qu'il recevait de l'Université était la rémunération pour un congé de pré-retraite avec maintien de son salaire annuel actuel de 104 000 $ /an jusqu'au 28 février 2013 ; cette rémunération était une partie de son contrat d'engagement avec l'Université qui, selon les échelles salariales en vigueur ne pouvait convenir d'un salaire annuel conforme aux exigences de M. Lisée, avait convenu d'ajouter un treizième mois de salaire par année de service à être payé à la fin du contrat en plus d'une indemnité de départ de 27 108 $ à être versée dans son régime enregistré d'épargne retraite ; en 2012, le salaire d'un ministre du gouvernement du Québec est de 150 924 $/an.
Dans une réponse écrite faite à M. Lisée, le commissaire à l'éthique, Jacques Saint-Laurent lui indique qu'aucun texte contraignant n'encadre, ou ne limite, le droit d'un membre du Conseil exécutif de recevoir une rente de retraite, une allocation de départ, pour un poste qu'il exerçait avant d'être élu et nommé ministre ; le commissaire note toutefois que de telles règles existent dans le cas des administrateurs publics. Monsieur Lisée décide alors que sa rémunération universitaire sera versée à des organismes qui viennent en aide aux décrocheurs scolaires. (La Presse, 13 décembre 2012).
Au début de juillet 2014, Madame Christine Saint-Pierre, alors ministre des relations internationales dans le cabinet libéral, tient des propos désobligeants à l'endroit de Jean-François Lisée, l'ancien ministre des Relations internationales dans le cabinet de Madame Marois ; il était question du financement étatique de certains voyages en France où sa famille résidait. Après avoir nié les affirmations, Monsieur Lisée demande des excuses publiques de la part de madame Saint-Pierre qui, après quelques jours déclare : « Mes déclarations ont pu être interprétées comme mettant en cause l'intégrité de monsieur Lisée, alors, je tiens à les retirer. Je comprends aussi que ces déclarations ont pu blessé M. Lisée, son épouse et sa famille et je tiens à m'excuser.»
En octobre 2014, il publie Le journal de Lisée, 18 mois de pouvoir, mes batailles, mes passions. Il y affirme qu'il avait tenté de convaincre ses collègues d'abandonner l'idée de Charte des valeurs et qu'il aurait voté contre la Charte des valeurs présentée par le gouvernement du Parti québécois en 2013.
Le 23 janvier 2015, Il abandonne l'idée de présenter sa candidature à la présidence du Parti québécois-PQ après n'avoir obtenu qu'un peu plus de 1 000 signature de bénévoles disposés à donner une heure de temps à sa campagne alors qu'il tenait à en avoir 2 000 ; de plus, aucun député du PQ ne lui avait manifesté son appui ; en annonçant son retrait, il avertit Bernard Drainville et Martine Ouellet qu'ils n'ont aucune chance contre Péladeau ; il avait déjà dit que Péladeau constituait une bombe à retardement pour son parti parce qu'il ne voulait pas se défaire de ses intérêts dans le monde des média.
En août 2016, à la suite de la démission de Pierre Karl Péladeau, Alexandre Cloutier présente sa candidature à la présidence du Parti québécois-PQ ; Jean-François Lisée, Martine Ouellet, Paul Saint-Pierre-Plamondon et Véronique Hivon font de même ; bientôt la maladie (labyrinthite) met fin aux espoirs de Véronique Hivon qui abandonne la course.
En septembre 2016, monsieur Lisée obtient 27 801 voix au deuxième tour de l'élection à la présidence du Parti québécois, l'emporte sur Alexandre Cloutier (17 403 voix) et Martine Ouellet (9 702 voix) et succède à Pierre-Karl Péladeau comme président du Parti québécois-PQ.
Chef de l'Opposition officielle à l'Assemblée nationale (7 octobre 2016-2018).
Défait aux élections provinciales dans la circonscription de Rosemont, le 1er octobre 2018. Il démissionne de la direction du Parti Québécois-PQ.

  • Publications - Liste partielle


Carrefours Amérique (éditions du Boréal, 1990)
Dans l'oeil de l'Aigle - Washington face au Québec (éditions du Boréal, 1990)
Les prétendants (essai, Éditions du Boréal, 1993)
Le Tricheur (essai, Éditions du Boréal, 1994)
Le petit tricheur - Robert Bourassa derrière le masque (essai, Québec Amérique, 1994 réédité par Éditions Rogers, 2012)
Le Naufrageur - Robert Bourassa et les Québécois 1991-1992 (essai, (essai, éditions du Boréal,1994)
Sortie de secours - Comment échapper au déclin du Québec (essai, éditions du Boréal, 2000)
Nous (essai, éditions du Boréal, 2007)
Pour une gauche efficace (essai, Éditions du Boréal, 2008)
Imaginer l'après-crise - Pistes pour un monde plus juste, équitable, durable (avec Éric Montpetit, Éditions du Boréal, 2009)
Troisième millénaire - Bilan final (essai, éditions Stanké, 2011).
Des histoires du Québec selon Jean-François Lisée (Éditions Rogers, 2012)
Comment mettre la droite KO en 15 arguments (essai, Éditions Stanké, 2012)
Le journal de Lisée, 18 mois de pouvoir, mes batailles, mes passions (2014)
Octobre 1995 - Tous les espoirs, tous les chagrins (Essai, Éditions Québec-Amérique, 2015)

  • Distinctions -


Prix Jules-Fournier du Conseil de la langue française-CLF (1990).
Prix de littérature du Gouverneur général du Canada-GGC (1990) pour Dans l'oeil de l'aigle.

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