FTQ-Construction (centrale syndicale)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • FTQ-Construction (centrale syndicale). (C)


  • Éphémérides -


1974
(21 mars) Des dirigeants du Conseil des métiers de la construction de la FTQ incitent des fiers-à-bras à saccager le chantier de la baie James ; cet événement, connu sous le nom de «saccage de la baie James», cause des dommages évalués à 30 M $, et engendre la création de la Commission royale d'enquête sur la violence sur les chantiers de construction (Commission Cliche) ; Yvon Duhamel, du local 791 de l'union internationale des opérateurs de machinerie lourde sera condamné à 10 ans de prison pour méfait en relation avec cet événement.
1979
Expulsion, pour non-paiement de cotisations, du Conseil provincial des métiers de la construction regroupant des sections locales d'unions américaines de métier à l'exception de la Fraternité interprovinciale des ouvriers en électricité, la Fraternité des monteurs de lignes, la Fraternité des charpentiers et menuisiers, l'Union des opérateurs de machinerie lourde et l'Union des journaliers.
1981
Fondation de la FTQ-Construction à laquelle s'affilient plusieurs sections locales d'unions américaines ; le président fondateur est Jean Lavallée, président de la Fraternité inter-provinciale des ouvriers en électricité.
1998
Réintégration du Conseil provincial des métiers de la construction du Québec à la FTQ.
2000
(Juin) La FTQ-Construction compte 74 397 membres sur 103 000 travailleurs de la construction du Québec soit 72,0 2 %.
2008
(Septembre) Jean Lavallée quitte la présidence de la FTQ-Construction de même que Jocelyn Dupuis, son directeur général ; on découvrira plus tard qu'ils ont quitté leurs fonctions à la demande expresse du président de la FTQ, Michel Arsenault, qui avait été informé d'une situation embêtante par la Sûreté du Québec.
2009
(5 mars) Le journal La Presse révèle que la Sûreté du Québec-SQ, qui enquêtait sur le blanchiment d'argent, a découvert que Jocelyn Dupuis, ex directeur général de la FTQ-Construction, entretenait des relations avec Normand «Casper» Ouimet, l'un des leaders du chapitre de Trois-Rivières du gang des Hells-Angels, et Raynald Desjardins, 55 ans, un ancien associé du clan Rizzuto de la mafia montréalaise, ; Desjardins avait été ibéré sous conditions en 2004 alors qu'il purgeait une peine de 15 ans de prison imposée en 1993 pour trafic de 740 kg de cocaïne en association avec le chapitre de Québec du gang des Hells-Angels ; Jocelyn Dupuis et Raynald Desjardins seraient associés dans une entreprise de décontamination appelée Carboneutre.
(Fin de mars) La Sûreté du Québec-SQ effectue une perquisition au siège social du Fonds de solidarité de la FTQ sur le boulevard Crémazie à Montréal dans le cadre d'une enquête sur le blanchiment d'argent.
(12 mai) La Sûreté du Québec-SQ effectue une perquisition au siège social de l'Association des métiers de la truelle dans l'édifice de la FTQ dans le cadre d'une enquête sur l'industrie de la construction.
(23 septembre) CBC/Radio-Canada révèle que, en novembre 2008, les 122 délégués des syndicats affiliés à la FTQ Construction avaient procédé à l'élection du nouveau directeur général ; 3 candidats avaient sollicité le poste de directeur général de la FTQ Construction pour remplacer Jocelyn Dupuis ; ce dernier et Jean Lavallée auraient voulu conserver une influence sur ce groupement et soutenaient chacun leur candidat ; Jean Lavallée favorisait Bernard Girard, alors que Jocelyn Dupuis favorisait Richard Goyette ; Dupuis aurait fait appel au Hells Angel Jacques-Israël Émond (par ailleurs déjà accusé de meurtre) pour convaincre Dominique Bérubé, un troisième candidat, de se retirer de la course et d'appuyer la candidature de Goyette, favori de Dupuis ; Dominique Bérubé aurait été convaincu de se retirer en faveur de Goyette lors d'une rencontre au restaurant 6 jours avant le vote. Goyette a alors été élu avec une majorité de 2 voix.
