Chambly (municipalité de ville)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Superficie - 25,01 km2.
  • Gentilé - Chamblyen, enne.


  • Éphémérides -


1665
Fondation de la mission Saint-Louis et construction en bois du fort Saint-Louis au pied des rapides de la rivière des Iroquois (Richelieu) par Jacques de Chambly, capitaine du régiment Carignan-Salières.
1672
(29 octobre) Concession d'une seigneurie (6 lieues de front sur la rivière Richelieu, dont 3 lieues au nord et 3 lieues au sud de la rivière, sur 1 lieue de profondeur) par l'intendant Talon à Jacques de Chambly qui lui donne son nom ; l'île Sainte-Thérèse fait partie de cette seigneurie ; son territoire couvre ceux des actuelles municipalités de Carignan, Chambly, Richelieu, Notre-Dame-de-Bon-Secours et une partie de Saint-Basile-le-Grand et de Saint-Luc.
1679
(11 mars) Cession de la seigneurie par Jacques de Chambly à sa fiancée, Marie-Françoise Thavenet.
1694
(Peu avant le 11 octobre) Au décès de Marie-Françoise Thavenet, la seigneurie passe à sa soeur Marguerite-Josèphe Thavenet, épouse de François Hertel.
1702
Incendie du fort Saint-Louis allumé par les Iroquois.
1706
Ouverture des registres de la paroisse Saint-Louis (Saint-Joseph-de-Chambly).
1708
(17 septembre) Au décès de Marguerite-Josèphe Thavenet, la seigneurie passe à son époux, François Hertel.
1709
Reconstruction en pierre du fort Saint-Louis.
1710
Jean-Baptiste Boucher de Niverville épouse Marguerite-Thérèse Hertel, fille de François Hertel et de Marguerite-Joseph Thavenet.
1719
(14 mars) Jean-Baptiste Boucher de Niverville échange un fief de 60 arpents qu'il avait obtenu en 1701 dans la seigneurie de Boucherville contre les droits et prétentions qu'avait son beau-frère Zacharie-François Hertel dans la seigneurie de Chambly (120-129).
(28 septembre) Jean-Baptiste Boucher de Niverville signe un accord avec les autres membres de la famille de François Hertel, obtient la majorité des parts et devient seigneur principal de Chambly.
1721
(20 septembre) Érection canonique sous le nom de Saint-Louis et nomination du premier curé résidant de la paroisse ; son territoire couvre la seigneurie de Chambly (120-129).
1722
(31 mai) Au décès de François Hertel, la seigneurie passe à ses enfants.
1760
(1 septembre) Le fort Saint-Louis est pris par l'armée anglaise.
1765
(28 juin) Détachement d'un fief (1/2 lieue de front) vendu par Joseph Cournoyer de la Fresnière à François Le Maître Duhaime.
1769
(16 janvier) Vente de son fief par François Le Maître Duhaime à Jean Jenison qui lui donne son nom.
1775
Les Américains envahissent le Canada sous le commandement de Richard Montgomery et occupent le fort Saint-Louis
1776
Les Américains quittent le fort Saint-Louis après en avoir incendié l'intérieur.
1777
Le fort Saint-Louis est remis en état et il est occupé par une garnison anglaise.
1778
Vente d'une partie (1/2 lieue de front) de la seigneurie de Chambly (120-129) par Louis-Hugues Hertel de Chambly à Jean-Baptiste Melchior Hertel de Rouville.
1779
(20 mars) Détachement du fief de Beaulac (1/2 lieue de front au sud du Rapide et Bassin de Chambly) vendu à William Grant et son épouse, Catherine Fleury Deschambault.
1781
(28 mai) Le fief de Beaulac appartient à William Grant.
Le fief de Jenison appartient à Jean Jenison.
1796
(23 novembre) Vente de la seigneurie de Chambly (120-129) par Jean-Baptiste Boucher de Niverville et sa femme, Marie-Anne Baby, à Gabriel Christie.
1808
(26 septembre) Le fief de Beaulac est adjugé à William Yule.
1812-1814
