Dauphin (Claude)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Homme de loi (avocat) né en 1953 à Lachine. Études à l'Université Laval à Québec-ULQ et à la University of British Columbia. Député du Parti libéral du Québec-PLQ de Marquette à l'Assemblée nationale du Québec-ANQ (1981-1993). Nommé par Robert Bourassa délégué général du Québec à Boston (États-Unis) en avril 1994, il est démis par le nouveau premier ministre Jacques Parizeau en décembre 1994. Président d'Option Canada, un organisme chargé de faire la promotion du fédéralisme à l'époque de la campagne référendaire québécoise de 1995. Conseiller principal pour le Québec auprès du ministre des Finances du Canada, Paul Martin (1997-2001). Élu membre du conseil municipal de Montréal en 2001-). Maire de l'arrondissement de Lachine de la ville de Montréal (2005-). Président de la Société de transports de Montréal (2002-2005). Président du Comité exécutif de la Ville de Montréal (2008-2009). Président du Conseil de la Ville de Montréal (2009-2011).


En 2011, lorsqu'il est révélé que Pierre Reid, le contrôleur général de la Ville s'était immiscé dans les courriels de M. Dauphin, celui-ci menaça de poursuivre la ville. Pierre Reid qui participait alors à une enquête interne sur le programme de subventions aux édifices industriels et commerciaux qui n'avait bénéficié qu'à une seule entreprise domiciliée dans l'arrondissement de Dauphin. Reid est alors relevé de ses fonctions et le maire Gérald Tremblay demande à Dauphin de laisser son poste de président du conseil pendant que dure une enquête de la Sûreté du Québec sur de présumées malversations dans l'arrondissement de Lachine.

Le 12 avril 2011, Dauphin laisse temporairement la présidence du conseil de ville à la demande du maire de Montréal, Gérald Tremblay. Le 10 mai 2011, Claude Dauphin demande une injonction contre la Ville de Montréal, l'ancien contrôleur de la Ville, Pierre Reid, l'informaticien Michel Nantel, le chef des enquêtes et analyses, Yves Grimard, l'enquêteur John Broderick et le directeur général de la Ville, Louis Rocquet et demande réparation pour l'interception illégale de ses courriels ou agenda électronique à laquelle ces individus auraient participé à son endroit ; il demande que tous les courriels interceptés lui soient remis. Le maire Gérald Tremblay a laissé entendre que l'interception des courriels avait été faite avec l'assentiment de la Sûreté du Québec ; la Sûreté du Québec a déclaré qu'en aucun temps elle n'a suggéré ou demandé aux représentants de la Ville de Montréal de procéder à l'interception ou la récupération des courriels ; le 8 avril 2012, après avoir reçu l'assurance verbale qu'aucune preuve n'avait été trouvée par la Sûreté, M. Dauphin réclame d'être réinstallé à la présidence du Conseil, 150 000 $ pour dommages à sa réputation et violation de sa vie privée, 100 000 $ pour couvrir ses frais légaux et le paiement du salaire qu'il aurait reçu s'il n'avait pas été forcé d'abandonner la présidence du conseil.

Le 24 février 2012, le contrôleur général de la ville de Montréal présente un rapport qui indique que la firme Génipur, présidée par Pierre Turmel, une connaissance de longue date de M. Dauphin, aurait obtenu 12 des 14 appels d'offre auxquels elle a participé dans l'arrondissement de Lachine alors qu'elle n'en a remporté aucun des 6 auxquels elle a participé dans trois arrondissements de Montréal ; elle a cependant obtenu 5 contrats de gré à gré (sans appel d'offres) attribués par l'arrondissement de LaSalle.

Le 19 avril 2011, une émission de Radio-Canada fait entendre une conversation datée de 2007 entre M. Accurso et M. Bernard Poulin au cours de laquelle les deux hommes discutent de la façon de faire nommer l'ex directeur général de la Ville de Montréal, Robert Abdallah, au conseil d'administration du Port de Montréal ; ils estimaient qu'il pouvaient faire passer leur message par Léo Housakos, un collecteur de fonds pour le Parti conservateur du Canada qui le passerait à son tour à Dimitri Soudas, l'homme de confiance du premier ministre Stephen Harper au Québec. Lorsque Dominic Taddeo a annoncé qu'il prenait sa retraite comme pdg du Port de Montréal, un comité du Conseil d'administaration du port de Montréal formé de Jeremy Bolger, Diane Provost et Marc Bruneau a étudié les candidatures pour le remplacer ; au printemps 2007, les membres du comité de sélection dont l'indépendance est garantie par la loi ont été convoqués au restaurant Le Muscadin de Montréal par Dimitri Sousa qui leur aurait clairement dit que Robert Abdallah était le choix du gouvernement fédéral ; Claude Dauphin, au nom de Frank Zampino, aurait demandé à Diane Provost de voter pour Abdallah sous peine de perdre son poste ; effectivement, Mme Provost fut démise de sa fonction de membre du Conseil du port, mais la Cour supérieure du Québec a ordonné sa réintégration ; Abdallah n'a finalement pas été nommé.

Le 24 avril 2012, on parle d'une photo de lui en compagnie Michael Strizzi, considéré par la police comme un proche du parrain de la mafia , Vito Rizzuto ; la photo avait été prise en 2009 par un agent qui suivait Strizzi. Dauphin admet avoir reçu à son bureau à quelques reprises l'entrepreneur Tony Magi qui serait aussi lié à la mafia ; Magi avait été l'objet d'une tentative de meurtre en 2008

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