2009 (Juin) Le dévoilement du vote d'allégeance des travailleurs de la construction révèle les résultats suivants :

FTQ-Construction: 42,9 %
Conseil provincial (international) : 26,1 %
CSD-Construction : 14,1 %
CSN-Construction : 10,6 %
Syndicat québécois de la construction :6,3 %




(24 septembre 2009) L'émission d'affaires publiques Enquête de CBC/Radio-Canada fait entendre une conversation téléphonique enregistrée au cours de laquelle, Gilles Audette, le conseiller politique du président de la FTQ reconnaît que la FTQ-Construction avait eu des liens avec le crime organisé ; il y est aussi révélé par d'anciens dirigeants du Fonds de solidarité que les dossiers de Tony Accurso étaient traités en priorité ; le président du Fonds de solidarité, qui est aussi président de la FTQ, Michel Arsenault, dément ces affirmations et dépose une plainte auprès de l'ombudsman de CBC/Radio-Canada pour ce qu'il considère comme un traitement «partial, tendancieux, voire calomnieux» de l'émission Enquête depuis le printemps précédent.
(5 octobre 2009) Le journal La Presse déterre un jugement de la Cour supérieure du Québec rendu en 2004 dans lequel sont évoqués les liens étroits qu'entretenait Jocelyn Dupuis avec le milieu criminel ; Louis-Pierre Lafortune, le vice-président de la compagnie Guay, une compagnie de location de grues de Montréal, témoignant à l'enquête sur cautionnement de Marc Bourgouin accusé de trafic de 3 kg de cocaïne acceptait de déposer un cautionnement de 10 000 $ pour sa libération et de lui fournir un emploi d'apprenti grutier à 25 $ /h ; Lafortune admet qu'il ne connaît pas l'accusé mais qu'il vient plaider en sa faveur à la demande de Jocelyn Dupuis, son ami personnel ; N.B. Lorsque Dupuis s'était fait voler son nouveau yacht de 72 000 $, il avait fait appel à Bourgouin pour le retrouver ; ce dernier l'avait localisé à Pointe-Calumet 24 heures plus tard.
2010
(12 janvier 2010) Tony Accurso intente une action en diffamation de 3,5 millions $ contre CBC/Radio-Canada et 2 de ses journalistes qui auraient rapporté erronément qu'il avait assisté aux funérailles de Nick Rizzuto, fils de Vito Rizzuto ; le jour de ces funérailles, Accurso se serait trouvé à des milliers de kilomètres de Montréal.
(11 mars 2010) Un reportage de l'émission Enquête de CBC/Radio-Canada présente des cas d'intimidation de la part de Bernard Gauthier dit Rambo, agent d'affaires du local 791 de l'Union des opérateurs de machinerie lourdes affilié de la FTQ-Construction à l'endroit de travailleurs membres de la CSN-Construction ; le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, demande à l'escouade «Marteau» de la Sûreté du Québec de se joindre à la Commission de la construction et d'enquêter sur ces allégations puisque les faits reprochés sont de nature criminelle ; le 23 mars 2012, à la suite de leur enquête préliminaire, le juge Michel Babin conclut qu'il n'avait pas suffisamment de preuve pour inculper Gauthier accusé d'intimidation, ni contre Maxime Létourneau et Marc Bérubé accusés à la même occasion de harcèlement par un employeur qui affirmait avoir été privé de sa liberté d'embauche à cause l'intimidation de la part de Gauthier et de harcèlement de la part de Létourneau et Bérubé ; ainsi libéré, Rambo Gauthier peut continuer d'agir comme agent d'affaires de la FTQ-Construction sur la Côte-Nord ; s'il avait été trouvé coupable d'un acte criminel, il n'aurait pas pu continuer d'agir comme agent d'affaires sur les chantiers de construction du Québec.