Plus de 6 000 soldats sont rassemblés dans un complexe militaire bâti près du fort, alors que les États-Unis sont en guerre avec l'Angleterre et sa colonie le Canada.
1816
(19 août) Vente d'une partie de la seigneurie de Chambly (120-129) à Samuel Hart.
1820
Construction de l'église anglicane St. Stephen par des soldats de l'armée britannique en garnison dans le fort Chambly.
1825
Ouverture du Collège Sainte-Thérèse de Chambly.
1833
Construction du canal de Chambly.
(30 mai) La paroisse Saint-Louis change de patron pour saint Joseph et adopte le nom de Saint-Joseph-de-Chambly.
1845
(7 mai) Détachement de la seigneurie de Chambly-Ouest vendue à Dame Philo Letitia Ash, veuve de William Yule.
(8 juin) Constitution de la municipalité de la paroisse de Chambly.
1848
(26 octobre) Constitution de la municipalité du village de Chambly-Canton.
1851
La garnison anglaise quitte le fort Saint-Louis.
1853
Détachement de la seigneurie de Chambly-Est vendu à Philo Laetitia Ash, veuve de William Yule, et au révérend Joseph Braithwaite.
1854
(18 décembre) Abolition du régime seigneurial.
1855
(1 juillet) Constitution de la municipalité du village de Chambly-Bassin.
1861
La seigneurie de Chambly (120-129) appartient en partie à John Yule.
(24 janvier 1861) Le fief Jenison appartient à H.O. Andrews.
1881
Mise en exploitation de la Chambly Cotton, une manufacture de coton.
1885
Ouverture du couvent des Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame-c.n.d.*.
1888
Fondation de la Chambly Manufacturing pour la production d'électricité sur la rivière Richelieu, à Chambly ; les premiers actionnaires sont J.-Rosaire Thibodeau, J.-M. Fortier, Georges W. Parent et Raymond Préfontaine.
La Chambly Manufacturing achète les droits de construire une usine hydroélectrique sur la rivière Richelieu.
1899
La Royal Electric achète toutes les actions de Chambly Manufacturing.
Mise en exploitation de la centrale hydroélectrique de Chambly.
1901
Fusion de la Montreal Gas, de la Chambly Manufacturing et de la Royal Electric pour constituer la Montreal Light, Heat and Power (70 % des actions appartiennent alors à des Canadiens français. Voir Hydro-Québec).
1910
Ouverture des registres de la paroisse Très-Saint-Coeur-de-Marie.
1911
(31 mai) Érection canonique de la paroisse du Très-Saint-Coeur-de-Marie de Chambly-Canton par détachement de celle de Saint-Joseph-de-Chambly.
1923
La population de la paroisse Saint-Joseph est de 1 568 âmes, celle du Très-Saint-Coeur-de-Marie, 975.
1943
(25 mars) Fondation de la Caisse populaire de Chambly.
1952
La municipalité de Chambly-Canton adopte le nom de Fort-Chambly et celle de Chambly-Bassin, celui de Chambly.
1965
(18 septembre) Regroupement des municipalités de Fort-Chambly et de Chambly sous le nom de cette dernière.
1966
Érection canonique des paroisses Saint-Benoît et St. Monica.
1970
L'église anglicane St. Stephen's est déclarée site historique national par le gouvernement du Canada.
1989
La Sûreté du Québec enquête sur les activités de certains agents du Service de police de Chambly mais ne peut recueillir des preuves suffisantes. La Gendarmerie Royale du Canada enquête elle aussi sur certains policiers de Chambly avec le même résultat.
1990
La population de Chambly est de 12 869 habitants.
1994
(Mai) La Sûreté du Québec obtient la permission de faire de l'écoute électronique chez les policiers de Chambly.
