Attikamekw (tribu amérindienne algonquine)

Un article de la Mémoire du Québec (2019).

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  • Autochtones chasseurs qui occupaient la vallée supérieure de la rivière Saint-Maurice. Répartis en 3 bandes : Manouane, Opitciwan et Wemotacie. Voir Algonquins (nation autochtone amérindienne).


  • Éphémérides -


Vers 1670 Décimés par la petite vérole et par les Iroquois, ils cessent pratiquement d'exister comme entité, les survivants trouvant refuge chez les Innus de Tadoussac et un petit groupe d'entre eux, surnommés Têtes-de-Boule, s'établit dans le Haut-Saint-Maurice.
1909 Mise en exploitation du premier moulin à bois à La Tuque.
1912 Le chemin de fer arrive à Wemotaci ; les terres sont concédées en exploitation forestière et des barrages sont construits amenant l'inondation des villages d'Attikameks et obligeant ces derniers à déménager.
1972 Le nom Têtes-de-Boules est remplacé par Attikameks.
1993 4 336 Attikameks vivent au Québec dont 3 769 vivent dans les réserves de Manouane, de Obedjiwan et de Wemotaci, dans le Haut-Saint-Maurice ; 567 Attikameks vivent alors à l'extérieur des réserves.
2012
(26 juin 2012) Les Attikamekw d'Opitciwan et de Wemotaci bloquent la route 25 et la route 178, ainsi que trois chemins forestiers et le chemin de fer du Canadien National-CN pour protester contre les pratiques forestières dans leur région. Les Attikamekw veulent établir une formule de cogestion du territoire et la mise en place de mécanismes de redevances sur l'exploitation des ressources naturelles sur le territoire qui fait partie de leurs revendications territoriales et ainsi obtenir leur part des revenus engendrés pour la compagnie Kruger par la coupe de 74 000 m3 de bois sur un espace de 62 000 km2.
Le premier ministre Charest leur offre de négocier de nation à nation en créant une table Attikamekws-Québec.
(10 juillet 2012) Les Attikamekw d'Opitciwan et de Manawan lévent le blocus et les négociations reprennent avec le Gouvernement du Québec sur la gestion du territoire et le partage des redevances forestières.
(29 août 2012) Dépités du peu de progrès dans les négociations avec le gouvernement, les Attikamekw lui servent un ultimatum ; il faut résoudre le problème qui est l'objet de discussions depuis 33 ans avant le 30 août 2012 ou les chemins forestiers seront bloqués au forestier Kruger dans la Haute Mauricie ; les attikamakws souhaitent signer une entente comparable à celle qu'ont signée les Cris de la baie James avec le gouvernement Bourassa en 1975.
(31 août-1er septembre 2012) Une entente intervient entre la nation attikamekew et la nation québécoise qui prévoit la cogestion paritaire du territoire de Manawan, dans la partie nord de la région de Lanaudière, Opitciwan, à 300 km à l'ouest de Roberval et Wemotaci, sur les bords de la rivière Saint-Maurice. Cette entente sera rejetée par les attikamekw d'Opitciwan qui jugent que l'entente n'est pas suffisamment avantageuse pour eux.
2013
(23 octobre 2013) Une entente intervient entre le Gouvernement du Québec de Pauline Marois et les représentants de la nation attikamekw concernant la gestionet le développement des ressources naturelles et du territoire.

Cette entente vise notamment à permettre un meilleur accès aux ressources naturelles pour les Atikamekw, à favoriser le partage des redevances ou retombées socioéconomiques, et à établir une formule de cogestion sur un territoire convenu.


2014
(Juin)
(8 septembre 2014) La nation déclare sa souveraineté sur un territoire de 80 000 km2 ; ce territoire est appelé Nitaskinan et comprend les établissements de Manawan (chef Jean-Roch Ottawa), Opitciwan (chef Constant Awashish) et Wemotaci (chef David Boivin).


Source -

Dictionnaire biographique du Canada 1000 à 1700 (Les Presses de l'Université Laval, 1966)

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