Langlois (Nicolas)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Le 14 août 2006, Louise Desnoyers Langlois, 49 ans, une enseignante du primaire résidente de l'arrondissement Ahuntsic-Cartierville de Montréal, est trouvée inconsciente dans une grange sous des barbelés puis hospitalisée à l'hôpital de Burlington, Vermont, États-Unis ; on croit qu'elle avait absorbé du lave-glace ; la police du Vermont cherche à savoir où se trouve son fils Nicolas âgé de 8 ans ; Louise Desnoyers avoue finalement qu'elle l'avait tué dans le secteur de Isle La Motte, un endroit de villégiature du Vermont au bord du lac Champlain où la famille passait ses vacances ; elle aurait attaché son fils à un radiateur et l'aurait tenu sous l'eau jusqu'à ce qu'il se noie ; arrêtée par la police du Vermont, elle est accusée du meurtre prémédité de son fils ; après des semaines d'examen psychiatriques dans un hôpital du Vermont, elle est déclarée apte à subir son procès qui commence en janvier 2009 à St Albans, Vermont ; elle plaide non coupable en raison d'insanité ; déprimée parce que son conjoint voulait la laisser, elle aurait noyé son fils, puis aurait tenté, sans succès, de se suicider ; ayant reconnu sa culpabilité à une accusation réduite de meurtre non prémédité, elle est condamnée le 1er juillet 2009 par le juge Michael S. Kupersmith de la Cour du Vermont à une peine de 15 ans et une probation à perpétuité et sans possibilité de libération avant d'avoir purgé 12 ans de sa peine aux États-Unis parce que le juge a tenucompte de la durée de sa détention en attendant son procès ; il lui est, de plus, interdit de communiquer avec son époux et son fils aîné à moins que ceux-ci le désirent.

Le 31 juillet 2012, le Comité de déontologie policière du Québec décide que la sergente Josée Deslongchamps, la responsable du poste, aurait dû enregistrer le nom de madame Desnoyers et de son enfant ainsi que le numéro de plaque de son automobile dès que Réal Langlois, le père de l'enfant lui eut signaler la disparition de sa conjointe suicidaire et de leur fils Nicolas, le 14 août 2006 à 22 h 40 au poste de la police 27 de Montréal; au lieu de cela, la sergente, qui finissait son quart de travail, a dit au père de retourner chez-lui et de signaler le 911 et qu'alors des policiers y prendraient sa déposition ; les deux sergents en autorité à ce moment n'ont pas jugé bon d'alerter les corps de police du Québec des disparitions de la femme et de son fils ; le comité affirme que la sergente avait suffisamment de renseignement pour procéder sans délai à l'enregistrement auprès du Centre de renseignements policiers du Québec ; le Comité lui impose une suspension de 5 jours sans salaire ; Deslongchamps se défend en affirmant qu'elle croyait que Langlois s'inquiétait au sujet de son fils et voulait probablement l'enregistrer parmi les personnes disparues ; le comité est d'avis que le cas aurait dû être traité comme une disparition.
Aprés enquête, le Comité de déontologie policière, a établi que trois agents et deux sergents du SPVM avaient mal fait leur travail.

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