(1 septembre) Se préparant à porter des accusations de corruption et d'abus de pouvoir, environ 200 policiers de la Sûreté du Québec appréhendent 140 personnes, dont les 21 policiers du Service de police de la municipalité et leurs conjointes ; 76 agents de la Sûreté du Québec sont poursuivis devant le Comité de déontologie policière par 103 victimes qui considèrent leur arrestation et leur détention comme contraires aux règles de déontologie policière.
1997
(15 juillet) Désastre naturel ; des pluies torrentielles (140 mm en 4 heures) s'abattent sur la ville ; 525 immeubles sont inondés.
2000
La population de Chambly est de 20 880 habitants.
2001
(14 mai) Un médiateur nommé par le ministère des Affaires municipales recommande le regroupement des municipalités de Marieville, Carignan, Richelieu, Saint-Mathias-sur-Richelieu et Chambly.
2002
(1 juin) Annonce du regroupement des services de police de Beloeil, Calixa-Lavallée, Carignan, Chambly, Contrecoeur, McMasterville, Mont-Saint-Hilaire, Otterburn Park, Saint-Amable, Saint-Antoine-sur-Richelie, Saint-Basile-le-Grand, Saint-Charles-sur-Richelieu, Saint-Denis-sur-Richelieu, Saint-Jean-Baptiste, Sainte-Julie, Saint-Marc-sur-Richelieu, Saint-Mathieu-de-Beloeil, Varennes et Verchères.
2004
(26 août) Alain Saint-Onge, jusque-là directeur adjoint de la sécurité publique de Laval devient le premier directeur de la Régie de police Richelieu-Saint-Laurent.
2005
(29 décembre) L'usine de la Compagnie Kraft Canada passe à CanGro Foods appartenant aux compagnies américaines Sun Capital Partners et EG Capital Group ; la transaction, qui touche 800 employés, implique 5 usines canadiennes de Kraft et les marques ou parties des marques Aylmer, Primo, Ideal, Il Migliore, Roma et Del Monte.
2010
La population de Chambly est de 24 499 habitants.
2012
(Mi-juin) Découverte d'une vertèbre lombaire d'un béluga dans les vases du bassin de Chambly ; l'animal avait sans doute vécu dans la mer de Champlain qui recouvrait la vallée du Saint-Laurent et le nord des États-Unis, il y a 12 000 ans ; Denise Caisse explique que c'est en remontant l'ancre de leur bateau que la découverte a été faite croyant d'abord qu'il s'agissait d'un morceau de bois, Caisse constata que des nerfs recouvrait l'ossement.
2014
(3 novembre 2014) Le conseil de la ville de Chambly interdit l'accès au local des Hells Angels situé au 2200, Boulevard Industriel.
(14 novembre 2014) La Presse rapporte que l'opposition énergique des autorités de la ville de Chambly à l'installation du chapitre de Montréal du gang des Hells Angels dans un local loué appartenant à l'importateur de véhicules Gérard Thibault a finalement eu raison du club de motards; ceux-ci ont décidé de quitter les lieux et le bail a été résilié ; les anciens locataires ont été autorisés à récupérer leurs effets.
2016
(Avril 2016) Le Conseil municipal de Chambly autorise la démolition de la maison Boileau. (The Gazette, 22 avril 2016, page A8)
(26 novembre 2018) Le Conseil municipal de Chambly annonce que la maison Boileau sera reconstruite à l'identique.
2019 (28 février 2019) Le Journal de Montréal, (page 3) rapporte que le maire de Chambly est l'objet d'une enquête de l'Unité permanente anti corruption-UPAC en raison de situations d'abus de confiance en lien avec l'octroi de contrats publics. Le maire, un ancien policier, est soupçonné d'avoir touché des sommes d'argent en lien avec l'octroi de contrats publics par sa municipalité. Annie Nepton, la directrice générale adjointe de la municipalité et amie de coeur du maire et un important promoteur immobilier sont également visés par l'enquête de l'IPAC. Madame Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales du Québec décide d'imposer la tutelle à la ville de Chambly.

