Coutu (Johnny)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Ancien notaire de Val-d'Or.

En mars 2008, Johnny Coutu échappe à l'explosion d'une bombe placée dans son automobile à la cantine Chez Vic de Val-d'Or.
Le 14 ou 15 avril 2009, Kevin Walter est assassiné dans un logement de la rue Saguenay à Rouyn-Noranda.
Le 13 juillet 2009, Johnny Coutu est blessé mortellement par balles lors d'une fusillade à l'extérieur d'une maison du boulevard Lévesque à Laval ; il décède de ses blessures.
Daniel Savard, 30 ans, aurait comploté avec Yves Denis, Denis Lefebvre, Serge Pomerleau et Benoît Denis les meurtres de Johnny Coutu et Kevin Walter.
Le 13 mai 2010, Benoît Denis est assassiné à Saint-Alphonse-Rodriguez.
En octobre 2010, Daniel Savard, 30 ans, un résidant de Saint-Eustache, est arrêté lors de l'Opération Écrevisse ; l'Opération Écrevisse visait à démanteler 3 réseaux de trafic de stupéfiants opérant en Abitibi-Témiscamingue, armés et parrainés par un chapitre des Hells Angels.
Le 7 octobre 2010, Yves Denis, 33 ans, Denis Lefebvre, 51 ans, Serge «Pom Pom» Pomerleau, 47 ans, et Thierry Béland sont arrêtés lors de l'Opération Écrevisse et accusés des meurtres prémédités de Johnny Coutu et Benoît Denis (frère de Yves Denis) ; les 4 hommes auraient été à la tête d'un réseau de distribution de drogues en Abitibi-Témiscamingue Yves Denis et Denis Lefebvre sont aussi accusés de l'homicide involontaire de Kevin Walter ; Denis, Lefebvre et Pomerleau sont détenus au Centre de détention d'Orsainville en attendant et pendant leur procès qui tenu à Québec;.
Le 2 mars 2011, Daniel Savard est accusé du meurtre non prémédité de Kevin Walter et des meurtres prémédités de Johnny Coutu et de Benoît Denis, de voies de fait graves et de complot pour meurtre
Le 10 mars 2014, à leur arrivée à la prison, la Sûreté du Québec avait avisé les autorités du Centre de détention d'un très grand danger d'évasion de Pomerleau, Lefebvre et Denis ; les informations contenues dans leur dossier faisaient état «d'un haut risque d'évasion ; c'est pour cette raison qu'ils avaient été cotés S5 soit le plus haut niveau de sécurité ; en conséquence, ils ne pouvaient quitter leur cellule sans avoir les menottes aux poignets et aux chevilles reliées par une chaîne entre les deux ensembles de menottes ; les menottes aux poignets devaient être verrouillées à double tour par un bloc de sûreté ; ils n'avaient pas accès à la Cour F-nord.
Les 3 hommes étaient gardés en détention à Orsainville pendant leur procès au palais de justice de Québec.
Le 24 mars 2014, à la suite de 4 requêtes invoquant les difficultés des détenus à communiquer avec leurs avocats, le juge Louis Dionne de la Cour du Québec qui préside le procès des 4 hommes aurait demandé aux autorités carcérales que, pendant les jours d'audience de leur procès, les accusés puissent avoir accès ensemble à des sorties de cour extérieure en soirée, selon la disponibilité du personnel carcéral. Le juge aurait demandé que les menottes aux poignets soient enlevées pendant les audiences pour que les accusés puissent prendre des notes. Il aurait ordonné que la direction du Centre de détention, fasse le nécessaire pour que les requérants, alors qu'ils sont détenus à l'établissement, puissent communiquer avec leurs avocats en toute confidentialité, à leur convenance, et ce, lorsque la sécurité n'est pas en jeu. Le juge aurait également autorisé Pomerleau à utiliser un ordinateur exclusivement pour consulter la preuve et non pour communiquer avec l'extérieur. Notons que le jour de l'évasion était un samedi et qu'il n'y avait pas alors d'audience de la Cour.
