Boucher (Maurice dit. Mom.)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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En 1955, il arrive dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve avec sa famille alors qu'il n'a que 2 ans.
Sa première arrestation remonte à 1973 pour vol à main armée, entrée par effraction et méfait.
En 1976, il est condamné à 40 mois de prison pour vol à main armée.
Fait partie du gang des SS Merciless Riders dirigé par Salvatore Cazzeta jusqu'à la dissolution du gang en 1984.
Le 5 septembre 1984, il est condamné à 23 mois de prison pour agression sexuelle armée ; il est libéré le 2 janvier 1986.
En 1987, Boucher se joint comme prospect du chapitre de Montréal des Hells-Angels.
Le 1er mai 1987, il reçoit ses patches du chapitre de Montréal du gang des Hells Angels en même temps que Normand Biff Hamel reçoit les siennes.
En 1992, il participe à la fondation du chapitre des Rockers de Montréal.
Le 25 juin 1995, il est l'un des fondateurs du chapitre des Nomads du gang des Hells-Angels avec Normand «Biff» Hamel, Wolodimir «Walter» Stadnick, Donald «Pup» Stockford, Louis «Melou» Roy, Richard «Rick» Vallée, Denis «Pas-Fiable» Houle, Gilles «Trooper» Mathieu et David «Wolf» Carrol.
Le 25 mars 1995, il reconnaît sa culpabilité, puis est condamné à 6 mois de prison pour possession d'une arme à feu et pour s'être trouvé dans une automobile contenant une arme à feu à usage restreint.
Le 26 juin 1997, la gardienne de prison Diane Lavigne est tuée par balles alors qu'elle retournait chez-elle en automobile après son quart de travail au Centre de détention de Montréal (prison de Bordeaux).
Le 8 septembre 1997, le gardien de prison Pierre Rondeau est abattu et son collègue Robert Corriveau est gravement blessé par balles alors qu'ils préparaient un autobus pour transporter les détenus au tribunal.
Arrêté le 18 décembre 1997, Boucher est accusé d'avoir commandé les meurtres des gardiens de prison, Diane Lavigne et Pierre Rondeau, et d'avoir commandé le meurtre manqué de Robert Corriveau, un autre gardien de prison ;
Lee 27 novembre 1998, il est acquitté de ces accusations par un jury.
Le 10 octobre 2000, cet acquittement est cassée par la Cour d'appel du Québec qui ordonne la tenue d'un nouveau procès ; il est alors immédiatement mis en détention à l'ancienne prison Tanguay pour femmes, à Montréal en attendant son nouveau procès.
Accusé le 28 mars 2001 d'appartenance à une association de criminels et de participation aux meurtres de Pierre «Ti-Bum» Beauchamp (20 décembre 1996), Marc «Cash» Belhumeur (24 janvier 1997), Yvon «Momon Roy*» (30 juillet 1998), Johnny «Le Gros» Plescio (7 septembre 1998), Jean Rosa (24 septembre 1998), Pierre Bastien (22 octobre 1998), Stéphane «Ti-Cul» Morgan (10 novembre 1998), Daniel Boulet (10 novembre 1998), Richard Parent (5 août 1999), Serge Hervieux (26 août 1999), Tony Plescio (1 octobre 1999), Patrick Turcotte (1 mai 2000), et François Gagnon (6 juin 2000) ; il est également accusé de 3 tentatives de meurtre.
Le 18 mars 2002, son second procès pour les meurtres de Diane Lavigne et Pierre Rondeau et pour la tentative de meurtre de Robert Corriveau s'ouvre sous la présidence du juge Pierre Béliveau.
Le 19 avril 2002, la Cour suprême du Canada refuse d'entendre sa requête en révision de la décision du 10 octobre 2000 de la Cour d'appel du Québec.
Le 5 mai 2002, le jury, qui a délibéré depuis le 26 avril, déclare Boucher coupable des meurtres de Diane Lavigne et de Pierre Rondeau et de tentative de meurtre de Robert Corriveau ; le juge Béliveau le condamne à l'emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux pour chacun des meurtres et pour la tentative de meurtre ; il est de plus contraint de fournir un échantillon permettant d'établir son ADN ; en juin 2005, Me Jacques Larochelle, l'avocat de Boucher, demande à la Cour d'appel du Québec de réviser le procès, le verdict et la sentence ; le 11 mai 2006, un banc de la Cour d'appel formé des juges Marc Beauregard, Allan R. Hilton et François Doyon, rejette la requête de Me Larochelle de réviser le procès, le verdict et la sentence imposés par le juge Béliveau le 5 mai 2002.