(11 mars 2010) À la suite d'une plainte de Ken Pereira du local 1981 et de l'Opération Diligence de la Sûreté du Québec, Jocelyn Dupuis, ancien directeur général de la FTQ-Construction est l'objet d'un mandat d'arrêt pour répondre à des accusations de fraude à l'endroit de la FTQ-Construction entre le 2 décembre 2007 et le 31 décembre 2008 ; selon l'accusation, il aurait fourni 208 faux documents au cours de 39 demandes hebdomadaires de remboursement de dépenses à la FTQ-Construction ; il aurait fabriqué 169 faux reçus de restaurant ; il est de plus accusé d'avoir incité le secrétaire-trésorier de la FTQ-Construction de fabriquer une facture au montant de 11 300 $ qui aurait servi à payer le coût de nouvelles fenêtres et portes pour la maison de Yves Mercure, le président de la FTQ-Construction.
(15 mars 2010) Richard Goyette, directeur général de la FTQ-Construction donne une conférence de presse au cours de laquelle il critique vertement l'ancien ministre du travail Jean Cournoyer, le président du syndicat des mécaniciens industriels Ken Pereira, la présidente de la Confédération des syndicats nationaux-CSN, Claudette Carbonneau, le parti québécois et les médias à qui il enjoint de mettre fin à ce qu'il jugeait être un «festival des clowns».
(17 mars 2010) Richard Goyette part en vacances pour 4 semaines.
(19 mars 2010) Par communiqué de presse, Jean Lavallée annonce qu'il prend sa retraite.
(24 mars 2010) Jocelyn Dupuis est appréhendé près de la frontière des États-Unis alors qu'il revenait de ses vacances en Californie ; il est accusé de fraude de plus de 5 000 $ à l'égard de la FTQ-Construction, de fabrication de faux documents et d'incitation à commettre une infraction.
(3 mai 2010) Le journal Rue Frontenac des lockoutés du Journal de Montréal révèle qu'entre le 28 janvier 2008 et le 20 juin 2008, Jocelyn Dupuis a reçu 69 000 $ en avance en plus des remboursements pour repas et autres dépenses.
(6 mai 2010) Le président de la FTQ, Michel Arsenault, nomme son prédécesseur Henri Massé comme conseiller spécial en vue de régler les conflits qui subsistent à l'intérieur de la FTQ-Construction depuis les dernières élections à la présidence gagnées par Richard Goyette par 2 voix de majorité.
(10 mai 2010) Richard Goyette aurait été vu à un match des Canadiens de Montréal en compagnie de son prédécesseur Jocelyn Dupuis, de Rénald Grondin, vice-président et de Pierre Morin, directeur de l'organisation de la FTQ-Construction ; les billets leur auraient été fournis par Joe Borsellino, président de Garnier Construction ; le président de la FTQ, Michel Arsenault aussi présent au match aurait eu une discussion corsée avec Dupuis (des collègues ont dû intervenir pour les séparer) ; à la suite de cet incident les 2 réseaux de télévision francophone affirment que des pressions étaient exercées sur Goyette pour qu'il quitte son poste.
(18 mai 2010) Richard Goyette annonce aux directeurs des syndicats affiliés à la FTQ-Construction que son médecin le met en arrêt de travail pour une durée indéterminée pour des raisons de santé.
(21 mai 2010) Les directeurs de la FTQ-Construction annoncent que le vice-président de la FTQ-Construction Yves Ouellette assurera l'intérim à la direction générale ; monsieur Ouellette est issu de la Fraternité internationale des poseurs de systèmes intérieurs, revêtements souples et parquetteurs-sableurs.
(31 mai 2010) Richard Goyette quitte définitivement son poste pour raisons de santé et Yves Ouellette assumera sa fonction jusqu'à la prochaine élection de novembre 2011.