Le 26 mars 2014, un gestionnaire du Centre de détention d'Orsainville responsable du secteur signe un document dans lequel, il abaisse la cote d'Yves Denis de S5 à S3. Pomerleau et Lefebvre ont, par la suite, eu droit au même traitement que Denis ; les détenus ont alors droit à des conditions de détention permettant la préparation d'une défense pleine et entière, ce qui leur permet de circuler ensemble à l'intérieur des murs de la prison sans menottes aux poignets ni aux pieds.
Le soir du amedi 7 juin 2014, Yves Denis, Denis Lefebvre et Serge Pomerleau s'évadent de la prison d'Orsainville grâce à un hélicoptère qui atterrit dans la cour F-nord de la prison d'Orsainville.
Le 9 juin 2014, la ministre Lise Thériault affirme que la baisse de la cote de sécurité a été ordonnée par le juge Dionne.
Il semble que les autorités avaient, depuis l'hiver, des informations voulant que les 3 hommes allaient s'évader en hélicoptère ; elles connaissaient même le nom du pilote qui serait Maxime Lefebvre, 26 ans, le fils de Denis Lefebvre.
Maxime Lefebvre avait été arrêté le 20 mars 2014 pour avoir jeté des meubles dans la piscine d'un hôtel de Québec et avait été condamné à une peine de 50 jours de prison qu'il avait purgée au Centre de détention d'Orsainville ; comme il n'était pas considéré à haut risque, Maxime avait eu accès à la cour est-nord. Il connaissait donc les lieux, mais il ne serait pas le pilote de l'hélicoptère qui a servi à l'évasion des 3 hommes.
Le 13 juin 2014, l'interdit de publication de la décision du juge Dionne est partiellement levé et il apparaît que le juge n'a pas ordonné au Centre de détention d'abaisser la cote de sécurité.
La ministre Thériault confie à Michel Bouchard, ancien sous-ministre de la Justice, une enquête administrative sur les bavures qui ont permis l'évasion des 3 détenus. Me Bouchard avait quitté le ministère de la Justice en raison de différend avec l'ancien ministre Marc Bellemare.
L'Opposition parlementaire réclame en vain la démission de Madame Lise Thériault de son poste de ministre de la Sécurité publique du Québec.
Le procès des 3 évadés se poursuivra sans eux ; leurs avocats, invoquant la rupture du lien de confiance avec leurs clients demandent à la cour la permission d'abandonner la cause ; alors que Thierry Béland obtient un procès séparé et d'être jugé à Val-d'Or par un juge seul sous les accusations de complot pour trafic et trafic au profit d'une organisation criminelle ; ils subissaient aussi leur procès pour meurtre.
Le 22 juin 2014, dans la nuit du samedi à dimanche, vers 1 h 30, les 3 fugitifs, Serge Pommerleau, Denis Lefebvre et Yves Denis sont retrouvés par la police dans une résidence cossue d'un édifice à condominiums de luxe situé au 370, rue Saint-André près du Vieux-Port de Montréal ; les appartements s'y louent à raison de 2 200 $ par mois ; un agent d'immeuble avait loué le condo à un homme 3 semaines auparavant. La police recherche toujours le pilote de l'hélicoptère.
Le 23 juin 2014, les prisonniers comparaissent sous de nouvelles accusations : bris de prison et évasion de garde légale ; le juge Louis Dionne a d'abord durci les conditions de détention : il a suspendu deux décisions prises le 24 mars qui permettaient une série de privilèges, notamment des sorties conjointes du trio dans la cour extérieure en soirée et l'utilisation d'un ordinateur portable par Serge Pomerleau.
Le 25 juin 2014, les 3 fugitifs sont conduits au Palais de justice de Montréal pour la continuation de leur procès pour meurtre.

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