Chamblyen cités dans La Mémoire du Québec -

Marie Louise Emma Cécile Lajeunesse dite Albani, René Boileau, Noel Breux, Noël Darche, Charles-René-Baptiste Dion, Denis Herron, Charles LaRocque, Joseph LaRocque, Joseph Ménard, Toussaint Poirier, Victor Robert dit Lafontaine, Paul Saint-Germain, Luc Tremblay, John Yule.

  • Attraits :


Barrage (12 m) érigé sur la rivière Richelieu en 1897 pour l'alimentation d'une centrale hydroélectrique de 16,1 MW mise en service en 1899, puis désaffectée en 1952.
Église Saint-Joseph (1881) ;164, rue Martel ; plans de Victor Bourgeau, construite à partir des murs de celle de 1784 incendiée en 1880 ; orgue Casavant (1894) ; en face de l'église, la statue du curé Migneault, la dernière oeuvre de Louis-Philippe Hébert.
Église St. Stephen's (anglicans, 1820) ; 2000, rue Bourgogne ; plans de Edward Perkins, pasteur de St. Stephen ; construite par l'entrepreneur François Valade et les maîtres maçons Louis Duchatel et François Morris ; vitraux (1869) ; rénovée en 1943-1944, puis restaurée en 1990 ; le cimetière qui entoure l'église contient les plus beaux spécimens de l'architecture funéraire du Québec ; classée monument historique en 1965.
Ferme Guyon (épicerie de produits du terroir, papillonnerie, serres, pépini
ères et jardin maraîcher
Lieu historique national du Canada du Canal-de-Chambly ; 1840, rue de Bourgogne.
Lieu historique national du Canada du Fort-Chambly ; 2, rue De Richelieu ; ancienne caserne militaire construite pour abriter les 400 militaires de la garnison du fort et corps de garde ; utilisée comme hôpital, comme buanderie et même comme sellerie au cours de la Première Guerre mondiale - 1914-1918 ; transformée (1933) en résidence par Guillaume-Narcisse Ducharme, l'un des fondateurs de la Compagnie d'assurances La Sauvegarde ; transformée en gîte du passant (1996).
Maison de la culture de Chambly ; 56, rue Martel ; logée dans l'ancien couvent des Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame-c.n.d.* (1885).
Maison Boileau (début du XIXe siècle) ; a appartenu au notaire patriote René Boileau. En avril 2016, le Conseil municipal de Chambly autorise la démolition de la maison Boileau. (The Gazette, 22 avril 2016, page A8) ; Le ministère de la Culture du Québec est saisi d'une demande de protection de la Maison Boileau ; le ministère obtient de la municipalité de Chambly une suspension de la démolition jusqu'au 29 avril 2016.
Le 5 mai 2016, Denis Lavoie, le maire de Chambly annonce que la municipalité a acheté la maison Boileau et qu'elle ne sera pas démolie ; il propose au conseil de la municipalité de la transformer en Bureau d'information tourristique ; il financera cet achat et sa transformation par les revenus du péage au stationnement municipal dans le secteur du Vieux-Chambly évalué à 250 000 $ par année.
Le 23 novembre 2018, par ordre du directeur général de la municipalité qui croit que l'état de vétusté de la maison la rend dangereuse, la maison est rasée par une pelle mécanique et disparaît du décor de la ville et, avec elle, une partie de son histoire. Selon des rapports d'experts obtenus par le maire Lavoie, il n'y avait rien de récupérable dans cette vieille maison.
Le 26 novembre 2018, le Conseil municipal de Chambly annonce que la maison Boileau sera reconstruite à l'identique et qu'elle accueillera des expositions permanentes, inspirées par l'histoire locale, dont celle des patriotes..

Maison Ducharme (1812-1814) ; ancienne caserne militaire devenue un gîte touristique.
Maison John-Yule (1816) ; 27, rue Richelieu ; construite par le maçon Pierre Gagnier et le menuisier François Valade pour John Yule, un marchand propriétaire de moulins dans la région ; atelier du peintre Maurice Cullen (1920) érigé sur les fondations de l'ancien manoir seigneurial ; reconnue monument historique en 1987.
Maison Thomas-Whitehead (1815-1816) ; 2592, rue de Bourgogne ; Whitehead était un fonctionnaire de la garnison britannique du fort Chambly ; construite par François Valade et le maître maçon Louis Duchatel ; classée monument historique en 1985.
Manoir de Salaberry (1814) ; style mélange palladien et français ; habité par Charles-Michel d'Irumberry de Salaberry, héros de la bataille de la Châteauguay.
Place de la mairie (1912) et le monument à Salaberry érigé par Louis-Philippe Hébert.
Presbytère Saint-Joseph (vers 1900).

  • Sports -


Golf ; 2 parcours de 18 trous.

  • Économie -


Brasserie Unibroue.
Usine de la Compagnie Kraft Canada (passée à CanGro Foods appartenant aux compagnies américaines Sun Capital Partners et EG Capital Group)
Usine de papier de la Compagnie Bennett Fleet.

  • Services -


Quatre écoles publiques francophones (préscolaire et primaire).
Une école publique anglophone (préscolaire et primaire).

  • Toponymie -


Chambly rappelle le souvenir de Jacques de Chambly*, le premier propriétaire de la seigneurie de ce nom dans laquelle le territoire de la municipalité est situé ; ce nom a été aussi celui de la rivière qui a été rebaptisé Richelieu.

  • Repères géographiques -


Sur le versant droit du bassin du Saint-Laurent.
Au sud-sud-ouest de Beloeil, sur la rivière Richelieu.
Diocèse de Saint-Jean-Longueuil.
Municipalité régionale de comté de La Vallée-du-Richelieu.
Communauté métropolitaine de Montréal-CMM.
Région touristique de la Montérégie.

  • Accès : Route 112 x Route 223 x Autoroute 10.

Carte 9.

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