(Juin 2010) Alain Pigeon quitte ses fonctions de directeur général adjoint de la FTQ Construction ; il faisait face à 6 accusations pour avoir travaillé comme entrepreneur en construction sans posséder de licence. Monsieur Pigeon était anciennement employé par le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction - International.
(9 juin 2010, vers 23 h) L'automobile d'Yves Mercure, président de la FTQ-Construction, est incendiée en face de sa résidence de Le Gardeur.
(14 juin 2010) La FTQ-Construction se joint à l'alliance des autres groupements syndicaux de la construction pour former un front commun lors des négociations pour le renouvellement du décret ; la FTQ-Construction représente 43 % des travailleurs, le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction - International, 26 %, la CSD-Construction, 14 % la CSN, 10,5 %, et le Syndicat québécois de la construction, 6 %.
(15 juin 2010) Un début d'incendie est éteint par les pompiers de Le Gardeur au domicile du président Yves Mercure ; un bidon d'essence et une fusée routière sont trouvées sous l'automobile de monsieur Mercure.
(19 juin 2010) Les résidences du président Yves Mercure et du directeur général Yves Ouellet sont munies de caméras de surveillance.
2011
(18 janvier 2011) Yves Mercure annonce qu'il ne sollicitera pas un nouveau mandat lorsque celui-ci prendra fin à l'automne ; il déclare que le crime organisé est partout y compris dans les syndicats de la construction, que le blanchiment d'argent passe par le travail au noir et que c'est la même situation dans tous les syndicats de la construction du Québec.
(19 janvier 2011) Aldo Miguel Paolielli, président de la CSN-Construction et Donald Fortin, président du Conseil provincial du Québec des métiers de la construction - International nient à tour de rôle que leurs formations soient infiltrées par la pègre. La CSN-Construction continue de réclamer une commission d'enquête pour assainir l'industrie de la construction.
(20 janvier 2011) André Ménard, le président directeur général de la Commission de la construction du Québec depuis 17 ans, dont le mandat devait se terminer en août 2012, démissionne de son poste à la demande de la ministre du Travail, madame Lise Thériault ; des allégations de dépenses de voyage de près de 500 000 $ entre 2004 et 2010 ont incité la ministre à intervenir ; ces voyages payés impliquaient des membres de la commission et leurs épouses à Las Vegas, Hollywood et San Diego pour des congrès sur la gestion des caisses de retraite et d'assurance collective.
(24 janvier 2011) Yves Mercure quitte son poste avant la fin de son terme. Madame Diane Lemieux est nommée directrice générale de la Commission de la construction du Québec.
(23 juin 2011) Parainée par Mme Thériault, ministre du Travail du Québec, le projet de loi 35 est adopté à l'unanimité par l'Assemblée nationale. En vertu de cette loi. une entreprise reconnue coupable de fraude ou autres actes criminels ne peut pas obtenir de contrats de la part du Gouvernement ou des municipalités du Québec pendant une période de 5 ans après la déclaration de culpabilité ; les contrats qui ne sont pas en cours d'exécution seront également annulés et La Régie de la Construction informera l'entreprise qu'elle lui émettra une licence restreinte.
(1er septembre 2011) La Loi concernant la lutte contre la corruption est adoptée par l'Assemblée nationale et exige que les 300 employés de la Commission de la construction affectés aux enquêtes aient de «bonnes moeurs» ce qui permet à la directrice générale de relancer son programme «d'enquête sur les enquêteurs, pour vérifier leurs antécédents judiciaires et leur vulnérabilité financière ; ces enquêteurs collaborent avec l'Unité permanente anticorruption, luttent contre le travail au noir et s'assurent que les ouvriers ont leurs cartes de compétence ; afin de préserver leur indépendance, les enquêteurs devront de plus se séparer du syndicat des employés de la Commission et former leur propre syndicat, s'ils le désirent.
