Château de Ramezay. Montréal (musée)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • 280, rue Notre-Dame Est, Vieux-Montréal. Construit en 1705 ; expose une collection permanente des pièces que la Société d'archéologie et de numismatique y avait apportées en 1895 et toutes les acquisitions faites depuis cette époque ; l'exposition Hochelaga, Ville-Marie et Montréal retrace l'histoire de Montréal, de la préhistoire amérindienne au XXe siècle.


  • Éphémérides -


1705
Construction de la maison-manoir du gouverneur Claude de Ramesay par le maître-maçon et architecte Pierre Couturier ; les murs extérieurs du bâtiment ont 1,5 m d'épaisseur à la base et «vont en s'élargissant vers les cintres de façon à aménager un four à cuire le pain dans l'arête centrale, avec grandes cheminées pour les cuisines et les foyers de chauffage».
1724
Au décès de Claude de Ramezay, la maison-manoir demeure habitée par sa famille.
1745
(10 avril) Criblée de dettes, la veuve de Ramezay cède le manoir à la Compagnie des Indes occidentales qui le relie à son entrepôt par un passage couvert.
1764
(16 juillet) La Compagnie des Indes occidentales vend le manoir au commerçant de fourrures anglais William Grant qui le loue au gouvernement colonial britannique.
1773
(24 décembre) William Grant loue le manoir à Guy Carleton, gouverneur du Canada, qui fait du du manoir sa résidence officielle ; le manoir sera désormais désormais appelé le Château de Ramezay.
1775-1776
Lors de l'occupation américaine de Montréal, le château est occupé par le brigadier général David Wooster de l'armée américaine, puis par Benedict Arnold ; les commissaires américains, Benjamin Franklin, Samuel Chase et Charles Carroll, venus tenter de faire adhérer les Canadiens français à la cause des insurgés américains, y tiennent des réunions pendant leur séjour à Montréal qui dura 3 semaines.
1777
Le Gouvernement achète le château et en fait la résidence permanente des gouverneurs coloniaux et la désigne Government House (Hôtel du Gouvernement).
1849
Le château est converti en palais de justice jusqu'à ce que le Palais de justice soit.
1857
Le ministère de l'instruction publique de Pierre-Joseph-Olivier Chauveau s'installe dans le château et l'École normale Jacques-Cartier s'installe dans l'aile de la rue Saint-Claude.
1862 Fondation de la Société de d'archéologie et de numismatique de Montréal
1867
Le ministère de l'Instruction publique déménage à Québec et le Château est occupé par l'École normale et l'École modèle ; selon le paragraphe 8 de l'article 108 de la IIIe cédule de la Loi constitutionnelle de 1867, tous les immeubles des gouvernements provinciaux, à l'exception des édifices requis pour le siège de leurs législatures, deviennent la propriété du Gouvernement fédéral.
1872
(25 mai) Le Gouvernement fédéral donne le Château au Gouvernement provincial.
1878
L'École normale Jacques-Cartier déménage et la faculté de médecine de l'Université Laval à Montréal prend sa place au Château.
1884
La faculté de droit de l'Université Laval à Montréal-ULM s'installe dans la salle aujourd'hui transformée en galerie de portraits alors que la faculté de Médecine prend la place de l'École normale dans l'aile de la rue Saint-Claude.
Le journal La Presse installe ses bureaux dans le hangar ou l'aile nord-ouest du château.
1889
La Cour des Magistrats siège au château.
1893
Le Gouvernement du Québec dirigé par Taillon décide de détruire le château et de lotir les terrains environnants pour les vendre aux enchères et y permettre la construction de bâtiments modernes.
(23 octobre) La veille de la vente aux enchères, la ville de Montréal achète le château pour en faire un musée et une galerie de portraits l'année suivante.
1895
La Cour des Magistrats déménage au Palais de justice. La garde du Château est confiée à Société d'archéologie et de numismatique de Montréal.
1896
(9 avril) La Société d'Archéologie et de numismatique de Montréal inaugure son musée.
1897
(24 juin) Une saisie est pratiquée sur tous les objets du musée et de la bibliothèque (46 tableaux à l'huile, 151 cadres et gravures, 6 vitrines de comptoir et leur contenu, une bibliothèque avec environ 5 000 volumes, la cloche de Louisbourg» etc. évalué à 50 000 $) par la ville de Montréal pour défaut de payer le loyer de 127 $ pour 2 ans.
(15 octobre) Henry J. Tiffin fait don à la Société d'Archéologie et de numismatique de Montréal de sa bibliothèque et de ses collections de tableaux, statues, médailles, documents, monnaies et autres objets d'art.
1898
(26 juillet) La ville consent un bail de 25 ans à raison de 1 $ par année à la Société d'Archéologie et de numismatique de Montréal «à charge d'y maintenir un musée, une galerie de tableaux historiques et une bibliothèque».
1902
Addition des tours de l'est.
1903 Démolition de l'aile nord-ouest du château.
1905 L'électricité, le gaz et l'eau courante sont est introduits au château.
1929
(28 janvier) Le maire Camillien Houde de Montréal cède le château à la Société d'archéologie et de numismatique de Montréal «à titre de donation et dans l'intérêt public» en échange des 10 000 volumes de la collection Tiffin et à charge d'y maintenir un musée gratuitement ouvert au public.
(31 mars) La Commission des monuments historiques du Québec déclare que le château est une relique d'intérêt national ; c'est le premier édifice à être déclaré site historique.
1935 Un revêtement de cuivre remplace les 4 revêtements (asphalte, fer galvanisé, papier goudronné et étain) ; le crépi est enlevé pour faire ressortir la pierre, la brique est remplacée par la pierred ans la partie centrale de la façadel ; es lucarnes sont restaurées ; les fenêtres sont remplacées, ;la porte du mur de l'est est remplacée par une fenêtre ;la porte de la tour est condamnée.
1938 (5 février) Le contrat de cession de 1929 est amendé pour permettre au musée de percevoir des droits d'entrée.
1967
Pour célébrer le centenaire du château, des panneaux d'acajou pris d'un édifice de Nantes (France) ayant déjà appartenu à la Compagnie des Indes occidentales sont installés dans ce qui sera désormais connu comme la Salle de Nantes.
1996
Début de la restauration du château
2002
(Juin) Le musée rouvre ses portes.
2013 Le musée compte 30 000 artefacts (reliques historiques dont une cloche de Louisbourg, un sauf-conduit signé par Benjamin Franklin, la première voiture à avoir été immatriculée à Montréal, le drapeau des patriotes de 1837 et 1838,des portraits de grands hommes, des peintures représentant des scènes de la vie, des dessins, estampes, des vues de Montréal, objets quotidiens, meubles , monnaies) couvrant la période s'étendant de la préhistoire à nos jours

  • Crédits -


Les Ramezay et leur château (Victor Morin, Éditions des Dix, 1939).
Montréal, son histoire, son architecture (Guy Pinard, Éditions La Presse, 1987)

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