Bédard (Myriam)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Athlète (biathlon) née en 1969 (22 décembre) à Neufchâtel (L'Ancienne-Lorette).


  • Palmarès partiel -


Médaille de bronze aux Jeux olympiques d'Albertville, France (Été 1992).
Médaille d'or (3 x 7,5 km), médaille d'argent (7,5 km) et médaille de bronze (15 km) aux épreuves de la Coupe du monde de Canmore (Canada, 1991).
Médaille d'or (7,5 km) aux épreuves de la Coupe du monde de Ruhpolding (Allemagne, 1991).
Médaille d'or (15 km) aux épreuves de la Coupe du monde d'Oberhof (Allemagne, 1991).
Médaille d'or (7,5 km) et médaille d'argent (15 km) aux championnats du monde de Borovets (Bulgarie, 1993).
Médaille d'argent aux épreuves de la Coupe du monde d'Ostersund (Suède, 1993).
Médaille d'or (15 km) et médaille d'or (7.5 km) aux Jeux olympiques de Lillehammer, Norvège (Été 1994).
Trophée Lou-Marsh de l'Athlète féminine par excellence au Canada (1994)

Éphémérides de Myriam Bédard -


Le 27 février 2004, Madame Bédard témoigne devant un comité de la Chambre des communes dans le cadre d'une enquête visant à faire la lumière sur le scandale des commandites au Canada ; elle déclare avoir dû démissionner de son emploi en 2002 du service de marketing de Via Rail peu de temps après avoir exprimé ses réserves sur les liens unissant la compagnie Groupaction et Via Rail ; elle affirme avoir été témoin de facturations exagérées ; cette déclaration mène au congédiement de Jean Pelletier, le président du Conseil d'administration et de Marc Lefrançois, président et chef de la direction de Via-Rail. En plus de déclarer que Jacques Villeneuve avait reçu 12 millions $ pour arborer le drapeau canadien sur son uniforme et que Groupaction était engagé dans le commerce de drogues, elle affirme que Jean Chrétien avait été convaincu par Nima Mazhari de ne pas engager le Canada dans l'offensive britannique en Irak en 2003.
Le 15 juin 2004, il est révélé qu'un mandat de perquisition a été obtenu par la police pour perquisitionner dans un immeuble du 66, Côte-du-Passage à Lévis appartenant à Myriam Bédard et au peintre Nima Mazhari ; la police y cherche une vingtaine de toiles de l'artiste Ghitta Caiserman qui avait partagé un appartement avec Nima Mazhari.
Le 6 juillet 2005, Nima Mazhari est arrêté à Montréal, puis accusé de vol d'oeuvres d'art valant 100 000 $ et de recel pour plus de 5 000 $.
En 2005, elle témoigne devant la Commission d'enquête sur le programme des commandites fédérales et y révèle un système de dépenses exagérées qu'elle a découvert lorsqu'elle travaillait pour Via Rail ; ces révélation font dire au président de Via Rail, Jean Pelletier. qu'elle est «une pauvre fille» ; cette réaction du président lui vaut un congédiement par le premier ministre Paul Martin ; lors de la poursuite de son témoignage, elle se couvre de ridicule en déclarant que si le Canada n'a pas participé à la guerre en Irak, c'est parce que son conjoint, Nima Mazhari, l'a déconseillé au premier ministre Jean Chrétien.
Le 2 ou 3 octobre 2006, avec sa fille de 12 ans et son conjoint, Nima Mazhari, elle se rend aux États-Unis disant «vouloir fuir le terrorisme bureaucratique canadien.
Le 17 octobre 2006, le père de sa fille, Jean Paquet, porte plainte à la police de Québec au motif que Myriam Bédard a quitté le Canada avec sa fille sans qu'il lui en ait donné la permission enfreignant ainsi les termes d'une entente concernant ses droits de voir sa fille.
Le 4 décembre 2006, madame Bédard est recherchée pour répondre à l'accusation d'enlèvement de sa fille.
Le 8 décembre 2006, un mandat d'arrêt international est émis contre madame Bédard pour avoir contrevenu à une ordonnance de garde partagée.
Le 22 décembre 2006, vers 22 h, elle est arrêtée au Homewood Suites Hotel de Columbus, Maryland, États-Unis, et détenue au Howard County Detention Center de Jessup, Maryland, États-Unis ; le ministère de la Justice du Canada entreprend à son endroit la procédure d'extradition pour qu'elle vienne y répondre à l'accusation d'enlèvement ; elle passe les fêtes au centre de détention et accuse le gouvernement du Canada de se traîner les pieds pour la punir en raison de son témoignage dans l'affaire des commandites.
Le 29 décembre 2006, un juge américain refuse une libération conditionnelle à Madame Bédard qui ne conteste pas son extradition.
Le 5 janvier 2007, la Sûreté du Québec la cueille à l'aéroport de Baltimore, États-Unis, et la ramène à Québec où elle doit répondre à l'accusation d'avoir contrevenu à un ordre de garde en contradiction avec l'article 282 (1) du Code criminel du Canada.
Le 20 septembre 2007, un jury déclare madame Bédard coupable de l'accusation d'enlèvement de sa fille portée contre elle le 4 décembre 2006 ;
Le 9 octobre 2007, madame Bédard loge un recours en appel du verdict rendu ; le juge Jean-Claude Beaulieu lui accorde une absolution conditionnelle (i.e. elle n'aura pas de dossier criminel si elle remplit toutes les conditions de sa probation pendant les 2 années suivantes : remettre son passeport, avoir une bonne conduite et garder la paix ; la Couronne et madame Bédard interjettent appel de cette décision ;
Le 31 juillet 2008, le juge Benoît Morin de la Cour d'appel du Québec accorde à madame Bédard la permission de présenter sa cause devant la Cour d'appel ;
Le 22 mars 2010, la Cour d'appel maintient le verdict de culpabilité prononcé par le jury et la sentence imposée par le juge Jean-Claude Beaulieu en 2007.
Le 4 octobre 2010, la Cour suprême du Canada refuse d'entendre son appel.