(6 octobre 2011) Lise Thériault, ministre du Travail, dépose le projet de loi 33 éliminant le placement syndical et visant l'amélioration du fonctionnement de l'industrie de la construction. La CSN et la CSD se réjouissent de ce projet alors que la FTQ-Construction et le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction - International s'y opposent. À cette date, la FTQ-Construction représente 44 % des 152 000 travailleurs de la construction, le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction-International, 30 %, la CSD-Construction, 12 %, la CSN-Construction, 9 % et le Syndicat québécois de la construction, 6 %. Selon le projet, le placement sera fait par la Commission de la construction à laquelle les syndicats pourront référer leurs membres ; il devra y avoir trois de ces syndicats comme partie contractante pour qu'une entente soit reconnue pour les fins de l'établissement des dispositions du décret de la construction ; chacune des associations syndicales aura une voix égale au sein de la Commission de la construction
(21 octobre 2011) La FTQ Construction et le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction - International qui représentent la majorité des travailleurs de la construction s'opposent à cette législation ; de gros chantiers (Centre universitaire de santé McGill, Fibrek, Tembec, Fortress Cellulose, Rio Tinto-Alcan) commencent à être paralysés ; des autobus nolisés transportent des délégués syndicaux qui débarquent sur les chantiers pour les fermer.
(24 octobre 2011) Tous les gros chantiers de la province sont paralysés.
(25 octobre 2011) Tous les chantiers sont paralysés.
(8 novembre 2011) Les entrepreneurs Turenne Briques et Pierres et la maçonnerie Magloire Gosselin demandent la permission d'intenter un recours collectif au nom des travailleurs et des entrepreneurs du Québec ayant moins de 50 employés contre la FTQ-Construction pour les pertes qu'ils ont subies lors des arrêts de travail des 21, 24 et 25 octobre 2011.
(26 novembre 2011) Le projet de loi 33 est adopté article par article. La FTQ construction et le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction-International menacent de boycotter le comité de transition qui facilitera le transfert du placement syndical vers la Commission de la construction lprévu pour le 1er décembre 2012.
(Décembre 2011) Le projet de loi 33 est adopté à l'unanimité par l'Assemblée nationale.
2012
(23 mars 2012) Lors d'une émission J.E. Enquête, il est révélé que des sommes de 150 ou 250 $ étaient exigées chaque semaine des travailleurs affectés à la construction d'un pipeline ; selon un travailleur anonyme, ces sommes devaient être remises en argent comptant à Gérard Cyr, dirigeant du Conseil Provincial du Québec des métiers de la construction (International). La ministre du Travail, Lise Thériault, annonce que le vote d'allégeance syndicale dans l'industrie de la construction sera effectué par la poste en juin 2012. Le président du Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), Gérard Cyr tient des propos jugés déplacés à l'endroit de la ministre du Travail, Madame Lise Thériault « ; il a dit à son sujet : «Je pense plus qu'elle est bouchée. On est dans la tuyauterie, on sait c'est quoi une toilette bouchée, Ben je pense qu'elle a le visage de même.»
2012
(Juillet 2012) Le dévoilement du vote d'allégeance des travailleurs de la construction révèle les résultats suivants :

FTQ-Construction: 43,85 %
Conseil provincial-international : 24,4 %
CSD-Construction : 12,7 %
Syndicat québécois : 10,44 %
CSN-Construction : 8,55 %




(16 juillet 2012) Ken Pereira est accusé d'avoir, le 9 mars 2012, battu Guy Martin, directeur du local 135 de l'Union des monteurs, mécaniciens et vitriers affilié à la FTQ-Construction et de l'avoir menacé de mort à la sortie du bureau de l'union au 6000, boulevard métropolitain Est ; en 2010, Ken Pereira avait soutenu qu'après les révélations de Jocelyn Dupuis, la FTQ-Construction l'avait écarté et avait porté atteinte à sa dignité, à sa sécurité et à sa liberté d'expression. Sans reconnaître ces accusations, la FTQ-Construction avait donné 500 000 $ à Pereira au printemps de 2011, à la condition qu'il cesse de dénigrer la centrale.
