Blaise (Justine Macena)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Le 2 mars 2012, Jonathan Exi se rend à l'église pour y faire une nuit de prière, mais, en chemin, il entend une voix qui lui dit de revenir à la maison ; il écoute la voix et revient chez-lui ; arrivé chez-lui, il constate que sa conjointe et son fils n'y sont pas. Il est convaincu que sa conjointe le trompe avec un voisin de pallier ; quand Justine revient, Exi la somme de s'expliquer et met la main entre les jambes de sa conjointe et, il affirme y avoir senti le «sperme de l'autre. » C'est alors qu'il aurait poignardé Justine Macéna Blaise.

Le 3 mars 2012 vers 7 h 15, le cadavre de Justine Macena Blaise, 43 ans, est trouvé par la police dans son appartement de la rue Arthur-Chevrier à Montréal-Nord ; la femme avait été blessée mortellement de 59 coups de couteau ; Jonathan Exi, 45 ans, le conjoint de la victime est arrêté sur place, puis accusé du meurtre prémédité de Justine Macena Blaise ; la police avait été appelée par des voisins qui avaient entendu une violente querelle ; il semble que madame serait partie vers minuit pour aller passer la nuit chez son ex-conjoint qui était un voisin de palier de l'édifice d'appartement où la victime résidait et avec lequel, celle-ci avait conservé une liaison amicale, ce voisin est le parrain du fils de Madame Macena Blaise ; l'homicide aurait été commis lorsque la victime est revenue chez-elle.
Appréhendé peu après la découverte du cadavre de Justine, Exi fait une déclaration à la police en français dans laquelle il dit se souvenir d'avoir poignardé Justine avec deux couteaux, mais déclare qu'il ne se souvient plus de rien sur la suite des événements.
Cependant, les expertises scientifiques démontrent qu'il n'y avait aucune trace de sperme dans les cavités corporelles de Justine. Exi affirme que le médecin et les policiers ont menti et avance qu'il faut apporter des corrections au système de justice canadien.
Reconnu coupable du meurtre prémédité Monsieur Exi est condamné par la juge Catherine Mandeville à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 25 ans de sa peine derrière les barreaux ; la juge ne permet pas la défense de troubles mentaux en se basant sur l'opinion d'un psychiatre qui avait conclu à un trouble délirant sous forme de jalousie que voulait soumettre l'accusé.
Le 8 décembre 2017, la Cour d'appel du Québec ordonne la tenue d'un nouveau procès pour Monsieur Exi. La cour d'appel juge que ni la juge au procès ni les avocats n'ont avisé le jury que les troubles mentaux sont pertinents pour évaluer la préméditation et le propos délibéré nécessaire à une condamnation pour meurtre prémédité.
Le 23 avril 2018, Exi reconnaît sa culpabilité à l'accusation du meurtre non-prémédité de Justine Macena Blaise et il est condamné par le juge Pierre Labrie à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 13 ans de sa peine derrière les barreaux.

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