Cossette Trudel (Jacques)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Cossette Trudel (Jacques). (H) (C) (J)

Enseignant né en 1948.
Militant du Front de libération du Québec-FLQ.
Membre de la cellule Libération dirigée par Jacques Lanctôt ; il avait 22 ans.
Le 5 octobre 1970, Jacques Lanctôt, Marc Carbonneau, Yves Langlois, Nigel Hamer, Louise Lanctôt et Jacques Cossette-Trudel, enlèvent James Richard Cross, haut commissaire commercial de Grande-Bretagne à Montréal, le séquestrent jusqu'au 3 décembre, puis s'envolent vers Cuba après avoir libéré leur otage. Époux de Louise Lanctôt. Revenu au Canada le 13 décembre 1978, il est condamné à 2 ans de prison. Voir Québec (province). Crises. Crise d'octobre 1970.


Original Message-----

From: Jacques Cossette-Trudel
Sent: 24 janvier 2014 15:10
To: info@memoireduquebec.com
Subject: Texte suggéré par Jacques Cossette-Trudel

Pour Jacques Cossette-Trudel, nous vous suggérons le texte suivant en remplacement de celui que vous publiez actuellement et qui me semble trop réducteur.


Pour Jacques Cossette-Trudel, nous vous suggérons le texte suivant en remplacement de celui que vous publiez actuellement et qui me semble trop réducteur.

Jacques Cossette-Trudel a milité de 1967 à 1969 dans le Waffle (NPD-Québec) et, en tant que professeur, au sein du Syndicat des étudiants du secondaire (SDE).
Rallié à l'indépendance du Québec et à l'instauration d'un système politique socialiste, Jacques Cossette-Trudel a été un des leaders du mouvement contestataire étudiant de 1968-69 au Cégep de Maisonneuve qui luttait pour la démocratisation du système scolaire québécois ; il a adhéré au Front de libération du Québec (FLQ) à la fin de 1969 où il s'est impliqué tour à tour dans les cellules Pierre-Louis Bourret (février 70), Rose-Lanctôt (juin 70) et Libération (à partir d'août 70). Il a épousé Louise Lanctôt, soeur de Jacques Lanctôt, le 23 août 1969.
Exilé pendant quatre ans à Cuba et quatre ans en France suite à sa participation à l'enlèvement et à la séquestration du diplomate britannique James Richard Cross en octobre 70, il a finalement rejeté les thèses du FLQ à la fin de 1971 en même temps que les fondateurs du mouvement, Pierre Vallières et Charles Gagnon.
De 1972 à 1976, il a collaboré activement à l'agence de presse cubaine Prensa latina et à l'Agence de Presse Libre du Québec (APLQ).
En France, Jacques Cossette-Trudel a travaillé principalement comme réceptionniste dans un hôtel à Paris. Il a adhéré au Parti communiste marxiste-léniniste fondé par le dirigeant de la Résistance française Charles Tillon, s'est impliqué dans la mise sur pied de la Fédération de la métallurgie de Seine-Saint-Denis (CFDT) et a collaboré au Quotidien du Peuple (journal français d'extrême-gauche).
Il a été arrêté dès son retour au Québec en décembre 1978. Défendu par l'avocat Serge Ménard, il a plaidé coupable «avec circonstances historiques atténuantes» aux accusations de complot, d'enlèvement et de séquestration et a été condamné à deux ans moins un jour de prison et trois ans de privation de liberté civique et politique.
Libéré en mai 1980, Jacques Cossette-Trudel a travaillé jusqu'à la fin des années 2000 dans l'univers des communications du réseau de la Santé et des Services sociaux du Québec.
En 1999, il a collaboré à la série télévisée « Épopée en Amérique » de Gilles Carle et a, par la suite, scénarisé et réalisé « Une Révolution tranquille, une histoire populaire du Québec » (1960-1980) , une série documentaire de quatre heures diffusée à Télé-Québec, sur le réseau TVA et au poste TV5. Il s'est mérité une nomination à titre de « meilleure réalisation documentaire aux Gémeaux de 2001.
Depuis 2004, Jacques Cossette-Trudel prépare un long-métrage de fiction inspiré de ses huit ans d'exil; Subventionné par Téléfilm Canada et la Sodec.

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