(21 septembre 2012) Le Devoir fait état du fait que Gilles Chapadeau, le nouveau député péquiste de Rouyn-Noranda-Témiscamingue est nommé adjoint parlementaire de la ministre du Travail, Agnès Maltais ; Chapadeau a été un farouche opposant au projet de loi 33 de l'ancienne ministre du Travail, Lise Thériault et adopté à l'unanimité par l'Assemblée nationale le 26 novembre 2011 sur proposition de Madame Maltais ; lorsqu'il était conseiller régional pour la FTQ en Abitibi, il avait pourfendu ce projet de loi comme étant antisyndical et avait affirmé que le Parti québécois avait perdu le nord. Le placement des travailleurs de la construction ne devra plus s'effectuer via les syndicats, mais via la Commission de la construction du Québec à compter du 1er décembre 2012 en vertu de règlements qui devraient être adoptés avant cette date. (Le Devoir, 21 septembre 2012, page A2).
(12 octobre 2012) La Commission de la construction avise la ministre du Travail, Agnès Maltais, qu'elle n'est pas prête à remplacer les syndicat en ce qui a trait à la référence de la main-d'oeuvre.
(13 octobre 2012) La ministre du Travail, de la main-d'oeuvre et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais membre du cabinet péquiste de Pauline Marois, affirme que son gouvernement entend aller de l'avant comme prévu par sa prédécesseure, Lise Thériault, d'abolir le placement syndical et de le remplacer par le référencement par la Commission de la construction coûte que coûte malgré les objections de la FTQ-Construction et du Conseil provincial international qui représentent ensemble plus de 70 % des travailleurs de la construction et malgré l'incapacité annoncée par la Commission de la construction de faire adopter un règlement et son incapacité de mettre en marche rapidement un système informatique de référence des travailleurs aux employeurs.
(Novembre 2012) La Commission de l'industrie de la construction annonce que le système de référence informatisé ne pourra être fonctionnel avant septembre 2013.
(1er décembre 2012) Le Gouvernement n'ayant pas encore décrété un règlement de placement et la CCQ n'ayant pas finalisé un système informatisé de référence de la main-d'oeuvre, la FTQ construction annonce que le 3 décembre 2012, les chantiers de construction seront déserts à moins que la loi 33 décrétant l'abolition des bureaux de placement syndicaux, n'ait été amendée pour que l'échéance du 2 décembre 2012 soit reportée à septembre 2013. La FTQ-Construction souligne que les travaux de construction dont les entrepreneurs ont recours aux bureaux de placement ne représentent que 15 % de l'ensemble des travaux de construction au Québec.
2013
(Août -Septembre 2013) Ken Pereira comparaît devant la Commission Charbonneau et met en lumière l'infiltration des Hells Angels et de la Mafia dans la FTQ-Construction avec l'aide alléguée de Jocelyn Dupuis ; la rumeur veut que Dupuis aurait voulu représenter son syndicat au conseil du Fonds de solidarité où siège déjà son ami Jean Lavallée, président de la Fédération provinciale des ouvriers en électricité-FIPOE.
(9 septembre 2013) Les bureaux de placement syndicaux cessent de pouvoir placer leurs membres et le référencement de la main-d'oeuvre est assumé par la Commission de la construction du Québec. La ministre du Travail forme un comité de Vigie avec les anciens ministres du Travail Jean Cournoyer (1969-1976) et Matthias Rioux (1996-1998) et l'ex-présidente de la CSN, Claudette Carbonneau (2002-2011) ; il a autorité sur l'application des règlements auxquels les bureaux de placement ou référencement sont astreints.
2014
(5 janvier 2014) Le nouveau président de la FTQ, Daniel Boyer accuse la Commission Charbonneau de s'acharner sur la FTQ.
