Kahno (Ray)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Gangster.
  • Éphémérides-

Le 21 mai 2009, Jean-Michel Réacald, 41 ans, reconnaît sa culpabilité d'avoir participé au complot d'importation de cocaïne en livrant à Haïti les cartes de douane pré-estampillées que les courriers devaient utiliser pour faciliter l'entrée de la drogue à Montréal à l'automne 2005 ; Julie Châteauneuf Fleury, 27 ans, et Jean-Marie Fritz Balmir, 38 ans sont accusés d'être des courriers pour le compte de Giuseppe Torre et Ray Kahno.
Le 5 octobre 2009, Ray Kanho est condamné à 14 ans de prison et ses biens d'une valeur de 4 M $ sont confisqués ; il ne pourra être libéré avant d'avoir purgé la moitié de sa peine derrière les barreaux ; Kahno recevait 1 000 $ par semaine d'une compagnie de construction, ce qui était sa façon de blanchir le produit de son trafic.
Le 15 septembre 2009, Carlos Narvaez Orellana, un trafiquant de drogues et redresseur de tort du clan sicilien se livre à la police ; il aurait fait partie du commando de 3 hommes qui ont tabassé un certain John Xanthoudakis, le président déchu de la compagnie Norshield afin de récupérer environ 5 M $ que la mafia lui avait confiés ; il était visé par l'Opération Colisée.
Le 10 janvier 2010, Frank Faustini, un bagagiste d'Air Canada à l'Aéroport Trudeau, est condamné à 3 ans de prison ; il avait utilisé la porte sans payer la mafia.
Le 28 avril 2010, Angelo Follano, 37 ans, qui était l'objet de l'un des mandats émis le 22 novembre 2006, se rend à la police avec son avocat ; il fera face à l'accusation relatives à l'importation de 1 300 kg de cocaïne.
Le 23 juillet 2010, le juge Claude Parent condamne Luis Arruda, un employé de CARA Food Service, à 7 ans de prison, Manuel Cacheiro, un employé de Cara Food Service, à 9 ans de prison, Marco Cerone, un employé de CARA Food Service, à 8 ans de prison, Marco Pedicelli, un bagagiste de Air Canada, à 6 ans de prison et Emilio Rafeli, un bagagiste de Globe Ground North America, à 7 ans de prison ; ils avaient été arrêtés lors de l'Opération Colisée en 2006.
Le 2 septembre 2010, le juge Claude Parent condamne Jose Flores, Achille Torre et Eugenio Reda à 6 ans, 9 mois et 2 semaines de prison et Jose Merdaro Castillo Martinez à 5 ans, 9 mois et 2 semaines de prison en plus du temps passé en détention préventive dont un jour vaut 2 jours.
Le 4 octobre 2010, Giuseppe De Vito est arrêté à Laval près d'un commerce situé sur l'autoroute Laval en vertu du mandat émis dans le cadre de l'Opération Colisée.
Le 21 décembre 2010, Nicola Di Marco, 41 ans, reconnaît sa culpabilité d'avoir eu illégalement en sa possession une arme à feu chargée, d'avoir tenu une maison de jeu illégale et d'avoir profité des fruits de la criminalité et d'avoir manqué aux conditions de sa libération ; le 5 mai 2011, Nicola Di Marco est condamné à 3 ans de prison.
Le 21 janvier 2011, le juge Gilles Cadieux déclare Joao Pereira, 42 ans, coupable de complot pour importation de cocaïne et de gangstérisme, mais il acquitte Giovanni Petrella, 40 ans.
Le 9 février 2011, le bilan de l'Opération Colisée est le suivant : le nombre d'accusés a atteint 101 dont 75 ont été déclarés coupables dont 40 ont été déclarés coupables de gangstérisme.
Le 9 février 2012, l'agent Serge Parent, 45 ans, de la Sûreté du Québec-SQ qui a plaidé coupable à deux accusations criminelles le 16 janvier précédent est condamné à 180 heures de travaux communautaires pour avoir volé un avis d'infraction émis par un autre agent de la SQ à Francesco Arcadi pour excès de vitesse sur l'autoroute 40 ; cette sentence laisse un dossier criminel à Parent qui entraînera la perte de son emploi de policier. Le 17 juillet 2003, Arcadi appela au Café Cosenza et raconta à un certain Lazzara l'histoire de l'avis et lui demanda s'il pouvait faire quelque chose à ce sujet. Lazarra appela Serge Parent, son neveu qui, avec l'aide du sergent Guy Sénécal, s'arrangea pour que l'avis disparaisse du système.
Le 15 février 2013, Nancy Cedeno est acquittée des accusations qui pesaient contre elle.
Le 15 octobre 2014, Ray Kahno, qui demande une semi-liberté en maison de transition dit aux commissaires des libérations conditionnelles qu'il n'a rien à voir avec l'importante quantité de cocaïne qui avait été cachée dans une livraison de 218 kg saisie à l'aéroport Trudeau en janvier 2005 ; l'enquête avait pourtant révélé que Kahno avait insérer 100 kg de cocaïne à l'insu de la mafia pour ne pas avoir à payer la taxe à l'organisation. Jugeant que les progrès réalisés par Kahno «sont récents, embryonnaires et nettement insuffisants pour considérer une réduction significative du risque de récidive qu'il représente» la commission des libérations conditionnelles refuse de remettre Kahno en liberté

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