En 2005, Boucher a été victime de 2 agressions «plus ou moins ratées» commises par des détenus autochtones venus de l'Ouest canadien ; au cours de la même année, il a été impliqué dans 2 bagarres avec d'autres prisonniers.
Le 11 mai 2006, un banc de la Cour d'appel formé des juges Marc Beauregard, Allan R. Hilton et François Doyon, rejette la requête présentée par Me Larochelle en juin 2005 de réviser le procès, le verdict et la sentence imposée par le juge.
Le 23 novembre 2006, la Cour suprême du Canada indique son refus d'entendre l'appel de Mom Boucher qui devra continuer à purger sa peine.
Le 3 janvier 2007, le ministère de la Justice annonce qu'il retire toutes les autres accusations dont Boucher faisait l'objet, vu qu'il ne pourra sortir de prison qu'en 2023 à l'âge de 70 ans. Le 25 octobre 2010, la Presse rapporte que Boucher aurait été victime d'une agression à l'arme blanche dans la cour extérieure de la prison de Sainte-Anne-des-Plaines, mais n'aurait subi que des lacérations mineures.
Le 23 octobre 2010, La Presse rapporte que Maurice Boucher aurait été victime d'une attaque au pic artisanal au cours d'une altercation avec deux nouveaux pensionnaires faisant partie d'un gang d'autochtones dans la cour extérieure la prison de Sainte-Anne-des-Plaines.
Le 19 avril 2014, alors qu'il est incarcéré au pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines, Boucher est expulsé du gang des Hells Angels.
Le 5 novembre 2015, La Presse rapporte que Boucher et René Girard, un autre détenu, ont été impliqués dans une agression à coups de pic artisanal dans une aire commune de l'Unité spéciale de détention du pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines où il est détenu depuis sa condamnation ; la victime, Ghislain Gaudet a dû être transportée à l'hôpital ; Gaudet avait reçu une quinzaine de coups de pic artisanal.
Le 20 novembre 2015, Le Journal de Montréal rapporte que Desjardins aurait été visé par un complot d'assassinat fomenté entre le mois de juillet et le mois de novembre 2015 par Maurice «Mom» Boucher, Gregory Wooley et Alexandra Mongeau, 25 ans la fillr de Boucher ; celle-ci a comparu sous l'accusation de recel 3 semaines après son accouchement. Maurice «Mom» Boucher aurait profité des visites de sa fille au pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines pour l'utiliser comme intermédiaire entre lui et Gregory Wooley ; Boucher aurait demandé à sa fille de dire à Wooley qu'il avait trouvé un prisonnier prêt à «passer» Raynald Desjardins dès que ce dernier sera transféré dans un pénitencier fédéral à l'hiver 2015-2016.
Le 9 décembre 2015, La Presse rapporte que pendant qu'il est en prison, Boucher touche des milliers $ en redevances provenant de la vente de stupéfiants ; cette information est inscrite dans des mandats de perquisitions obtenus par la police lors de l'opération Magot Mastiff du 18 novembre 2015.
Le 27 août 2016, le Journal de Montréal rapporte que Mario Lemmetti explique qu'il a été chargé de recevoir l'argent de différentes personnes et de le remettre à la famille de Maurice Boucher ; il remet aux policiers la somme de 60 000 $ ; Maurice Boucher a continué jusqu'en 2015 à recevoir sa part des profits sur des activités criminelles , comme la vente de drogues dans le secteur d'Anjou de Montréal.
Le 31 décembre 2018, Le Journal de Montréal-JdeM rapporte que Mom Boucher et René Girard sont accusés d'avoir attaqué Ghislain-André Gaudet en novembre 2015 alors que les trois hommes étaient détenus à l'Unité spéciale du centre de détention de Sainte-Anne-des-Plaines. Boucher, Girard et Gaudet purgent des peines de prison à perpétuité pour des meurtres.
Le 12 juin 2019, Le Journal de Montréal rapporte que Boucher, qui aura 66 ans la semaine suivante, a admis avoir poignardé Ghislain-André Gaudet, en novembre 2015 dans l'Unité spéciale du centre de détention de Sainte-Anne-des-Plaines. Boucher est alors condamné pro forma à 2 ans de prison ; ce qui ne change pas grand chose puis qu'il purge déjà une sentence de prison à perpétuité.

  • Crédits -


Mom (Guy Ouellette et Normand Lester, Éditions Les Intouchables, 2005).

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