(15 mars 2014) La Cour supérieure du Québec confirme un jugement de la Commission des relations de travail du Québec qui, en mars 2012, rendait la FTQ-Construction responsable des actes posés par Bernard «Rambo» Gauthier et Michel Bezeau ; elle déclare «En somme les syndicats locaux et les syndicats affiliés, bien qu'ils puissent être dotés d'une personnalité juridique qui leur est propre, constituent la base de la FTQ-Construction en tant que membres. Leurs directeurs et représentants siègent à l'Assemblée des directeurs qui constitue l'organe décisionnel entre les congrès. Ce sont les mêmes personnes qui sont aussi éligibles aux différents postes de l'exécutif.»
Dans cette affaire, Harold Richard a perdu son emploi en raison des pressions de Bernard Gauthier et Michel Bezeau sur la direction de la compagnie Les Équipements nordiques. Les deux comparses ne pardonnaient pas à Richard d'avoir changé d'affiliation syndicale, lors du scrutin de juin 2009. Les Équipements nordiques avaient choisi d'acheter la paix avec la FTQ-Construction en se débarrassant de Richard, un opérateur de machinerie lourde membre de la CSN.
(20 mars 2014) Bernard Gauthier est libéré sous conditions dont celle de ne pas adresser la parole à Harold Richard ; La juge Nathalie Aubry ordonne à Gauthier et à deux autres membres du local 791 de l'Union des opérateurs de machinerie lourde de ne pas entrer en contact de quelque façon que ce soit (harrasser, molester, harceler, importuner et épier) avec Harold Richard en raison de l'histoire d'intimidation survenue pendant la grève de la construction en juin 2013 ; le procureur de Gauthier indique son intention de porter cette décision en appel.
(26 mars 2014) Bernard Rambo Gauthier est arrêté et accusé de ne pas avoir respecté cette condition le 20 mars précédent à la sortie du Palais de justice de Sept-Îles où il allait signer un engagement de garder la paix en attendant son procès.
En croisant Richard, il l'aurait insulté. Comme il n'avait pas encore signé son engagement, son procureur lui recommande de plaider non-coupable à l'accusation qui pèse contre lui. Gauthier affirme sur sa page Facebook « D'après moi, on cherche à me mettre hors d'état de nuire ! Maudite Marde!. La FTQ-Construction indique de son côté qu'elle ne formulera aucun reproche à l'endroit de Gauthier. Gauthier comparait à Port-Cartier et nie sa culpabilité. et il est libéré sous un cautionnement de 2 000 $.
Le 17 septembre 2014, Bernard Rambo Gauthier comparaît sous les accusations d'avoir posé des gestes d'intimidation et de harcèlement à l'endroit d'un propriétaire de sablière au nord de Sept-Îles à qui, lors de la grève de la construction en juin 2013, il aurait demandé d'interrompre ses activités.
Le 21 mai 2014, La FTQ Construction et Bernard dit Rambo» Gauthier sont reconnus coupables de diffamation à l'endroit de l'ingénieur Luc Lepage et condamnés par la Cour supérieure à lui payer 300 000 $ en dommages et intérêts.
C'est en mars 2010, que Richard Goyette et Bernard Gauthier s'en était pris à Monsieur Lepage après la diffusion de l'émission Enquête à laquelle Monsieur Lepage avait participé.
Monsieur Lepage s'était plaint d'avoir été victime d'intimidation et de menaces de la part de la FTQ-Construction, de la section locale 791 de l'Union des opérateurs de machinerie lourde et de Bernard Gauthier le représentant de cette section.
En 2003-2004, Lepage avait refusé de leur céder l'embauche de la main-d'oeuvre sur le chantier du barrage hydroélectrique Toulnustouc, situé à 100 km au nord-est de Baie-Comeau.
Le jugement de la juge de la Cour supérieure affirme que les deux hommes ont laissé entendre que Lepage était responsable de la mort d'un travailleur survenue en mai 2004 ; le travailleur était tombé d'un échaffaudage volant.