  • Distinctions -


Médaille du service méritoire (1994). Cette médaille, la plus haute distinctions civile ou militaire du Canada, souligne l'apport de personnes dont les activités exceptionnelles font honneur à leur communauté ou au Canada.
Trophée Lou-Marsh de l'athlète de l'année au Canada (1994).
Prix Bobbie-Rosenfeld de l'athlète de l'année au Canada désignée par La Presse Canadienne - Canadian Press (1994).
Athlète par excellence du Québec (1994).
Prix Maurice-Richard (1994).
Intronisée au Temple de la renommée des sports du Canada en 1998.
Intronisée au Panthéon des sports du Québec-PSQ en 2001.
Membre de l'Ordre olympique (2001).
Intronisée au Panthéon olympique canadien en 2004.

Éphémérides de Nima Mazhari

Le 5 juin 2007, le conjoint de Myriam Bédard, Nima Mazhari, est reconnu coupable du vol et recel de toiles de l'artiste Ghita Caiserman Roth, avec qui il avait partagé un atelier en 2001.
Le 29 juin 2007, Mazhari est condamné à 6 mois de prison assortis d'une ordonnance de probation de 2 ans par le juge Wilbrod-Claude Décarie ; incarcéré après le prononcé de la sentence, Mazhari est libéré sous conditions le 4 juillet 2007 après que la Cour d'appel eut accepté d'entendre sa contestation du jugement et de la sentence du juge Décarie.
Le 7 octobre 2009, un banc de 3 juges (Jacques Chamberland, Joseph R. Nuss et Jacques Dufresne) de la Cour d'appel du Québec confirme unanimement la sentence de 6 mois de prison imposée à Mazhari par le juge Wilbrod-Claude Décarie le 29 juin 2007.
À la fin de novembre 2009, Mazhari entreprend une grève de la faim «pour protester contre une injustice qui est, selon lui,politiquement organisée» ; il affirme que son dossier «est une fabrication politique jugée par des barbares marionnettes terroristes afin de terroriser ma vie et ma famille» ; il recommence à manger le 1er décembre 2009.
Le 15 avril 2010, la Cour suprême du Canada refuse d'entendre l'appel de Mazhari qui devra donc purger la peine de 6 mois de prison imposée en 2007 par le juge Wilbrod-Claude Décarie.

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