Cournoyer (Michèle)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Cinéaste (décoratrice, directrice artistique, réalisatrice, scénariste et dessinatrice) née en 1943 à Saint-Joseph-de-Sorel (Sorel-Tracy).

Études à l'École des beaux-arts de Québec et au Horsey College of Arts.
Reconnue comme cinéaste expérimentale, elle allie parfois photographie, peinture et collage, utilisant les techniques d'animation et l'enregistrement en continuité avec acteurs.

  • Filmographie - Liste partielle


L'Homme et l'enfant (Papa! Papa)! Papa!), réalisatrice, 1970)
Alfredo (réalisatrice, Italie 1971)
La vie rêvée (directrice artistique, réalisation par Mireille Dansereau, 1972)
La Mort d'un bûcheron (directrice artistique, réalisation par Gilles Carle, 1973)
Spaghettata (réalisatrice, avec Jacques Drouin, 1976)
La Toccata (réalisatrice, 1977)
L'Arrache-coeur (directrice artistique, réalisation par Mireille Dansereau, 1979)
Old Orchard Beach P.Q. (réalisatrice, 1982)
Dolorosa (réalisatrice, 1988)
La Basse-cour (ONF, 1989)
Le Chapeau (réalisatrice, dessin animé, 1999)
L'Accordéon (réalisatrice, dessin animé, 2004)
Robe de guerre (réalisatrice, dessin animé, 2008) sur les femmes kamikases.

  • Distinctions :


Première au Concours Cinéaste recherché (e) du Studio d'animation du Programme français de l'Office national du film-ONF pour La Basse-cour (1989)
Une rétrospective hommage lui est consacrée au Festival International Nouveau cinéma Nouveaux médias (16 octobre 2000). Prix Jutra du meilleur film d'animation (2001) pour Le Chapeau.
Son film L'Accordéon est en compétition pour la Palme d'or (court-métrage) au Festival de Cannes (2004).
Prix Jutra du meilleur film d'animation (2010) pour Robe de guerre
Prix du Québec Albert-Tessier (2017) ; la première femme cinéaste d'animation à recevoir ce prix.
Prix du gouverneur général du Canada (février 2017)

Commentaire :

Marco de Blois, pose un geste admiratif sur le travail de Michèle Cournoyer : «Dans le monde du cinéma d'animation, l'oeuvre de Michèle Cournoyer est unique et flamboyante. Abordant des thématiques sociales à la fois pertinentes et graves, la cinéaste crée des métamorphoses saisissantes qui la rapproche des surréalistes. Surtout, la simplicité de son dispositif technique lui permet d'aller à l'essentiel et de viser juste -- et fort. Certains de ses films apparaissent ainsi comme des rêves, alors que d'autres sont plus proches du cauchemar. Mais tous épousent la logique des fantasmes, des pulsions et des secrets refoulés. Je me souviens encore de la projection du Chapeau au Festival d'Annecy en 2000. La foule habituellement turbulente, s'était tue, de toute évidence troublée par ce qui se passait à l'écran. Michèle est une grande cinéaste.» Dans Le Devoir du 26 janvier 2018, page B2, François Lévesque affirme «Le film est puissant et richement symbolique, par exemple lorsque la protagoniste dont on ne voit que les yeux pleure et que sa larme devient embryon, enfant, puis homme, jusqu'à imiter une pietà. Deux religions unies dans une vaine souffrance.» Nota : Marco De Blois est directeur artistique des Sommets du cinéma d'animation et programmateur conservateur animation à la Cinémathèque québécoise.

  • Crédits :


Dictionnaire du cinéma québécois (Michel Coulombe et Marcel Jean, Boréal, 1988)

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