Bernard Gauthier a traité M. Lepage d'assassin alors que ce dernier n'avait rien à voir avec la mort du travailleur.
Ils ont fait le choix de discréditer Lepage en guise de représailles pour ses propos. Ils ont délibérément porté atteinte à sa réputation en affirmant qu'il n'était pas de bonne foi, qu'il ne disait pas la vérité et qu'il n'était pas une personne honnête et respectable parce qu'il ne se souciait pas de la sécurité des travailleurs...
La juge signale que les paroles de M. Lepage à l'émission Enquête étaient vraies et d'intérêt public.
La juge condamne Richard Goyette à payer 25 000 $ à Lepage, et condamne Bernard Rambo Gauthier à payer 50 000 $ à Lepage ; une somme de 100 000 $ doit être acquittée conjointement et solidairement par les 4 défendeurs alors que 225 000 $ doivent être répartis entre la FTQ-Construction et la section locale 791 de l'Union internationale des opérateurs de machinerie lourde. La FTQ-Construction demande à la Cour d'appel du Québec d'invalider cette décision.
En septembre 2014, Jocelyn Dupuis est reconnu coupable de fraude à l'endroit de la FTQ-Construction ; À titre d'exemple, au cours d'une période de 43 semaines de ses 11 ans de tenure, Dupuis a soumis des réclamations de 225 000 $ presque complètement dépensés dans des restaurants.N.B. La FTQ- Construction n'a pas logé de plainte ni de réclamation contre Dupuis ; le procureur de Dupuis a souvent affirmé que les dépenses de Dupuis étaient connues de l'exécutif de la FTQ-Construction qui approuvait les rapports de dépenses mensuels ; et qui était par conséquent au courant du système de tenue de livre bâclé ; le juge Denis Lavergne n'a pas retenu cet argument et a dit que lorsque quelqu'un dans la position de Dupuisbénéficie de la confiance des gens, il ne peut pas en abuser.
À la fin de septembre 2014, Bernard Rambo Gauthier réclame que 70 % des emplois dans l'industrie de la construction de la Côte-Nord soient réservés à la main-d'oeuvre locale. Selon la FTQ-Construction, de 2009 à 2013, la part des heures travaillées par les employés de la région est passée de 72 % à 46 %. Des membres de la FTQ-construction attribuent cette situation à l'abolition du placement syndical en septembre 2013. Depuis le début de 2014, les heures travaillées sont en baisse de 34 % soit 1.6 millions d'heures en moins ; ce qui correspond à la diminution du besoin de main-d'oeuvre au chantier de la Romaine d'Hydro-Québec ; selon Simon-Pierre Pouliot, le porte-parole de la Commission de la construction du Québec-CCQ, «La Côte-Nord, ça marche avec des grands projets, et la Romaine est en diminution».
Le 5 décembre 2014, le juge Michel Parent de la Cour du Québec déclare Bernard Rambo Gauthier coupable d'avoir , en juin 2013, fait de l'intimidation à l'endroit de Frédéric Boucher, directeur des opérations de la compagnie Dexter lors d'un conflit de travail ; la FTQ construction étudie ses options : en appeler de la décision ou demander l'absolution ; si la Cour d'appel maintient la décison du juge Parent et si Gauthier n'obtient pas l'absolution, Gauthier ne pourra plus agir comme représentant syndical sur un chantier de construction du Québec ; les représentations sur sentence sont prévues pour le 3 février 2015.
Le 6 janvier 2015, Bernard Gauthier demande à la Cour d'appel de réviser sa condamnation pour intimidation prononcée à son endroit par le juge Michel Parent.
Le 30 janvier 2015, Jocelyn Dupuis est condamné à 12 mois de prison pour fraude à l'endroit de la FTQ-Construction. Il inscrit immédiatement cette sentence en Cour d'appel et est demeuré en liberté en attendant la décision de la Cour d'appel d'entendre ou non sa demande.

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